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ANALYSE : Affaire Epstein — Quand les documents explosifs révèlent l’impunité des puissants
Crédit: Adobe Stock

Un système protégé par l’impunité

Jeffrey Epstein n’a pas agi seul. Derrière lui, un réseau de complices, de protecteurs, de bénéficiaires. Des hommes puissants qui ont fermé les yeux, qui ont profité, qui ont couvert. Les documents publiés vendredi le confirment : Epstein était connecté aux plus hautes sphères du pouvoir, de l’argent, de la célébrité. Et pourtant, seul son nom est resté gravé dans l’infamie. Les autres, eux, continuent de régner.

Prenez le prince Andrew. Les nouveaux documents montrent qu’il a invité Epstein à dîner au palais de Buckingham en 2010, alors que ce dernier était déjà condamné pour sollicitation de prostituées mineures. « Nous pourrions dîner à Buckingham Palace et avoir beaucoup de temps en privé », écrit Epstein. Andrew répond : « Je serais ravi de vous voir. » Aujourd’hui, le prince est déchu, mais il n’a jamais témoigné devant la justice américaine. Pourquoi ? Parce que les puissants se protègent entre eux.

Je me souviens d’une photo, publiée dans les documents. Une photo du prince Andrew, à quatre pattes au-dessus d’une femme allongée. Le visage de la femme est flouté. Celui d’Andrew, non. Cette image, c’est le symbole de l’affaire Epstein. Des hommes puissants, des femmes réduites au silence, des visages cachés, des noms protégés. Et nous, spectateurs impuissants, à regarder ce spectacle de l’impunité. Ça devrait nous hanter. Ça devrait nous pousser à agir. Parce que si on laisse faire, si on se tait, on devient complices.

Les victimes, toujours dans l’ombre

Dans cette affaire, les vraies victimes, ce sont les femmes. Les jeunes filles. Celles qu’Epstein a exploitées, violées, brisées. Celles dont les visages sont floutés dans les documents. Celles dont les noms sont cachés. Celles qui attendent toujours justice. Pendant ce temps, les puissants se protègent. Ils nient. Ils démentent. Ils continuent leur vie, comme si de rien n’était.

« Les documents exposent les femmes exploitées tandis que les hommes qui ont abusé de nous restent cachés et protégés », ont déclaré des victimes dans un communiqué. Elles ont raison. Parce que dans l’affaire Epstein, il n’y a pas que des criminels. Il y a des complices. Des silences. Une impunité organisée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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