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ANALYSE : L’Arche de Trump ou le délire mégalomaniaque d’un président en quête d’immortalité
Crédit: Adobe Stock

Un style néoclassique… ou néototalitaire ?

Les maquettes présentées par Trump rappellent étrangement l’Arc de Triomphe parisien, mais en plus clinquant, avec des dorures et des aigles qui semblent tout droit sortis d’un casino de Las Vegas. « C’est du kitsch monumental », résume un architecte interrogé sous couvert d’anonymat. « Ça n’a rien à voir avec l’esthétique américaine. C’est du Trump pur jus : tape-à-l’œil, vulgaire, et surtout, tout doit être plus grand que chez les autres. »

Mais au-delà de l’aspect esthétique, c’est la symbolique qui pose problème. L’Independence Arch n’est pas un monument à la gloire de l’Amérique. C’est un monument à la gloire de Trump. Un moyen pour lui de s’imposer dans le paysage, de marquer son territoire, et de rappeler à tous qu’il est là. Même après son mandat. Même après sa mort. Parce que Trump ne construit pas pour aujourd’hui. Il construit pour l’éternité. Ou du moins, il le croit.

Il y a quelque chose de profondément malsain dans cette obsession de la postérité. Comme si Trump savait, au fond de lui, que son héritage politique ne tiendra pas. Alors il se raccroche à des symboles, à des monuments, à des choses qui, elles, ne peuvent pas être effacées. Mais l’Histoire, elle, ne se laisse pas si facilement manipuler. Et un jour, cet arc ne sera plus qu’un vestige ridicule d’une époque où un homme a cru pouvoir la dompter.

Un emplacement stratégique… et polémique

L’Independence Arch est prévu pour être érigé près du Lincoln Memorial et du cimetière national d’Arlington. Un choix qui n’est pas anodin. Trump veut que son monument dialogue avec ceux de Lincoln et des soldats morts pour la patrie. Comme s’il pouvait se comparer à eux. Comme s’il méritait de figurer aux côtés des grands hommes qui ont façonné l’Amérique.

Mais la comparaison s’arrête là. Parce que Lincoln, lui, a uni un pays déchiré. Trump, lui, n’a fait que creuser les divisions. Et les soldats d’Arlington ont donné leur vie pour défendre des idéaux. Trump, lui, ne défend que son propre intérêt. Alors oui, l’Independence Arch sera peut-être un jour un lieu de pèlerinage. Mais pour quoi ? Pour célébrer l’ego d’un homme, ou pour se souvenir de l’époque où l’Amérique a perdu son âme ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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