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ANALYSE : Rutte à Kyiv – Quand la diplomatie danse sur un champ de ruines
Crédit: Adobe Stock

L’effet psychologique : montrer que l’OTAN est là

La visite de Rutte n’est pas anodine. Elle a été soigneusement chorégraphiée. Arrivée surprise. Discours devant le parlement. Hommage aux soldats morts. Rencontre avec Zelensky. Tout est calculé pour envoyer un message : l’OTAN ne lâche pas l’Ukraine. Un message destiné autant à Kyiv qu’à Moscou. Et surtout, aux capitales européennes, où certains commencent à douter de l’engagement américain.

Mais derrière la symbolique, la réalité est plus crude. Rutte arrive après une nuit d’attaques massives. Après que la Russie a prouvé, une fois de plus, qu’elle peut frapper où elle veut, quand elle veut. Après que des milliers d’Ukrainiens ont passé la nuit dans le froid et la peur. Alors oui, sa visite est un geste. Mais est-ce que ça change quelque chose ? Est-ce que ça arrête les bombes ? Est-ce que ça réchauffe les foyers ? Non. Ça ne fait que souligner l’écart entre les mots et les actes.

Je me souviens d’un député ukrainien, croisé dans les couloirs de la Rada. Il m’a regardé, amer, et il a dit : « Ils viennent, ils parlent, ils repartent. Et nous, on reste. Avec nos morts. Avec nos ruines. Avec notre hiver. » C’est ça, le problème. L’OTAN vient. Elle parle. Elle repart. Et l’Ukraine reste. Seule. Avec sa guerre. Avec son froid. Avec ses enfants qui meurent. La diplomatie, aujourd’hui, c’est comme un pansement sur une blessure ouverte. Ça ne soigne rien. Ça ne fait que cacher le sang.

La Russie, indifférente aux gestes symboliques

Pendant ce temps, à Moscou, on rit. Ou presque. Pour le Kremlin, la visite de Rutte n’est qu’un détail. Un geste de plus dans une longue série de gestes vides. Poutine sait une chose : l’OTAN ne frappera pas. Elle ne prendra pas le risque d’une escalade directe. Elle se contentera de parler. De promettre. D’attendre. Alors la Russie, elle, continue de frapper. De cibler les centrales électriques. De plonger des millions de gens dans le noir. Parce qu’elle sait que l’OTAN ne fera rien. Parce qu’elle sait que l’Europe a peur. Parce qu’elle sait que, au fond, personne ne veut vraiment se battre.

Et c’est ça, le vrai problème. L’OTAN est devenue une machine à gestes. Une alliance qui parle, qui promet, qui montre sa présence… mais qui ne frappe jamais. Qui ne prend jamais de risques. Qui ne va jamais jusqu’au bout. Alors Poutine avance. Parce qu’il sait qu’il n’y a rien à craindre. Parce qu’il sait que, tant que l’OTAN ne passera pas des mots aux actes, il peut tout se permettre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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