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[ANALYSE] : Trump et la course aux minéraux critiques — Quand la géopolitique se joue sous nos pieds
Crédit: Adobe Stock

Le monopole chinois et ses armes

La Chine domine le marché des terres rares depuis des décennies. Pas par hasard, mais par une stratégie implacable : contrôle des mines, subventions massives, et une main-d’œuvre à bas coût. Résultat, aujourd’hui, quasimement tous les pays dépendent d’elle. Même l’Europe, qui tente tant bien que mal de diversifier ses approvisionnements, reste accrochée au géant asiatique. Et Pékin le sait. En 2019, lors de la visite de Xi Jinping en Europe, un haut responsable chinois avait lancé, avec un sourire en coin : « Les terres rares sont notre atout. Nous n’avons pas peur de l’utiliser. »

Face à cette réalité, Trump joue gros. Sa réserve stratégique est une déclaration de guerre économique. Mais est-ce suffisant ? Les experts sont sceptiques. « Même avec 12 milliards de dollars, les États-Unis ne pourront pas rivaliser avec la Chine à court terme », explique François Chopard, spécialiste des métaux stratégiques. « Il faudrait des décennies pour reconstruire une filière complète, de l’extraction au raffinage. » Sans compter que la Chine pourrait riposter en inondant le marché, faisant s’effondrer les prix et rendant toute réserve américaine obsolète.

Je me demande parfois si nos dirigeants mesurent vraiment l’ampleur du défi. La Chine ne lâchera pas son monopole sans se battre. Et quand je vois Trump miser sur une réserve stratégique, je me dis qu’il joue peut-être son va-tout. Mais est-ce que ça suffira ? Ou est-ce que, dans dix ans, on regardera cette décision comme un coup d’épée dans l’eau ? L’histoire nous le dira. En attendant, une chose est sûre : le monde ne sera plus jamais le même.

L’Europe, spectatrice impuissante ?

Pendant que les États-Unis et la Chine s’affrontent, l’Europe regarde, impuissante. Malgré ses ambitions de « souveraineté stratégique », Bruxelles peine à suivre. Les projets de mines en Suède ou en Finlande se heurtent à des oppositions locales et à des procédures administratives interminables. Résultat : l’Europe reste dépendante, et vulnérable. « Nous sommes en train de perdre la bataille des minéraux critiques », reconnaît un haut fonctionnaire européen sous couvert d’anonymat. « Sans accès sécurisé à ces ressources, notre transition énergétique est menacée. »

Face à ce constat, certains pays tentent de se rebiffer. La France, par exemple, a relancé des explorations en Guyane. Mais les quantités sont dérisoires comparées aux besoins. Et puis, il y a l’épineux problème environnemental. Extraire des terres rares, c’est polluer, défigurer des paysages, et braver l’opinion publique. Un dilemme que ni Trump ni l’Europe ne semblent prêts à trancher.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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