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ANALYSE : Trump et la nationalisation des élections – Quand la démocratie devient un champ de bataille
Crédit: Adobe Stock

Un pouvoir réservé aux États, pas au gouvernement fédéral

Aux États-Unis, l’organisation des élections est une compétence dévolue aux États fédérés, et non au gouvernement fédéral. La Constitution est claire : « Les législatures des États fixeront les temps, les lieux et la manière de tenir les élections pour les représentants et les sénateurs. » (Article I, Section 4). Pourtant, Trump semble déterminé à ignorer cette réalité constitutionnelle, au nom d’une prétendue « sécurité électorale ».

« Les Républicains devraient nationaliser le vote dans au moins quinze endroits », a-t-il déclaré. Quinze États, donc, où le parti républicain prendrait le contrôle direct du processus électoral, au mépris des lois et des institutions locales. Une idée qui, si elle était mise en œuvre, équivaudrait à un coup d’État électoral. « C’est une attaque directe contre la démocratie », déclare Chuck Schumer, chef de la majorité démocrate au Sénat. « Trump veut transformer les élections en un outil partisan. C’est inacceptable. »

Je me souviens d’un cours de droit constitutionnel, il y a longtemps. Le professeur nous avait expliqué que la démocratie américaine reposait sur un équilibre délicat entre les pouvoirs fédéraux et les pouvoirs des États. « C’est ce qui nous protège de la tyrannie », avait-il dit. Aujourd’hui, Trump veut briser cet équilibre. Il veut que les Républicains « prennent le contrôle du vote ». Et je me demande : où sont les gardiens de la Constitution ? Où sont ceux qui devraient dire non ? Où sont ceux qui devraient rappeler que, dans une démocratie, le pouvoir ne s’arrache pas, il se partage ?

Les réactions : entre indignation et complicité

La déclaration de Trump a suscité une vague d’indignation chez les Démocrates et une partie de la presse. « C’est une tentative claire de saper la démocratie », a déclaré Nancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants. « Trump veut que les Républicains contrôlent les élections pour pouvoir les truquer en leur faveur. »

Pourtant, du côté républicain, les réactions ont été plus mitigées. Certains, comme le sénateur Ted Cruz, ont soutenu l’idée, arguant que « les élections doivent être sécurisées ». D’autres, comme le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, se sont montrés plus prudents, rappelant que « la Constitution donne ce pouvoir aux États ». Mais dans un parti où la loyauté à Trump prime sur tout le reste, ces voix dissidentes sont de plus en plus rares.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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