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ANALYSE : Ukraine 2026 : la guerre des drones et l’échec de la dissuasion occidentale
Crédit: Adobe Stock

L’arsenal russe : drones, missiles et impunité

La Russie a fait des drones et des missiles balistiques les piliers de sa stratégie en Ukraine. En 2026, elle utilise massivement des drones Shahed (fournis par l’Iran), des drones Gerbera (de fabrication russe), et des missiles Kinzhal (hypersoniques, quasi impossibles à intercepter). Ces armes, peu coûteuses et difficiles à contrer, lui permettent de saturer les défenses ukrainiennes et de frapper en profondeur.

Le 2 février 2026, la Russie a utilisé 32 missiles balistiques – un record depuis le début de la guerre. Ces missiles, tirés depuis la Crimea et la mer Noire, visent spécifiquement les centrales thermiques et les sous-stations électriques. Leur objectif ? Priver les Ukrainiens de chauffage, d’électricité et d’eau potable en plein hiver, pour briser leur volonté de résistance.

Ce qui est frappant, c’est la banalisation de ces attaques. En 2022, un missile russe sur Kyiv faisait la une des journaux. En 2026, 70 missiles et 450 drones en une nuit passent presque inaperçus. Comme si le monde s’était habitué à l’horreur. Comme si, après quatre ans de guerre, les vies ukrainiennes valaient moins qu’auparavant. Et c’est exactement ce que veut la Russie : que l’Ukraine devienne une guerre oubliée, une crise parmi d’autres, loin des projecteurs médiatiques et des priorités politiques.

L’Ukraine en première ligne, l’Occident en retrait

Face à cette guerre asymétrique, l’Ukraine se bat avec les moyens du bord. Ses défenses aériennes, composées de systèmes Patriot, NASAMS et IRIS-T, sont efficaces, mais insuffisantes. En février 2026, elles ont intercepté 83 % des drones et missiles lancés par la Russie – un taux impressionnant, mais qui laisse encore 17 % de projectiles atteindre leurs cibles. Et chaque missile qui passe, c’est une centrale électrique touchée, un hôpital endommagé, des vies brisées.

Le problème ? L’Occident ne fournit pas assez de munitions. Les stocks de missiles Patriot et SAMP/T sont épuisés. Les F-16, tant attendus, n’ont toujours pas été livrés en nombre suffisant. Et surtout, il n’y a aucune volonté politique de frapper la Russie là où ça fait mal : ses bases de drones, ses dépôts de missiles, ses centres de commandement en territoire russe.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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