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CHRONIQUE : Le silence après l’assaut : 147 combats en une journée, et le prix de chaque vie perdue à Pokrovsk
Crédit: Adobe Stock

Les héros anonymes de la résistance

À Pokrovsk, les combats font rage depuis des semaines. Les Russes veulent à tout prix s’emparer de cette ville stratégique, qui leur ouvrirait la route vers d’autres objectifs majeurs. Mais les Ukrainiens ne lâchent rien. Ils se battent rue par rue, maison par maison, parfois même pièce par pièce. Les combats sont si intenses que, dans certains quartiers, les positions ukrainiennes et russes sont mêlées. Les soldats se croisent dans les rues, se tirent dessus à bout portant, se cachent dans les décombres. C’est une guerre sans merci. Une guerre où chaque mètre de terrain est disputé âprement.

Pourtant, malgré l’enfer, les soldats ukrainiens continuent de se battre. Ils sont épuisés, mais déterminés. Ils manquent de munitions, mais pas de courage. Ils savent que chaque jour de résistance est un jour de plus où leurs familles, leurs amis, leurs compatriotes sont en sécurité. Ils savent que chaque soldat russe qu’ils éliminent est un soldat qui ne pourra plus faire de mal. Alors ils tiennent. Ils résistent. Ils survivent.

Je me souviens de Ihor, un jeune lieutenant de 25 ans. Il commandait une unité de drones. « On les voit arriver, a-t-il dit en parlant des Russes. On les voit, et on les frappe. » Ses yeux brillaient d’une détermination farouche. Il savait qu’il risquait sa vie à chaque mission. Mais il le faisait. Parce que c’était son devoir. Parce que c’était sa terre. Parce que c’était sa guerre.

Je me demande parfois ce que je ferais à leur place. Est-ce que j’aurais leur courage ? Est-ce que je tiendrais, jour après jour, sous les obus, sous la pluie, sous la neige, en sachant que chaque instant pourrait être le dernier ? Je ne sais pas. Probablement pas. Et c’est ça qui me terrifie. Leur courage me rappelle à quel point je suis privilégié. À quel point je vis dans un monde où la guerre n’est qu’un mot. Pas une réalité. Pas une odeur de poudre. Pas le cri d’un blessé. Pas le silence qui suit une explosion. Alors je les admire. Je les respecte. Et je me tais, parce que je n’ai pas les mots pour dire ce qu’ils vivent. Pas vraiment.

Les pertes russes : un tribut lourd et inutile

Du côté russe, les pertes sont colossales. Rien que dans le secteur de Pokrovsk, les Forces armées ukrainiennes ont éliminé 43 soldats ennemis en une seule journée. 43 vies perdues. 43 familles brisées. 43 mères qui ne reverront plus leur fils. 43 épouses qui attendront un retour qui n’arrivera jamais. 43 enfants qui grandiront sans leur père. Et pour quoi ? Pour une guerre qui n’a aucun sens. Pour une invasion qui ne mène qu’à la destruction. Pour des ordres donnés par des généraux qui, eux, dorment au chaud, loin du front, loin des bombes, loin de la mort.

Les Russes avancent, mais à quel prix ? Leurs chars sont détruits. Leurs drones sont abattus. Leurs soldats meurent par dizaines. Et pour chaque mètre de terrain gagné, ils perdent des hommes, du matériel, du temps. Une guerre d’usure. Une guerre où chaque victoire est une défaite. Où chaque avancée est une retraite.

Je me souviens d’un soldat russe prisonnier, que j’ai rencontré dans un hôpital ukrainien. Il avait à peine 20 ans. Il pleurait. « On nous a dit que ce serait facile, a-t-il murmuré. On nous a menti. » Il ne comprenait pas pourquoi il était là. Pourquoi il devait se battre. Pourquoi il devait tuer. Pourquoi il devait mourir. Il n’était qu’un enfant. Un enfant envoyé à l’abattoir par des hommes qui ne se soucient pas de lui. Qui ne se soucient de personne.

Je ne peux m’empêcher de penser à ces jeunes soldats russes, envoyés au casse-pipe par un régime qui les considère comme de la chair à canon. Ils ne sont pas des monstres. Ils sont des victimes, eux aussi. Des victimes d’une propagande qui leur a lavé le cerveau. Des victimes d’une machine de guerre qui broie les hommes comme du grain. Et ça, c’est peut-être le plus tragique. Parce que la guerre, au fond, c’est ça : une machine à broyer les vies. Peu importe le camp. Peu importe la nationalité. La guerre ne fait que des perdants.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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