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CHRONIQUE : L’exportation mondiale du trumpisme : quand l’extrême droite s’unit sous une bannière toxique
Crédit: Adobe Stock

Le culte du leader fort

Au cœur du trumpisme, il y a le culte du leader fort, de l’homme providentiel qui va « sauver » le pays. Trump a incarné ce rôle aux États-Unis, et ses émules à l’étranger font de même. En Hongrie, Orbán se présente comme le rempart contre l’immigration et les « valeurs libérales ». En Italie, Meloni se pose en défenseur de la « civilisation chrétienne » contre l’islam et les « wokistes ». Et en France, Bardella promet de « rendre la France aux Français ».

Ce culte du leader fort repose sur une rhétorique simple : « Seul moi peux vous sauver. » Une rhétorique qui fonctionne particulièrement bien en temps de crise, quand les gens ont peur et cherchent des réponses simples à des problèmes complexes. Et Trump, maître en la matière, a montré comment exploiter cette peur pour concentrer le pouvoir entre ses mains.

Je me souviens d’une discussion avec un électeur de Meloni, en Italie. Il me disait : « Nous avons besoin d’une femme forte. Quelqu’un qui ne craint pas de dire les choses comme elles sont. » Je lui ai demandé ce que ça voulait dire, « dire les choses comme elles sont ». Il m’a répondu : « Dire que les migrants sont un danger. Dire que l’Europe nous vole notre souveraineté. Dire que les élites nous méprisent. » Je n’ai pas insisté. Parce que je reconnaissais ces mots. Ce sont les mêmes que ceux de Trump. Les mêmes que ceux de Le Pen. Les mêmes que ceux de tous ceux qui, depuis des années, nous disent que la démocratie est trop faible, que les règles sont faites pour être brisées, et que seul un leader fort peut nous protéger. Et ça, ça me fait peur. Parce que l’histoire nous a montré où ça mène.

La diabolisation de l’autre

Le trumpisme repose aussi sur la diabolisation de l’autre. Les migrants, les musulmans, les « élites », les « wokistes », les médias… La liste des ennemis est longue, et elle varie selon les pays. Mais le mécanisme est toujours le même : désigner un bouc émissaire, le rendre responsable de tous les maux, et promettre de l’éliminer. Une tactique qui permet de détourner l’attention des vrais problèmes — les inégalités, la corruption, le changement climatique — et de focaliser la colère sur un ennemi imaginaire.

En Allemagne, l’AfD (Alternative für Deutschland) utilise cette tactique pour cibler les migrants et les réfugiés. En Pologne, le parti Droit et Justice (PiS) attaque les « élites libérales » et l’Union européenne. Et en Espagne, Vox dénonce les « séparatistes » catalans et les « islamo-gauchistes ». Partout, le message est le même : « Eux » sont le problème. « Nous » sommes les victimes. Et seul un vote pour l’extrême droite peut nous sauver.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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