Les rues qui racontent l’horreur
Kyiv est une ville qui respire encore. Mais sa respiration est saccadée, irrégulière, comme celle d’un blessé qui lutte pour survivre. Les cafés sont ouverts, les gens vaquent à leurs occupations, les enfants jouent dans les parcs. Mais il suffit d’un regard un peu plus attentif pour voir les traces de la guerre. Les vitrines bardées de scotch pour limiter les éclats en cas d’explosion. Les abris anti-aériens, peints en couleurs vives pour que les enfants ne les voient pas comme des lieux de terreur, mais comme des espaces de sécurité. Les regards. Toujours les regards. Ceux des passants, qui scrutent le ciel à chaque bruit suspect. Ceux des anciens combattants, marqués à jamais par ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont perdu.
Dans un café du centre-ville, Olena, 34 ans, serveuse, essuie une table en regardant par la fenêtre. « Avant, je détestais l’hiver, dit-elle. Maintenant, je le redoute. Parce que c’est la saison où les Russes frappent le plus fort. Où ils visent nos centrales électriques, nos hôpitaux, nos écoles. Où ils veulent nous plonger dans le noir et le froid. Pour nous briser. Pour que nous abandonnions. » Elle marque une pause, essuie une larme du revers de la main. « Mais nous n’abandonnerons pas. Nous ne pouvons pas. Parce que si nous abandonnons, ils gagneront. Et si ils gagnent ici, ils iront ailleurs. Vous savez ça, non ? » Sa question reste en suspens. Parce que la réponse, tout le monde la connaît. Mais personne ne veut l’entendre.
Olena a raison. Et c’est ça, le plus terrifiant. Parce que cette guerre, ce n’est pas juste une guerre pour l’Ukraine. C’est une guerre pour nous tous. Pour notre sécurité, notre liberté, notre droit à vivre sans avoir peur que demain, ce soit notre ville qui soit bombardée, nos enfants qui courent vers les abris, nos familles qui soient déchirées. Rutte le sait. Zelensky le sait. Et pourtant, on continue à tergiverser, à hésiter, à calculer le pour et le contre comme si c’était une équation économique et non une question de survie. Comme si on pouvait mettre un prix sur la liberté. Comme si on pouvait négocier avec ceux qui n’ont que le mépris pour la vie humaine. Alors oui, Kyiv respire encore. Mais pour combien de temps ? Et nous, qu’est-ce qu’on attend pour agir ? Pour vraiment agir ?
Les enfants de Kyiv, une génération marquée à jamais
Dans une école primaire du quartier de Podil, les enfants dessinent. Pas des maisons, pas des arbres, pas des soleils souriants. Non. Ils dessinent des avions qui lâchent des bombes. Des chars qui écrasent des immeubles. Des soldats avec des armes. Iryna, l’institutrice, montre un dessin. Un enfant a représenté sa famille sous une table, pendant qu’au-dessus, des éclairs — des missiles — tombent du ciel. « C’est Maksym, dit-elle. Il a 8 ans. Il a passé trois mois dans un abri l’hiver dernier, quand les Russes ont coupé l’électricité. Trois mois sans lumière, sans chauffage, avec juste une bougie pour lire. Trois mois à entendre les explosions, à voir ses parents trembler, à se demander s’il allait mourir. » Elle pose le dessin sur la table, doucement, comme si c’était un objet fragile. « On essaie de leur redonner une enfance. Mais comment faire, quand leur enfance, c’est ça ? »
À côté, Sophia, 7 ans, montre son dessin. Une maison en feu. « C’est notre immeuble, à Kharkiv, dit-elle. Les Russes l’ont bombardé. On a dû partir en courant. Ma poupée est restée là-bas. » Elle baisse les yeux, joue avec les franges de son pull. « Un jour, je retournerai la chercher. » Iryna serre les poings, les jointures blanchissent. « Ils volent leur enfance. Et le monde regarde. »
Section 3 : Rutte à Kyiv — Un message, des actes ?
Ce que dit Rutte, ce que veut Zelensky
Mark Rutte n’est pas venu les mains vides. Il a apporté des promesses. Des promesses de soutien continu, de livraisons d’armes, de formation pour les soldats ukrainiens. Des promesses de sanctions supplémentaires contre la Russie. Des promesses d’une paix durable. Mais dans les rues de Kyiv, on a déjà entendu tant de promesses. « On nous promet des armes depuis deux ans, dit Andriy, un vétéran de 42 ans, assis sur un banc près de la place Maïdan. On nous les donne au compte-gouttes. Comme si on nous faisait l’aumône. Comme si on était des mendiants. Pendant ce temps, Poutine reçoit des armes de la Corée du Nord, de l’Iran. Il recrute des mercenaires en Afrique. Il prépare une nouvelle offensive. Et nous, on attend. On attend que l’Europe se décide. On attend que les États-Unis votent un nouveau paquet d’aide. On attend. Comme si on avait le temps. »
Zelensky, lui, ne veut plus attendre. Il le dit clairement : l’Ukraine a besoin d’armes. Maintenant. Pas dans six mois. Maintenant. Parce que chaque jour compte. Chaque heure compte. Chaque minute où un soldat ukrainien doit affronter l’ennemi avec des munitions limitées, avec des armes moins performantes, avec l’angoisse de ne pas pouvoir protéger ses camarades, c’est une minute de trop. « Nous voulons la paix, dit Rutte. Mais une paix durable. » Zelensky hoche la tête. « La paix durable, c’est quand nous aurons gagné. Pas avant. »
Je regarde les images de cette poignée de main entre Rutte et Zelensky. Deux hommes. Deux regards. Celui de Rutte, grave, déterminé, mais aussi las, comme s’il portait le poids des hésitations de l’Occident. Celui de Zelensky, dur, tendu, comme s’il n’avait plus le temps pour les demi-mesures. Et je pense à tous ceux qui, en ce moment même, sont dans les tranchées, sous les bombes, dans les hôpitaux, dans les abris. Ceux qui se battent. Ceux qui meurent. Ceux qui attendent. Ceux qui espèrent. Et je me demande : est-ce qu’on comprend vraiment ce que ça veut dire, « la paix durable » ? Est-ce qu’on comprend que ça ne veut pas dire « arrêter les combats à tout prix », mais « faire en sorte que ça ne recommence jamais » ? Parce que si on ne donne pas à l’Ukraine les moyens de gagner, cette paix durable, on ne l’aura jamais. Et un jour, ce sera trop tard.
L’OTAN et l’Ukraine — Une alliance qui se cherche encore
L’OTAN a toujours été claire : l’Ukraine ne deviendra pas membre tant que la guerre durera. Trop risqué. Trop provocateur. Trop dangereux. Mais Rutte, aujourd’hui, à Kyiv, parle d’un « chemin » vers l’adhésion. Un chemin flou, incertain, semé d’embûches. Mais un chemin quand même. « L’Ukraine fera partie de l’OTAN », a-t-il déclaré. Pas aujourd’hui. Pas demain. Mais un jour. Volodymyr Zelensky sait qu’il ne peut pas compter sur cette promesse pour gagner la guerre. Alors il insiste : les armes. Les F-16. Les missiles de longue portée. Les obus. Les chars. Tout ce qui peut donner à ses soldats un avantage, ne serait-ce que minime, sur le champ de bataille.
Mais l’OTAN hésite. Les États membres hésitent. Certains craignent une escalade. D’autres ne veulent pas froisser Moscou. D’autres encore calculent le coût économique, politique, stratégique. Pendant ce temps, à Avdiivka, à Koupiansk, à Vouhledar, des soldats ukrainiens meurent. Parce qu’ils n’ont pas assez d’armes. Parce qu’ils sont en sous-nombre. Parce que l’Occident tergiverse. « On nous demande de gagner la guerre, mais on nous donne juste de quoi ne pas la perdre », résume Andriy, le vétéran. Et c’est ça, le drame. Parce que si l’Ukraine ne gagne pas, elle perdra. Et si elle perd, ce ne sera pas juste une défaite pour Kyiv. Ce sera une victoire pour Poutine. Une victoire qui lui donnera des ailes. Une victoire qui menacera l’Europe entière.
Section 4 : La paix durable — Un rêve ou une nécessité ?
Ce que veut vraiment Poutine
Vladimir Poutine n’a jamais caché ses ambitions. Il veut une Ukraine à genoux. Une Ukraine démilitarisée. Une Ukraine neutralisée. Une Ukraine qui ne regarde plus vers l’Occident, mais vers Moscou. Une Ukraine qui accepte de perdre des territoires, de renoncer à son avenir européen, de vivre sous la menace permanente d’une nouvelle invasion. Une Ukraine qui ne soit plus qu’un État fantoche, un protectorat russe, une colonie moderne. Et pour y arriver, il est prêt à tout. À bombarder les civils. À affamer les villes. À déporter les enfants. À torturer les prisonniers. À mentir. À manipuler. À attendre. Parce que Poutine sait une chose : le temps joue pour lui. Tant que l’Occident hésite, tant que les livraisons d’armes sont lentes, tant que les sanctions sont contournées, il peut continuer. Il peut user l’Ukraine. Il peut user ses alliés. Il peut user le monde.
Alors quand Mark Rutte parle de paix durable, Poutine ricane. Parce que pour lui, la paix durable, c’est une Ukraine vaincue. Une Ukraine humilée. Une Ukraine qui n’existe plus en tant que nation souveraine. Une Ukraine qui n’est plus qu’un linceul sur le rêve européen. Et c’est ça, le vrai enjeu. Parce que si Poutine gagne, ce ne sera pas juste une victoire militaire. Ce sera une victoire idéologique. Une victoire qui montrera au monde que la force prime sur le droit. Que les frontières peuvent être redessinées par la violence. Que les petites nations n’ont pas le droit de choisir leur destin. Et ça, l’Europe ne peut pas l’accepter. Pas si elle veut survivre. Pas si elle veut rester fidèle à ses valeurs. Pas si elle veut éviter que demain, ce soit Tallinn, Riga ou Vilnius qui tremble.
Je repense à cette phrase de Rutte : « Nous voulons la paix. Une paix durable. » Et je me demande : est-ce qu’on réalise vraiment ce que ça veut dire ? Est-ce qu’on réalise que la paix durable, ce n’est pas juste l’absence de guerre, mais la certitude que la guerre ne reviendra pas ? Que pour ça, il faut que Poutine perde. Pas juste reculer. Perdre. Parce que sinon, il reviendra. Dans cinq ans. Dans dix ans. Quand le monde aura tourné la page. Quand l’Ukraine sera épuisée. Quand l’Europe aura baissé sa garde. Alors oui, Rutte a raison. On veut la paix. Mais pas n’importe laquelle. Une paix qui dure. Une paix qui protège. Une paix qui dit à Poutine : plus jamais. Plus jamais ici. Plus jamais ailleurs. Parce que si on ne lui dit pas ça maintenant, avec force, avec détermination, avec les moyens de nos convictions, un jour, ce sera trop tard. Et ce jour-là, ce ne sera plus seulement l’Ukraine qui paiera le prix. Ce sera nous tous.
La paix durable — Le prix à payer
Une paix durable, ça a un prix. Un prix en vies humaines, d’abord. Parce que pour que Poutine comprenne qu’il ne gagnera pas, il faut que l’Ukraine puisse se défendre. Il faut qu’elle puisse frapper. Il faut qu’elle puisse reprendre ses territoires. Il faut qu’elle puisse montrer à Moscou que la résistance a un coût. Un coût que le Kremlin ne peut pas se permettre de payer indéfiniment. Mais ça a aussi un prix politique. Parce que soutenir l’Ukraine, ça veut dire affronter Poutine. Ça veut dire risquer des représailles. Ça veut dire accepter que la guerre dure encore. Ça veut dire expliquer à des populations fatiguées, inquiètes, méfiantes, pourquoi il faut continuer à envoyer des armes, de l’argent, du soutien.
Et puis, il y a le prix économique. Les sanctions contre la Russie coûtent cher. Très cher. L’inflation monte. Les prix de l’énergie flambent. Les chaînes d’approvisionnement sont perturbées. Les entreprises souffrent. Les ménages râlent. Et les politiques, eux, calculent. Parce que dans deux ans, il y a des élections. Parce que les électeurs veulent des résultats. Parce que personne ne veut être celui qui a plongé son pays dans la récession pour une guerre lointaine. Alors on tergiverse. On temporise. On promet. On donne juste assez pour ne pas avoir mauvaise conscience. Mais pas assez pour gagner. Comme si on pouvait avoir la paix sans payer le prix. Comme si on pouvait avoir la sécurité sans prendre de risques. Comme si on pouvait avoir la liberté sans se battre.
Section 5 : Les soldats ukrainiens — Ceux qui paient le prix de nos hésitations
Sur le front, l’attente et la colère
À l’est, près de Koupiansk, Serhiy, 28 ans, sergeant dans l’armée ukrainienne, essuie la boue de son uniforme. Il est épuisé. Ses yeux sont cernés, ses mains tremblent légèrement. Pas de peur. De fatigue. De cette fatigue qui s’installe quand on passe des mois dans les tranchées, quand on voit ses camarades tomber, quand on sait qu’on est en sous-nombre, en sous-équipé, mais qu’on n’a pas le choix. « On nous dit d’attendre, grogne-t-il. D’attendre les F-16. D’attendre les missiles. D’attendre les obus. Mais pendant qu’on attend, les Russes avancent. Pendant qu’on attend, nos gars meurent. Pendant qu’on attend, Poutine se renforce. Alors oui, on attend. Mais chaque jour d’attente, c’est un jour de trop. »
Autour de lui, ses hommes préparent leurs positions. Ils savent que l’ennemi n’est jamais loin. Qu’un obus peut tomber à tout moment. Qu’une attaque peut être lancée sans prévenir. Ils savent aussi qu’ils sont les derniers remparts. Que si eux lâchent, personne ne les arrêtera. Alors ils tiennent. Ils résistent. Ils se battent. Avec ce qu’ils ont. Avec ce qu’on leur donne. Avec cette colère sourde qui les habite, cette injustice qui les ronge : ils se battent pour nous tous. Pour notre sécurité. Pour notre liberté. Pour notre droit à vivre sans avoir peur. Et nous, qu’est-ce qu’on fait ? On attend. On calcule. On hésite. Comme si on avait le luxe du temps. Comme si chaque jour de retard ne coûtait pas des vies.
Je regarde les images de ces soldats. Ces visages jeunes, marqués par la guerre. Ces regards qui ont vu l’horreur. Ces mains qui ont tenu des armes, pansé des blessures, enterré des amis. Et je me demande : est-ce qu’on réalise ce qu’on leur demande ? Est-ce qu’on réalise qu’on leur demande de se battre pour nous, de mourir pour nous, alors qu’on hésite encore à leur donner les moyens de gagner ? Est-ce qu’on réalise que chaque jour où on tergiverse, c’est un jour où ils doivent affronter l’ennemi avec un désavantage ? Un jour où certains d’entre eux ne rentreront pas chez eux ? Un jour où des familles recevront cette visite qu’elles redoutent tant ? Parce que moi, je ne peux pas m’empêcher de penser à eux. À leur courage. À leur détermination. À leur sacrifice. Et je ne peux pas m’empêcher de me demander : est-ce qu’on mérite ça ? Est-ce qu’on mérite qu’ils donnent leur vie pour nous, alors qu’on ne fait pas tout ce qu’on pourrait pour les aider ?
Les armes qui manquent, les vies qui partent
Dans un hôpital de campagne près de Kharkiv, Dr. Olha soigne un soldat blessé par un éclat d’obus. Il a 22 ans. Il s’appelle Dmytro. Il est entré à l’hôpital en hurlant de douleur. Maintenant, il est silencieux. Les yeux fermés. Les poings serrés. « Il a perdu trois hommes de son unité aujourd’hui, explique le médecin. Trois. Trois gars de 20, 21 ans. Trois familles détruites. Trois vies brisées. Et lui, il a survécu. Mais il ne s’en remettra jamais. » Elle pose sa main sur son épaule, doucement. « On manque de tout. De médicaments. De matériel. De lits. D’infirmières. Mais surtout, on manque de temps. Parce que chaque jour, ils arrivent. Des blessés. Des mourants. Des gars qui ont tout donné. Et nous, on fait ce qu’on peut. Mais ce qu’on peut, ce n’est pas assez. »
À côté, Vasyl, 19 ans, gît sur un brancard. Il a perdu une jambe. Il sourit faiblement. « C’est le prix à payer, dit-il. Pour que nos enfants puissent vivre en paix. Pour que l’Europe ne tombe pas. Pour que Poutine comprenne qu’il ne passera pas. » Il serre les dents, une larme coule sur sa joue. « Mais parfois, je me demande… Est-ce qu’ils comprennent, eux, ce qu’on vit ici ? Est-ce qu’ils savent ce que ça coûte ? Est-ce qu’ils réalisent qu’on se bat pour eux aussi ? » La question reste sans réponse. Parce que la réponse, on la connaît. Mais on préfère ne pas y penser.
Section 6 : L'Europe face à ses responsabilités — Le réveil ou la chute ?
L’Europe divisée, l’Ukraine abandonnée ?
À Bruxelles, les débats font rage. Faut-il envoyer plus d’armes à l’Ukraine ? Faut-il risquer une escalade avec la Russie ? Faut-il continuer à soutenir Zelensky, ou faut-il pousser à des négociations, même si ça signifie des concessions territoriales ? Les opinions divergent. Les intérêts nationaux priment. Certains pays, comme la Pologne ou les pays baltes, savent ce que ça veut dire, vivre sous la menace russe. Ils poussent pour un soutien sans faille. D’autres, comme la Hongrie ou la Slovaquie, hésitent. Ils ont peur. Peuvent-ils leur en vouloir ? Peut-être. Mais la peur ne doit pas dicter la politique. Pas quand ce qui est en jeu, c’est la sécurité de tout un continent.
Mark Rutte le sait. Lui qui a vu les conséquences de l’apaisement face à l’agression. Lui qui sait que chaque concession à Poutine est une invitation à en demander plus. Alors il insiste : l’Ukraine doit gagner. Pas juste survivre. Gagner. Parce que si l’Ukraine ne gagne pas, Poutine gagnera. Et si Poutine gagne, ce ne sera pas juste une défaite pour Kyiv. Ce sera un désastre pour l’Europe. Un désastre qui nous ramènera aux heures les plus sombres de notre histoire. À une époque où les frontières se traçaient dans le sang. Où les nations étaient écrasées par les empires. Où la liberté n’était qu’un mot vide de sens.
Je pense à ces débats à Bruxelles. À ces politiques qui pèsent le pour et le contre, qui calculent les risques, qui mesurent l’impact sur leur popularité. Et je pense à Serhiy, à Dmytro, à Vasyl. À tous ceux qui, en ce moment même, risquent leur vie dans les tranchées. À tous ceux qui meurent parce qu’on ne leur donne pas les moyens de gagner. Et je me demande : est-ce qu’on a le droit d’hésiter ? Est-ce qu’on a le droit de tergiverser ? Est-ce qu’on a le droit de jouer avec des vies humaines comme si c’était des pions sur un échiquier ? Parce que la vérité, c’est que chaque jour de retard, c’est un jour où Poutine avance. Un jour où l’Ukraine recule. Un jour où l’Europe devient un peu plus vulnérable. Alors oui, il y a des risques. Oui, il y a un prix à payer. Mais le prix de l’inaction, lui, sera bien plus lourd. Bien plus douloureux. Bien plus définitif.
Le prix de l’inaction — Un scénario catastrophe
Imaginons. Imaginons que l’Europe décide de lâcher l’Ukraine. Qu’elle arrête les livraisons d’armes. Qu’elle pousse Kyiv à négocier. À céder du territoire. À accepter un cessez-le-feu qui n’est qu’une trêve avant la prochaine offensive. Qu’est-ce qui se passe alors ? Poutine jubile. Il a gagné. Sans même avoir à livrer une bataille décisive. Il a usé l’Ukraine. Il a usé l’Occident. Il a montré au monde que la force prime sur le droit. Que les frontières peuvent être redessinées par la violence. Que les petites nations n’ont pas le droit de choisir leur destin.
Et après ? Après, Poutine regarde ailleurs. Vers la Moldavie, où un conflit gelé attend juste une étincelle pour s’embraser. Vers les pays baltes, où les minorités russophones pourraient servir de prétexte à une nouvelle intervention. Vers la Pologne, où les tensions historiques avec la Russie sont toujours vivaces. Et un jour, ce sera trop tard. Un jour, l’Europe se réveillera avec des chars russes à ses frontières. Avec des missiles qui pleuvent sur ses villes. Avec des soldats qui meurent pour défendre un territoire qu’on a laissé devenir vulnérable. Alors oui, soutenir l’Ukraine, ça a un prix. Mais ne pas la soutenir en aura un bien plus élevé.
Section 7 : La paix durable — Un rêve accessible ou une illusion ?
Ce que veut vraiment l’Ukraine
L’Ukraine ne veut pas juste la paix. Elle veut une paix durable. Une paix qui ne soit pas une reddition déguisée. Une paix qui lui permette de reconstruire. De guérir. De regarder vers l’avenir sans avoir peur que demain, les bombes recommencent à tomber. Volodymyr Zelensky l’a dit et redit : l’Ukraine ne cédera pas un pouce de son territoire. Pas après tout ce qu’elle a enduré. Pas après tout ce qu’elle a sacrifié. Pas après avoir montré au monde entier qu’elle était prête à se battre jusqu’au bout. Parce que céder du territoire, ce serait trahir ceux qui sont morts pour le défendre. Ce serait abandonner ceux qui vivent encore sous l’occupation russe. Ce serait accepter que la violence paie. Que l’agression soit récompensée. Que le droit international ne soit plus qu’un leurre.
Alors oui, Zelensky veut la paix. Mais une paix juste. Une paix qui respecte la souveraineté de l’Ukraine. Une paix qui punisse l’agresseur. Une paix qui garantisse que ça ne recommencera plus. Parce que sinon, ce ne sera pas une paix. Ce sera juste une pause. Une pause avant la prochaine guerre. Une pause avant la prochaine tragédie. Une pause avant que le monde ne réalise, trop tard, qu’il aurait dû agir plus tôt. Plus fort. Sans hésitation.
Je repense à cette phrase de Zelensky : « Nous ne céderons pas un pouce de notre territoire. » Et je me demande : est-ce qu’on comprend vraiment ce que ça veut dire ? Est-ce qu’on comprend que pour l’Ukraine, ce n’est pas juste une question de territoire, mais une question de survie ? Une question d’identité ? Une question de dignité ? Parce que si on ne le comprend pas, alors on ne comprend rien à cette guerre. On ne comprend pas pourquoi des hommes et des femmes se battent avec autant de courage. Pourquoi ils refusent de plier. Pourquoi ils préfèrent mourir plutôt que de vivre sous le joug russe. Et si on ne comprend pas ça, alors on ne mérite pas leur sacrifice. On ne mérite pas leur confiance. On ne mérite pas qu’ils se battent pour nous. Parce que c’est ça, la vérité : ils ne se battent pas juste pour eux. Ils se battent pour nous tous. Pour notre sécurité. Pour notre liberté. Pour notre droit à vivre dans un monde où les frontières ne sont pas redessinées par la violence. Alors oui, la paix durable, c’est un rêve. Mais c’est un rêve qu’on peut réaliser. À condition d’en payer le prix. À condition de ne pas lâcher l’Ukraine. À condition de ne pas laisser Poutine gagner.
La paix durable — Le rôle de l’OTAN
L’OTAN a un rôle clé à jouer dans cette quête d’une paix durable. Pas juste en envoyant des armes. Pas juste en formant des soldats. Mais en garantissant que l’Ukraine ne sera plus jamais seule. En montrant à Moscou que l’Alliance atlantique est unie. Qu’elle est déterminée. Qu’elle ne laissera pas un de ses partenaires — même non membre — être écrasé par un agresseur. Parce que si l’OTAN hésite, si elle montre des failles, si elle laisse penser que son soutien n’est pas inconditionnel, alors Poutine gagnera. Pas sur le champ de bataille, peut-être. Mais dans les esprits. Dans les négociations. Dans cette guerre de l’information, de la désinformation, de la manipulation, où chaque mot compte, où chaque geste est scruté, où chaque hésitation est exploitée.
Alors quand Mark Rutte dit que l’Ukraine fera partie de l’OTAN, un jour, c’est un message fort. Un message qui dit à Poutine : tu ne gagneras pas. Un message qui dit à l’Ukraine : nous sommes avec vous. Un message qui dit au monde : la liberté a un prix, et nous sommes prêts à le payer. Mais pour que ce message soit crédible, il faut qu’il soit suivi d’actes. Pas de promesses vagues. Pas de déclarations creuses. Des actes. Des livraisons d’armes. Des sanctions renforcées. Un soutien sans faille. Parce que sinon, ces mots ne seront que du vent. Et le vent, Poutine sait très bien le retourner contre nous.
Section 8 : Les États-Unis — Le partenaire indispensable, mais incertain
L’Amérique entre deux feux
De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis restent le partenaire indispensable de l’Ukraine. Sans leur soutien militaire, économique, politique, Kyiv ne tiendrait pas. Pourtant, à Washington, les débats font rage. Faut-il continuer à envoyer des milliards de dollars en aide à l’Ukraine ? Faut-il risquer une confrontation directe avec la Russie ? Faut-il privilégier les intérêts américains, ou défendre les valeurs démocratiques, où qu’elles soient menacées ? Les républicains, menés par Donald Trump, poussent pour une réduction de l’aide. Les démocrates, avec Joe Biden, insistent sur la nécessité de soutenir Kyiv. Pendant ce temps, les soldats ukrainiens attendent. Les armes promises tardent à arriver. Les munitions manquent. Et Poutine en profite.
« On nous dit que les Américains sont nos meilleurs alliés, soupire Serhiy, le soldat rencontré près de Koupiansk. Mais leurs politiques jouent avec nos vies. Un jour, ils votent un paquet d’aide. Le lendemain, ils bloquent tout. Pendant ce temps, nous, on meurt. Parce qu’on n’a pas assez d’obus. Parce qu’on n’a pas assez de drones. Parce qu’on n’a pas assez de tout. Alors oui, on est reconnaissants. Mais la reconnaissance, ça ne gagne pas les guerres. Les armes, oui. »
Je pense à ces débats à Washington. À ces politiques qui jouent avec des vies humaines comme s’il s’agissait de pions sur un échiquier. Et je me demande : est-ce qu’ils réalisent ce que ça veut dire, « soutenir l’Ukraine » ? Est-ce qu’ils réalisent que chaque jour de retard, c’est un jour où des soldats meurent ? Où des civils sont bombardés ? Où des familles sont détruites ? Parce que moi, je ne peux pas m’empêcher de penser à Serhiy. À Dmytro. À Vasyl. À tous ceux qui se battent avec ce qu’ils ont, qui risquent leur vie pour nous, qui attendent qu’on leur donne les moyens de gagner. Et je ne peux pas m’empêcher de me demander : est-ce qu’on a le droit de les abandonner ? Est-ce qu’on a le droit de les laisser se battre seuls ? Est-ce qu’on a le droit de tourner le dos à ceux qui défendent nos valeurs, notre sécurité, notre liberté ? Parce que la réponse, je la connais. Et elle me glace le sang.
L’Amérique et l’Europe — Unis ou divisés ?
La relation entre les États-Unis et l’Europe a toujours été complexe. Mais aujourd’hui, elle est vitale. Parce que sans une coopération transatlantique forte, l’Ukraine ne peut pas gagner. Pourtant, les divergences sont réelles. Les États-Unis veulent que l’Europe prenne plus de responsabilités. Qu’elle augmente ses dépenses militaires. Qu’elle assume sa propre défense. L’Europe, elle, compte sur les États-Unis pour garantir sa sécurité. Pour fournir les armes les plus sophistiquées. Pour mener la diplomatie. Résultat : on tergiverse. On hésite. On calcule. Et pendant ce temps, Poutine avance.
« L’Europe doit se réveiller, lance Olena, la serveuse de Kyiv. Vous ne pouvez pas compter sur les Américains pour toujours. Un jour, ils se lasseront. Un jour, ils tourneront la page. Et ce jour-là, qui nous protégera ? Vous pensez que Poutine va s’arrêter à l’Ukraine ? Vous pensez qu’il va s’arrêter aux frontières de l’OTAN ? Réveillez-vous. Parce que si vous ne le faites pas maintenant, il sera trop tard. » Ses mots résonnent comme un avertissement. Un avertissement qu’on a déjà entendu. Un avertissement qu’on a déjà ignoré. Un avertissement qu’on ne peut plus se permettre de négliger.
Section 9 : La Russie — Un ennemi qui ne recule jamais
Poutine et sa stratégie de la terre brûlée
Vladimir Poutine n’a jamais reculé. Jamais. Pas en Tchétchénie. Pas en Géorgie. Pas en Syrie. Et certainement pas en Ukraine. Sa stratégie est simple : user l’ennemi. Épuiser ses ressources. Briser son moral. Faire en sorte que le coût de la guerre devienne insupportable. Pour l’Ukraine, d’abord. Mais aussi pour ses alliés. Parce que Poutine sait une chose : l’Occident a horreur des guerres longues. Il a horreur des sacrifices. Il a horreur de voir ses soldats mourir. Alors il attend. Il use. Il frappe là où ça fait mal. Il vise les civils. Il bombarde les hôpitaux. Il affame les villes. Il déporte les enfants. Il utilise le froid, la faim, la peur comme des armes. Parce qu’il sait que chaque civile tué, chaque enfant blessé, chaque famille déchirée, c’est un coup porté au moral ukrainien. C’est une pression de plus sur les dirigeants occidentaux. C’est un pas de plus vers la victoire.
« Poutine ne reculera pas, explique Mykola, un analyste politique à Kyiv. Il ne peut pas. Parce que reculer, pour lui, ce serait admettre qu’il a eu tort. Ce serait admettre que son invasion était une erreur. Ce serait risquer de voir son régime s’effondrer. Alors il continuera. Jusqu’à ce qu’il gagne. Ou jusqu’à ce qu’on l’arrête. Et pour l’arrêter, il n’y a qu’une solution : le battre. Sur le terrain. Militairement. Parce que sinon, il reviendra. Toujours. Encore et encore. Jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut. »
Je pense à Poutine. À sa détermination. À son mépris pour la vie humaine. À sa stratégie de la terre brûlée. Et je me demande : est-ce qu’on réalise vraiment à qui on a affaire ? Est-ce qu’on réalise que Poutine ne reculera pas ? Qu’il ne négociera pas ? Qu’il ne fera pas de concessions ? Parce que moi, je ne peux pas m’empêcher de penser à Stalingrad. À Grozny. À Alep. À toutes ces villes qu’il a réduites en cendres parce qu’il refusait de lâcher prise. Et je ne peux pas m’empêcher de me demander : est-ce qu’on est prêts à faire ce qu’il faut pour l’arrêter ? Est-ce qu’on est prêts à payer le prix de la victoire ? Parce que si on ne l’est pas, alors on a déjà perdu. Parce que Poutine, lui, est prêt. Il l’a toujours été. Et il ne s’arrêtera pas. Pas avant d’avoir obtenu ce qu’il veut. Pas avant d’avoir écrasé l’Ukraine. Pas avant d’avoir montré au monde que la force prime sur le droit. Alors la question, c’est : est-ce qu’on va le laisser faire ?
La Russie et ses alliés — Une menace qui grandit
Poutine n’est pas seul. Il a des alliés. La Corée du Nord, qui lui fournit des obus. L’Iran, qui lui envoie des drones. La Chine, qui lui achète son pétrole et son gaz, contournant les sanctions occidentales. La Biélorussie, qui lui offre une base arrière. La Syrie, qui lui fournit des mercenaires. Ensemble, ils forment un axe de la résistance contre l’Occident. Un axe qui veut redessiner l’ordre mondial. Un axe qui veut montrer que les démocraties sont faibles. Que leurs valeurs ne sont que des mots creux. Que leurs alliances ne tiennent qu’à un fil.
« On ne peut pas se permettre de sous-estimer cette menace, avertit Mykola. Parce que si on la sous-estime, elle nous écrasera. Poutine a des alliés. Nous aussi. Mais nos alliés hésitent. Nos alliés calculent. Nos alliés ont peur. Et ça, Poutine le sait. Il le voit. Il en profite. Alors il avance. Il frappe. Il use. Et un jour, si on ne fait rien, il gagnera. Pas parce qu’il est plus fort. Mais parce qu’on aura été trop faibles. »
Section 10 : L'Ukraine — Un peuple qui refuse de plier
La résistance, une question de survie
Malgré tout, l’Ukraine résiste. Contre toute attente, elle tient. Contre un ennemi plus nombreux, mieux équipé, sans scrupules, elle se bat. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que plier, ce serait accepter de disparaître. Ce serait accepter de vivre sous le joug russe. Ce serait trahir ceux qui sont morts. Ceux qui se battent encore. Ceux qui, chaque jour, risquent leur vie pour un pays libre. « On ne peut pas abandonner, dit Serhiy. Parce que si on abandonne, ils gagneront. Et si ils gagnent, ce ne sera pas juste une défaite pour nous. Ce sera une défaite pour vous tous. Pour l’Europe. Pour le monde. Parce que Poutine ne s’arrêtera pas à nous. Il continuera. Il ira plus loin. Alors non, on ne peut pas abandonner. Même si c’est dur. Même si c’est douloureux. Même si on est fatigués. Parce que si on lâche, qui nous protégera ? Personne. Alors on se bat. Parce qu’on n’a pas le choix. »
Et ils se battent. Avec ce qu’ils ont. Avec ce qu’on leur donne. Avec cette détermination qui force l’admiration. Avec ce courage qui devrait nous faire honte. Parce qu’eux, ils n’hésitent pas. Ils ne calculent pas. Ils ne tergiversent pas. Ils se battent. Pour leur pays. Pour leur liberté. Pour leur droit à exister. Et ils nous demandent juste une chose : de ne pas les abandonner. De leur donner les moyens de gagner. De leur permettre de construire cette paix durable dont parle Rutte. Pas une paix de compromis. Pas une paix de lâcheté. Une paix de victoire. Une paix qui dit à Poutine : plus jamais. Une paix qui dit au monde : la liberté a un prix, et nous sommes prêts à le payer.
Je pense à Serhiy. À Dmytro. À Vasyl. À Olena. À Sophia. À tous ceux que j’ai rencontrés, directement ou à travers leurs histoires. À leur courage. À leur détermination. À leur refus de plier. Et je me demande : est-ce qu’on mérite leur sacrifice ? Est-ce qu’on mérite qu’ils risquent leur vie pour nous ? Est-ce qu’on mérite qu’ils se battent pour nos valeurs, notre sécurité, notre liberté ? Parce que la vérité, c’est qu’ils ne nous demandent pas de mourir à leur place. Ils nous demandent juste de leur donner les moyens de gagner. De ne pas les abandonner. De ne pas les laisser seuls face à la barbarie. Et je ne peux pas m’empêcher de penser que si on ne fait pas ça, si on ne leur donne pas tout ce dont ils ont besoin pour vaincre, alors on sera complices. Complices de leur souffrance. Complices de leur sacrifice. Complices de cette guerre qui n’en finit pas de déchirer le monde. Alors oui, la paix durable, c’est un rêve. Mais c’est un rêve qu’on peut réaliser. À condition d’en payer le prix. À condition de ne pas lâcher l’Ukraine. À condition de ne pas laisser Poutine gagner. Parce que sinon, ce ne sera pas juste une défaite pour Kyiv. Ce sera une défaite pour nous tous.
L’Ukraine de demain — Un pays à reconstruire
Un jour, cette guerre se terminera. Un jour, les armes se tairont. Un jour, l’Ukraine devra se reconstruire. Reconstruire ses villes. Reconstruire ses routes. Reconstruire ses écoles. Reconstruire ses hôpitaux. Reconstruire ses vies. Ce sera un travail immense. Un travail qui prendra des années. Des décennies, peut-être. Mais l’Ukraine est prête. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que son peuple a montré qu’il était capable de tout. De résister. De se battre. De survivre. Alors oui, un jour, elle se relèvera. Mais pour ça, il faut qu’elle gagne. Il faut que Poutine soit battu. Il faut que la paix soit durable. Pas une trêve. Pas un armistice. Une paix. Une vraie. Une paix qui permet à Sophia de retrouver sa poupée. Qui permet à Olena de ne plus avoir peur de l’hiver. Qui permet à Serhiy de rentrer chez lui. Qui permet à l’Ukraine de regarder vers l’avenir sans avoir peur que demain, tout recommence.
Et nous, dans tout ça ? Nous, qu’est-ce qu’on fera ? Est-ce qu’on sera là, pour aider à reconstruire ? Est-ce qu’on sera là, pour garantir que cette paix dure ? Est-ce qu’on sera là, pour dire à Poutine que non, il ne recommencera pas ? Parce que la paix durable, ce n’est pas juste un mot. C’est un engagement. Un engagement à défendre ceux qui se battent pour nous. Un engagement à ne pas laisser la barbarie l’emporter. Un engagement à construire un monde où les frontières ne sont pas redessinées par la violence. Où les petites nations ont le droit de choisir leur destin. Où la liberté n’est pas une illusion, mais une réalité. Alors oui, la paix durable, c’est possible. Mais pour ça, il faut en payer le prix. Maintenant. Sans hésitation. Sans calcul. Sans peur. Parce que sinon, ce ne sera pas juste l’Ukraine qui paiera. Ce sera nous tous.
Conclusion : La paix durable — Un choix, pas un rêve
Le moment de vérité
La visite de Mark Rutte à Kyiv n’était pas qu’une visite de courtoisie. C’était un message. Un message à l’Ukraine : vous n’êtes pas seuls. Un message à la Russie : vous ne gagnerez pas. Un message au monde : la paix durable, c’est possible. Mais pour que ce message soit crédible, il faut qu’il soit suivi d’actes. Pas de promesses creuses. Pas de déclarations creuses. Des actes. Des armes. Des sanctions. Un soutien sans faille. Parce que sinon, ces mots ne seront que du vent. Et le vent, Poutine sait très bien le retourner contre nous.
Alors oui, la paix durable, c’est un choix. Le choix de ne pas lâcher l’Ukraine. Le choix de ne pas laisser Poutine gagner. Le choix de défendre nos valeurs. Nos libertés. Notre sécurité. Le choix de dire que non, les frontières ne se redessinent pas par la violence. Que non, les petites nations ont le droit de choisir leur destin. Que non, la barbarie ne triomphera pas. Mais pour faire ce choix, il faut du courage. Il faut de la détermination. Il faut accepter de payer le prix. Parce que la paix, ça ne se mendie pas. Ça se conquiert. Ça se défend. Ça se construit. Et aujourd’hui, c’est à nous de choisir. De choisir entre la lâcheté et le courage. Entre l’indifférence et l’engagement. Entre la défaite et la victoire. Parce que si on ne choisit pas la paix durable maintenant, un jour, il sera trop tard. Et ce jour-là, ce ne sera plus juste l’Ukraine qui paiera. Ce sera nous tous.
Je termine cet article avec une question qui me hante. Une question que je me pose depuis le début de cette guerre. Une question que je vous pose à vous, qui lisez ces lignes. Est-ce qu’on a le droit d’abandonner l’Ukraine ? Est-ce qu’on a le droit de laisser Poutine gagner ? Est-ce qu’on a le droit de tourner le dos à ceux qui se battent pour nous, qui risquent leur vie pour nos libertés, qui défendent nos valeurs alors que nous hésitons encore ? Parce que moi, je ne le pense pas. Je ne pense pas qu’on ait ce droit. Je ne pense pas qu’on puisse vivre avec ça. Avec le poids de ces vies perdues. Avec le poids de ces sacrifices inutiles. Avec le poids de cette lâcheté. Alors oui, la paix durable, c’est un choix. Mais c’est un choix qu’on ne peut pas ne pas faire. Parce que sinon, un jour, nos enfants nous demanderont : qu’est-ce que vous avez fait, quand l’Ukraine se battait pour vous ? Qu’est-ce que vous avez fait, quand le monde basculait ? Qu’est-ce que vous avez fait, quand il était encore temps ? Et je ne veux pas avoir à leur répondre : rien. Je ne veux pas avoir à leur dire qu’on a hésité. Qu’on a tergiversé. Qu’on a calculé. Je veux pouvoir leur dire qu’on a choisi. Qu’on a choisi le courage. Qu’on a choisi la paix. Qu’on a choisi l’Ukraine. Parce que c’est ça, le vrai choix. Pas entre la guerre et la paix. Mais entre une paix qui dure, et une paix qui n’est qu’une illusion. Entre un monde où la liberté a un prix, et un monde où elle n’est qu’un mot vide de sens. Alors choisissons. Choisissons la paix durable. Choisissons l’Ukraine. Choisissons nous-mêmes.
Le dernier mot
La paix durable. Deux mots qui résonnent comme une promesse. Une promesse qu’on a faite à l’Ukraine. Une promesse qu’on a faite à nous-mêmes. Une promesse qu’on ne peut pas trahir. Parce que sinon, ce ne sera pas juste l’Ukraine qui perdra. Ce sera nous tous. Alors aujourd’hui, choisissons. Choisissons de tenir cette promesse. Choisissons de défendre ceux qui se battent pour nous. Choisissons de construire un monde où la paix n’est pas une illusion, mais une réalité. Parce que c’est ça, le vrai enjeu. Pas juste gagner une guerre. Mais gagner la paix. Une paix qui dure. Une paix qui protège. Une paix qui dit au monde entier que non, la barbarie ne passera pas. Que non, la liberté ne sera pas écrasée. Que non, les petites nations ne seront pas abandonnées. Alors oui, la paix durable, c’est un choix. Mais c’est un choix qu’on ne peut pas ne pas faire. Parce que sinon, un jour, il sera trop tard. Et ce jour-là, ce ne sera plus juste l’Ukraine qui paiera. Ce sera nous tous.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels de l’OTAN, déclarations publiques de Mark Rutte et Volodymyr Zelensky, rapports du gouvernement ukrainien, dépêches d’agences de presse internationales (Reuters, Associated Press).
Sources secondaires : articles du Kyiv Post, analyses de think tanks spécialisés sur la guerre en Ukraine, rapports d’ONG sur les conséquences humanitaires du conflit.
Les données statistiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : ministères ukrainiens, organisations internationales, instituts de recherche reconnus.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Kyiv Post – ‘We Want Peace to Last’: NATO Chief Rutte Makes Surprise Visit to Kyiv, Urges Long-Term Peace – 3 février 2026
Site officiel de l’OTAN – Déclaration de Mark Rutte à Kyiv – 3 février 2026
Site officiel du Président ukrainien – Rencontre entre Zelensky et Rutte – 3 février 2026
Sources secondaires
Reuters – NATO chief visits Kyiv, urges long-term peace – 3 février 2026
BBC – Ukraine war: NATO’s Rutte makes surprise Kyiv visit – 3 février 2026
The Guardian – NATO chief Mark Rutte visits Kyiv, urges long-term peace – 3 février 2026
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