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CHRONIQUE : Pourquoi poser le pied sur la Lune en 2026 est un défi bien plus cruel qu’en 1969 — et ce que ça dit de notre époque
Crédit: Adobe Stock

Sur la Lune, il n’y a pas de parachute. Juste le vide et la mort.

Sur Mars, quand un engin descend, il peut compter sur une atmosphère, même ténue, pour freiner sa chute. Des parachutes se déploient. Des boucliers thermiques protègent. Des rétrofusées prennent le relais. Sur la Lune, rien. Juste le vide. Juste la gravité. Juste la nécessité absolue de contrôler chaque milliseconde de descente avec une précision diabolique. Une erreur de calcul, une poussée mal dosée, une seconde de trop… et c’est l’écrasement.

Jan Wörner, ancien directeur de l’Agence spatiale européenne (ESA), le résume sans détour : « Vous êtes toujours proche de l’échec. Vous devez être léger, sinon l’engin ne volera pas. Vous ne pouvez pas vous permettre une grande marge de sécurité. » Sur la Lune, il n’y a pas de seconde chance. Pas de filet. Pas de parachute. Juste le sol, dur et impitoyable, qui attend.

Imaginez un instant. Vous êtes dans une voiture, sur une route de montagne, sans freins. La moindre erreur, et c’est le précipice. Maintenant, imaginez que cette voiture pèse plusieurs tonnes, qu’elle coûte des milliards, et que le précipice, c’est 384 400 kilomètres de vide. Voilà ce que c’est, un alunissage en 2026. Et on s’étonne que ça rate.

Le poids, ennemi numéro un

Plus un engin est lourd, plus il a de chances de survivre à l’atterrissage. Mais plus il est lourd, plus il est difficile à lancer. C’est le paradoxe lunaire : pour réussir, il faut être assez robuste pour résister à l’impact, mais assez léger pour décoller de la Terre. Nico Dettmann, de l’ESA, explique : « Les moteurs doivent être orientables, modulables en puissance, capables de contrôler la trajectoire avec une précision extrême. » Un seul problème : plus on ajoute de technologie pour contrôler, plus on alourdit l’engin. Plus on alourdit l’engin, plus on augmente le risque d’échec.

Résultat ? Les missions lunaires modernes sont des exercices d’équilibriste. Trop léger, et l’engin se brise à l’atterrissage. Trop lourd, et il ne quitte jamais le sol terrestre. Et entre les deux, il y a une marge d’erreur si fine qu’elle en devient cruelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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