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CHRONIQUE : Quand Varsovie ouvre la boîte de Pandore du scandale Epstein
Crédit: Adobe Stock

Des millions de documents qui parlent

Le Département de la Justice américain a récemment publié plus de trois millions de pages de documents internes liés à l’affaire Epstein. Une montagne de preuves qui révèle l’étendue des connexions du financier avec des personnalités influentes dans la politique, la finance, le monde académique et les affaires. Mais ce qui a particulièrement attiré l’attention des analystes, c’est la fréquence troublante des mentions de la Russie et de Moscou dans ces dossiers. Plus de mille références à la Russie, près de dix mille mentions de Moscou, et même des allusions directes au président russe Vladimir Poutine. Ces chiffres ne sont pas anodins — ils dessinent les contours d’une opération d’une ampleur insoupçonnée.

Le rôle central de Robert Maxwell

Les experts américains du renseignement pointent du doigt une figure clé : Robert Maxwell, le magnat des médias britannique. Selon leurs analyses, Maxwell aurait travaillé pour les services secrets russes dès les années 1970, servant d’intermédiaire pour blanchir l’argent russe en Occident. Et c’est précisément par Maxwell qu’Epstein aurait établi ses premiers contacts avec le renseignement russe. La fille de Maxwell, Ghislaine, condamnée à vingt ans de prison aux États-Unis pour trafic d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, était la complice de longue date d’Epstein. Cette connexion familiale n’est pas une coïncidence — elle est la clé de voûte d’un système pensé pour durer.

Maxwell. Ce nom résonne comme une malédiction. Un empire médiatique bâti sur des mensonges, une fortune construite sur la trahison. Et sa fille, Ghislaine, qui perpétue l’héritage en devenant la pourvoyeuse d’Epstein. C’est d’une logique implacable, presque chirurgicale. Les services russes ne laissent rien au hasard — ils tissent leurs toiles sur des décennies, patient comme des araignées attendant que leurs proies se prennent dans leurs fils. Et nous, naïfs, on croyait vraiment qu’Epstein agissait seul ?

Sources

ABC News Australia, « Poland to probe links between Epstein and Russian intelligence », 3 février 2026

The Business Standard, « Poland to probe possible links between Epstein and Russia, PM Tusk says », 3 février 2026

Ukrainian News, « Epstein had ties to russian intelligence and collected compromising material on influential people – Daily Mail », 1er février 2026

US Department of Justice, Publication des documents Epstein, janvier-février 2026

Daily Mail, Enquête sur les liens entre Epstein et le KGB, février 2026

Politico, Révélations sur les emails Epstein-Kremlin, décembre 2025

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