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CHRONIQUE : Trump et le vote « nationalisé » : quand la démocratie devient un butin de guerre
Crédit: Adobe Stock

L’obsession d’un homme

Depuis qu’il a perdu en 2020, Trump n’a qu’une idée en tête : les élections ont été volées. Malgré les 60 recours rejetés par les tribunaux. Malgré les audits indépendants qui ont confirmé la victoire de Biden. Malgré les déclarations des responsables électoraux des deux partis. Rien n’y fait.

Pourquoi ? Parce que pour Trump, la vérité n’a pas d’importance. Seule compte la narration. Et sa narration, c’est celle d’un homme trahi, d’un héros incompris, d’un sauveur que les élites veulent abattre. Un martyre en costume cravate.

Alors il ment. Il invente des « camions de bulletins frauduleux ». Il parle de « machines à voter truquées ». Il évoque des « morts qui votent ». Et ses supporters le croient. Parce que dans leur tête, la défaite est impensable. Alors si Trump dit que c’est un complot, ça doit être un complot.

Je me souviens d’une discussion avec un ami républicain, il y a quelques semaines. Il me disait, sincèrement convaincu : « Tu ne comprends pas, ils ont vraiment volé l’élection. J’ai vu les preuves. » Je lui ai demandé de me les montrer. Il m’a envoyé un lien vers un site complotiste, avec des « preuves » qui ressemblaient étrangement à des captures d’écran de tweets anonymes et à des théories tirées par les cheveux. Mais peu importe. Dans sa tête, c’était réel. Parce que Trump l’avait dit. Parce que croire à la fraude était plus facile que d’admettre la défaite. Voilà où nous en sommes. Dans un monde où la réalité est une option, et où le mensonge est une stratégie.

Les conséquences du mensonge

Le problème, c’est que les mensonges ont des conséquences.

Le 6 janvier 2021, des milliers de partisans de Trump ont pris d’assaut le Capitole, convaincus que l’élection leur avait été volée. Cinq morts. Des centaines de blessés. Une démocratie ébranlée.

Aujourd’hui, en 2026, la rhétorique est la même. Les mots sont les mêmes. Les accusations sont les mêmes. La colère est la même.

Alors quand Trump dit qu’il faut « nationaliser le vote », il ne fait pas que proposer une réforme. Il prépare le terrain pour la prochaine crise. Pour le prochain assaut. Pour la prochaine fois où ses supporters, convaincus d’avoir été volés, décideront de prendre la loi entre leurs mains.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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