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COMMENTAIRE : Les emails Epstein – Quand le passé de Trump resurgit pour hanter son présent
Crédit: Adobe Stock

L’email à Ghislaine Maxwell : « Ce chien qui n’a pas aboyé »

Dans un email daté du 2 avril 2011, Epstein écrit à Ghislaine Maxwell : « Je veux que tu réalises que ce chien qui n’a pas aboyé, c’est Trump. Virginia a passé des heures dans ma maison avec lui, et il n’a jamais été mentionné. » Une phrase énigmatique, mais qui suggère que Trump était au courant des activités d’Epstein – et notamment de la présence de Virginia Giuffre, l’une des principales accusatrices d’Epstein, qui affirme avoir été forcée à avoir des relations sexuelles avec des hommes puissants, dont le prince Andrew.

Maxwell, aujourd’hui en prison pour complicité de trafic sexuel, répond simplement : « J’y ai pensé… » Une réponse qui, là encore, laisse planer le doute. Que savait-elle ? Que savait Trump ? Et pourquoi ce silence ?

Je me souviens d’une interview de Virginia Giuffre, il y a quelques années. Elle y décrivait les « parties » organisées par Epstein, où des jeunes filles étaient offertes à des hommes puissants. Elle y parlait de Trump, sans jamais l’accuser directement. Juste des sous-entendus. Des silences. Des regards. Et aujourd’hui, cet email resurgit. « Ce chien qui n’a pas aboyé. » Une métaphore sinistre. Un chien qui n’aboie pas, c’est un chien qui se tait. Un chien qui se tait, c’est un chien qui est complice. Alors, Trump, complice ? Je ne sais pas. Mais une chose est sûre : ces mots pèsent lourd. Très lourd.

L’email à Michael Wolff : « Bien sûr qu’il savait »

Dans un autre email, daté de janvier 2019, Epstein écrit à Michael Wolff, l’auteur de Fire and Fury, un livre sur la présidence Trump : « Bien sûr qu’il savait pour les filles, puisqu’il a demandé à Ghislaine d’arrêter. » Une affirmation explosive, qui suggère que Trump était non seulement au courant des activités criminelles d’Epstein, mais qu’il en a même parlé avec Maxwell.

Pourtant, Wolff lui-même a déclaré que cet email était « ambigu » et qu’il ne constituait pas une preuve. « C’est une phrase jetée en l’air, a-t-il expliqué. Epstein était un menteur. Un manipulateur. On ne peut pas prendre ses mots pour argent comptant. »

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