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COMMENTAIRE : Les exercices militaires américains au Moyen-Orient – Quand la tension avec l’Iran menace de s’embraser
Crédit: Adobe Stock

Une révolte populaire étouffée dans le sang

Pour comprendre pourquoi l’Iran adopte une posture aussi agressive, il faut regarder ce qui se passe à l’intérieur du pays. Depuis décembre 2025, l’Iran est secoué par une vague de protestations sans précédent, déclenchées par la crise économique, mais qui se sont rapidement transformées en un mouvement de révolte contre le régime. Les manifestants, majoritairement jeunes, réclament la fin de la dictature des mollahs, la liberté, la justice. Et le régime, lui, répond par la répression. Une répression d’une violence inouïe : selon les ONG, plus de 6 000 manifestants ont été tués depuis le début des protestations, et des milliers d’autres ont été arrêtés, torturés, disparus.

Face à cette crise, le régime iranien est dos au mur. Il ne peut plus compter sur le soutien populaire, il ne peut plus compter sur la légitimité religieuse, il ne peut plus compter que sur la force. Et c’est là que les États-Unis entrent en jeu. Parce que pour le régime, la menace américaine est une aubaine. Elle lui permet de détourner l’attention des problèmes internes, de rallier la population autour du drapeau, de jouer la carte du nationalisme. « L’ennemi est à nos portes », clament les dirigeants iraniens. « Unissons-nous pour le combattre. » Une stratégie classique, mais qui, dans le contexte actuel, pourrait bien fonctionner.

Je me souviens d’une conversation avec un exilé iranien, il y a quelques semaines. Il me racontait comment, dans son pays, les gens avaient peur. Peur des Gardiens de la révolution, peur des milices, peur des arrestations arbitraires. Mais aussi, et surtout, peur de l’avenir. « On ne peut plus respirer », m’avait-il dit. « On étouffe. » Et aujourd’hui, en voyant comment le régime iranien utilise la menace américaine pour étouffer un peu plus les libertés, je me dis que cette peur, elle risque de devenir encore plus grande. Parce que quand un régime est acculé, quand il n’a plus rien à perdre, il est capable du pire. Et le pire, dans ce cas, ce serait une guerre. Une guerre qui, une fois de plus, serait payée par le sang des innocents.

Un régime divisé et affaibli

Mais le régime iranien n’est pas un bloc monolithique. Il est divisé, fragilisé, miné par les luttes de pouvoir. D’un côté, les conservateurs, qui veulent en découdre avec les États-Unis, qui rêvent d’une confrontation qui permettrait de ressouder le pays autour du régime. De l’autre, les modérés, qui savent qu’une guerre serait un désastre, qui tentent de négocier, de trouver une issue diplomatique. Et au milieu, le Guide suprême, Ali Khamenei, qui tente de garder le contrôle, mais dont l’autorité est de plus en plus contestée.

Dans ce contexte, chaque déclaration, chaque manœuvre militaire, chaque provocation est un coup de poker. Un coup de poker qui pourrait bien, un jour, mal tourner. Parce que quand un régime est aussi fragilisé, aussi divisé, aussi désespéré, il est capable de tout. Même de l’impensable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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