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ÉDITORIAL : « Chaque frappe russe est un coup de poing dans la gueule de la diplomatie » – Quand Zelenskyy ajuste sa stratégie face à la barbarie de Poutine
Crédit: Adobe Stock

Les pourparlers sous le soleil des Émirats, l’Ukraine sous la neige et les bombes

Pendant que Kyiv gèle, Abu Dhabi brille. Le 4 février 2026, sous les dorures du palais Al Shati, les délégués ukrainiens, russes et américains s’assoient autour d’une table en acajou. Le ministre des Affaires étrangères des Émirats sourit aux caméras : « Ces discussions s’inscrivent dans nos efforts pour promouvoir le dialogue ». Zelenskyy, lui, n’est pas là. Il est à Kyiv, devant les décombres d’une centrale électrique, les mains nues dans le froid. « Ils parlent paix ici. Moi, je vois la guerre », lance-t-il à ses conseillers, la voix rauque:refs[12-101,110].

Les enjeux ? Territoires. Sécurité. Garanties. Moscou exige que l’Ukraine cède un cinquième de la région de Donetsk, déjà en partie occupée. Kyiv refuse catégoriquement. « On ne négocie pas notre souveraineté », martèle Andriy Yermak, chef de cabinet de Zelenskyy. « Ils veulent qu’on leur donne ce qu’ils n’ont pas pu prendre par la force. Hors de question ». Pendant ce temps, à Moscou, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, déclare avec un sourire en coin : « Nous sommes ouverts au dialogue, mais l’Ukraine doit faire des concessions réalistes ». Traduction : « Rendez-vous, ou gèlez »:refs[14-101,103,110].


Je regarde les photos des négociations. Costumes cravates, sourires polis, poignées de main sous les lustres. Et je pense à Iryna, 28 ans, infirmière à Kharkiv, qui m’a écrit hier : « On opère à la lumière des téléphones. Les générateurs tombent en panne. On perd des patients. Mais on continue. Parce qu’on n’a pas le choix. » Voilà la vraie ‘négociation’. Pas autour d’une table en acajou, mais dans le sang et le froid des hôpitaux ukrainiens.

Le piège de Poutine : frapper pour mieux négocier

« Chaque frappe russe confirme qu’ils ne prennent pas la diplomatie au sérieux ». La phrase de Zelenskyy résonne comme un coup de marteau. Car c’est une stratégie testée, validée, perfectionnée depuis 2014. Poutine ne négocie jamais en position de faiblesse. Il frappe d’abord. Puis il propose des « discussions ». « C’est une tactique classique du Kremlin », explique Ben Aris, rédacteur en chef de BNE IntelliNews. « Ils escaladent la violence juste avant les pourparlers pour forcer l’Ukraine à faire des concessions. Et ça marche souvent, parce que les Occidentaux ont peur d’une guerre totale ». Cette fois, Poutine a choisi l’hiver comme arme. « Il sait que sans électricité, sans chauffage, la population ukrainienne va mettre une pression énorme sur Zelenskyy pour qu’il cède », ajoute Aris:refs[16-105].

Les preuves ? Le 28 décembre 2025, à la veille d’une rencontre entre Zelenskyy et Donald Trump en Floride, 500 drones et 40 missiles s’abattent sur Kyiv. Résultat : 1 million de foyers sans électricité, deux morts, des dizaines de blessés. « Coïncidence ? » ironise Oleksiy Danilov, secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien. « Poutine envoie un message : ‘Si tu ne cèdes pas, je peux faire bien pire’ ». Même scénario en janvier 2026 : à chaque avancée diplomatique, Moscou répond par une vague de frappes. « Ils veulent nous faire croire que la paix est possible… à condition qu’on accepte leurs termes », résume Rustem Umerov, chef négociateur ukrainien:refs[18-105,103].


Je repense à une phrase de Hannah Arendt : « La violence est le dernier refuge de l’incompétence. » Poutine n’a plus d’arguments. Il n’a plus de soldats en assez grand nombre. Il n’a plus l’avantage sur le terrain. Alors il frappe les civils. Les hôpitaux. Les écoles. Les centrales électriques. Parce qu’il ne sait plus faire la guerre, il fait du terrorisme. Et le monde, lui, continue de parler de « processus de paix ». Comme si on pouvait négocier avec un pyromane pendant qu’il met le feu à ta maison.

Sources

Sources primaires

Zelensky promised to adjust the work of Ukraine’s negotiating team after Russia’s targeted strike on the Ukrainian energy sector – 3 février 2026
Ukraine to adjust peace negotiators’ work after Russia’s strike, Zelenskiy says – 3 février 2026
Ukraine to adjust peace negotiators’ work after Russia’s strike, Zelenskiy says – 3 février 2026
Russia launches massive strike on Ukraine day before US-brokered peace talks – 3 février 2026
Trilateral Ukraine talks to resume in Abu Dhabi on Wednesday: Zelenskyy – 1er février 2026
Russia targets Ukraine’s energy as trilateral talks loom – 24 janvier 2026
Zelenskyy demands faster energy imports as Ukraine reels from power outages – 17 janvier 2026
Zelenskyy says US security guarantee text ready to be finalised with Trump – 8 janvier 2026
Ukraine-Russia-US hold talks in Abu Dhabi with territory as key issue – 24 janvier 2026
Zelensky says peace deal is 90% ready in New Year address – 1er janvier 2026
Zelensky says Russia ‘doesn’t want peace’, ahead of Florida meeting with Trump – 28 décembre 2025
Volodymyr Zelensky plans to meet Trump on Sunday for talks on peace deal – 27 décembre 2025
Volodymyr Zelensky warns against giving away territory to Russia, as latest Ukraine talks end – 25 novembre 2025
Russia and Ukraine agree Black Sea ceasefire, but Zelensky says Russia is lying about terms – 25 mars 2025
The ‘thorny’ issues that threaten to derail a Russia-Ukraine peace deal – 30 décembre 2025

Sources secondaires

Ukraine accuses Russia of targeting energy infrastructure as peace talks loom – The Guardian, 3 février 2026
En Ukraine, la guerre des énergies s’accélère avant les négociations d’Abu Dhabi – Le Monde, 3 février 2026
Russia’s winter offensive: freezing Ukraine into submission – Financial Times, 2 février 2026
Russia Strikes Ukraine’s Power Grid, Testing Zelensky’s Resolve Before Talks – The New York Times, 3 février 2026
Ukraine’s energy grid under siege as Russia escalates attacks before peace talks – The Washington Post, 3 février 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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