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ÉDITORIAL : La paix en miettes – Quand les négociations ne sont qu’un leurre et la guerre continue de tuer
Crédit: Adobe Stock

L’hypocrisie des “pauses humanitaires”

Il y a quelques jours, le Kremlin a annoncé, avec une solennité calculée, qu’il acceptait de suspendre les frappes sur Kyiv pendant une semaine, à la demande personnelle de Donald Trump. Une “pause humanitaire”, a-t-on dit. Un geste de “bonne volonté”. Sauf que, dans les faits, cette pause n’a jamais existé. Pendant que les délégués discutaient à Abu Dhabi, les missiles russes continuaient de pleuvoir sur l’Ukraine. À Kharkiv, des frappes ont fait des victimes. À Odesa, des infrastructures énergétiques ont été détruites. À Dnipro, un bus de mineurs a été pulvérisé. Douze morts. Des dizaines de blessés. Des vies brisées. Tout ça pendant une “pause”.

Et personne ne semble s’en offusquer. Personne ne semble trouver ça scandaleux. On continue de parler de “progrès”. On continue de serrer des mains. On continue de sourire pour les caméras. Comme si tout ça était normal. Comme si mentir, tricher, tuer, était devenu la norme.

Je me souviens d’un médecin ukrainien, rencontré dans un hôpital de Lviv, qui m’avait dit, les yeux fatigués : “Ils parlent de pauses humanitaires. Mais ici, on n’a pas de pause. On a des corps qui arrivent. Des enfants qui hurlent. Des mères qui pleurent. Et eux, ils parlent.” Il avait secoué la tête, comme s’il ne comprenait pas. Comme si le monde avait basculé dans une folie dont lui seul voyait l’ampleur. Et aujourd’hui, en voyant les images du bus détruit à Dnipro, je me dis qu’il avait raison. La folie, c’est devenu notre quotidien.

Les négociations, alibi de l’inaction

Pourquoi ces négociations continuent-elles, alors qu’elles ne mènent à rien ? Pourquoi continue-t-on de croire que la diplomatie peut arrêter cette guerre, alors que chaque jour apporte son lot de morts ? La réponse est simple : parce que ces négociations sont un alibi. Un moyen pour chacun de se donner bonne conscience. Pour les États-Unis, de dire : “On fait tout pour la paix.” Pour l’Ukraine, d’espérer un miracle. Pour la Russie, de gagner du temps.

Mais la vérité, c’est que ces négociations ne serviront à rien. Parce que les positions sont irréconciliables. La Russie veut garder les territoires qu’elle a conquis. L’Ukraine refuse de céder un pouce de son sol. Les États-Unis veulent une paix rapide, pour pouvoir se concentrer sur d’autres fronts. Personne ne veut vraiment la paix. Personne n’est prêt à faire les compromis nécessaires. Alors on parle. On discute. On négocie. Et pendant ce temps, la guerre continue.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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