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ÉDITORIAL : La Russie joue avec le feu, l’OTAN doit agir maintenant
Crédit: Adobe Stock

L’énergie, nouvelle cible de la terreur

La Russie ne vise plus seulement les soldats. Elle vise les travailleurs de l’énergie, ceux qui réparent les lignes électriques, qui maintiennent les centrales en marche, qui permettent aux hôpitaux de fonctionner. À Borodyanka, près de Kyiv, un missile Kh-22 a été tiré sur une sous-station électrique en pleine réparation. Résultat : des quartiers entiers plongés dans le noir, des centaines de familles sans eau ni chauffage [Kyiv Post, 3 février 2026].

Pourquoi ? Parce que Poutine sait que l’hiver est son meilleur atout. Parce qu’il sait que l’Europe, confortablement installée dans ses certitudes, ne réagira vraiment que quand les corps commenceront à s’entasser. Alors il frappe là où ça fait mal : pas sur le front, mais dans les foyers, les écoles, les hôpitaux. Il ne veut pas gagner la guerre. Il veut briser les Ukrainiens. Les forcer à capituler par épuisement, par désespoir, par froid.

Je repense à cette phrase de Rutte, prononcée devant la Rada ukrainienne : « Nous voulons une paix durable, pour que les enfants puissent regarder vers l’avenir sans peur ». Mais quelle paix, Mark Rutte ? Celle que Poutine impose, bombe après bombe ? Celle qui laisse des villes entières dans le noir, des familles sans eau, des nouveau-nés mourant d’hypothermie ? La paix, ce n’est pas l’absence de guerre. C’est la justice. Et la justice, aujourd’hui, ce serait des Patriot en quantité suffisante pour abattre ces missiles. Ce serait des F-16 pour protéger le ciel ukrainien. Ce serait une OTAN qui ose enfin dire : assez.

Le piège des négociations

Les « pourparlers » d’Abu Dhabi sont une mascarade. La Russie y envoie des diplomates souriants, tandis que ses généraux envoient des missiles sur des civils. Poutine joue un double jeu : d’un côté, il fait semblant de négocier. De l’autre, il intensifie les frappes. Pourquoi ? Parce qu’il sait que chaque jour de discussion est un jour de plus où l’Ukraine saigne, où l’Europe doute, où l’OTAN se divise.

Et pendant ce temps, les États-Unis, sous l’impulsion de Donald Trump, poussent pour un « accord rapide ». Un accord qui, inévitablement, sacrifierait des territoires ukrainiens, qui laisserait Poutine garder le fruit de ses conquêtes. Un accord qui serait une victoire pour Moscou, et une trahison pour Kyiv [AP News, 1er février 2026].

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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