Quand les gardiens deviennent des pyromanes
New Start n’était pas parfait. Les experts le disaient : « Ça ne rend pas le monde plus sûr, ça le rend juste moins dangereux. » Une nuance. Comme dire qu’un cancer en phase terminale est « moins grave » qu’un cancer métastatique. Mais c’était tout ce qu’on avait. Un filet de sécurité troué, mais un filet quand même. Un moyen de compter les ogives, de limiter les lanceurs, de vérifier que personne ne trichait. Un moyen de dormir en se disant que, peut-être, les fous ne prendraient pas le dessus.
Aujourd’hui, ce filet est coupé. Et les fous sont aux commandes. D’un côté, Vladimir Poutine, qui menace depuis des mois de reprendre les essais nucléaires, qui suspend les inspections, qui brandit l’arme atomique comme un enfant gâté agite un pistolet à eau. De l’autre, Donald Trump, qui licencie les experts du contrôle des armements, qui joue les durs sur Twitter, qui laisse le traité mourir sans un regard en arrière. Entre les deux, la Chine, qui avance « à marche forcée » sur son arsenal, comme le note le Journal de Québec, et qui rit sous cape en voyant les deux géants s’entre-déchirer.
Je me souviens d’une blague que me racontait mon grand-père, un ancien de la Guerre froide. « Savais-tu que pendant la crise de Cuba, un sous-marin soviétique a failli lancer un torpedo nucléaire parce que les Américains leur balançaient des grenades sous-marines pour les faire remonter ? Un type, Vasili Arkhipov, a dit non. Sinon, tu ne serais pas là. » Aujourd’hui, je me demande : où sont les Vasili Arkhipov de 2026 ? Qui va dire non quand un général ivre ou un président en colère voudra appuyer sur le bouton ? Personne. Parce qu’on a viré les gardiens. Et qu’on a mis des pyromanes à leur place.
Le monde après New Start : un Far West atomique
Sans New Start, plus rien ne limite le nombre d’ogives. Plus rien. Les États-Unis peuvent en déployer 2 000. La Russie, 3 000. La Chine, qui n’était même pas signataire, en a déjà 400 et en veut 1 000 d’ici 2030. Et puis il y a les autres. La Corée du Nord, qui teste ses missiles comme on essaie des feux d’artifice. L’Iran, que les frappes américaines n’ont fait que radicaliser. Le Pakistan et l’Inde, deux voisins ennemis avec des arsenaux qui grossissent. Israël, qui ne confirme ni n’infirme, mais dont tout le monde sait qu’il a la bombe.
Stephen Herzog, expert au Middlebury Institute of International Studies, le dit sans détour : « Cela rend le monde moins sûr en raison du manque de transparence, car cela permet une concurrence effrénée de la part de dirigeants qui semblent vouloir s’appuyer sur les armes nucléaires. » Traduction : on est en train de revenir aux années 1950, quand les essais atomiques faisaient trembler les îles du Pacifique et que les enfants apprenaient à se cacher sous leurs bureaux. Sauf qu’à l’époque, au moins, il y avait des traités. Aujourd’hui, il n’y a plus que le vide. Et dans le vide, les monstres prospèrent.
Section 2 : Les responsables ont des noms
Poutine, le joueur de poker qui mise la planète
Commençons par lui. Vladimir Poutine. L’homme qui, en février 2023, suspendait la participation russe à New Start « pour protester contre l’obstruction américaine ». L’homme qui, en octobre 2025, annonçait la reprise des essais nucléaires, juste avant de serrer la main de Xi Jinping. L’homme qui, depuis deux ans, agite la menace atomique comme un chiffon rouge devant l’Occident. « Si les États-Unis font des essais, nous en ferons aussi », a-t-il prévenu. Comme si le monde était un terrain de jeu, et que les ogives étaient des billes.
Poutine sait ce qu’il fait. Il sait que l’Occident a peur. Il sait que chaque fois qu’il parle de nucléaire, les Bourses tremblent, les chancelleries s’agitent, les médias s’affolent. Il joue avec notre peur. Et il gagne. Parce qu’on le laisse faire. Parce qu’on préfère détourner les yeux plutôt que de regarder l’abîme en face. Parce qu’on se dit : « Ça n’arrivera pas. Pas vraiment. » Sauf que si. Ça peut arriver. Et chaque jour qui passe sans traité, chaque menace proférée, chaque essai annoncé rapproche ce jour.
Je me souviens d’une interview de Poutine, il y a quelques années. Un journaliste lui demandait s’il bluffait avec la menace nucléaire. Il avait souri. Un sourire en coin, celui d’un joueur de poker qui sait qu’il a la meilleure main. « En Russie, on ne bluffe pas avec ça », avait-il répondu. Aujourd’hui, je me demande : et si c’était vrai ? Et si, quelque part dans un bunker, un général russe attend juste qu’on lui donne le feu vert ? Et si le seul thing qui les retient, c’est qu’on n’a pas encore franchi la ligne rouge ? Sauf qu’il n’y a plus de ligne rouge. Il n’y a plus de traité. Il n’y a plus que le vide. Et dans le vide, les fous dansent.
Trump, l’arroseur-pyromane
Et puis il y a lui. Donald Trump. L’homme qui, en 2019, a fait sortir les États-Unis du traité INF sur les missiles à portée intermédiaire. L’homme qui, en 2025, a laissé mourir New Start sans lever le petit doigt. L’homme qui, selon Slate, a licencié « de nombreux personnels-clés tels que des inspecteurs, négociateurs et experts nucléaires », laissant le département de l’Énergie « sans le personnel nécessaire » pour négocier un nouveau traité. Comme si on virait les pompiers en plein incendie.
Trump, lui, joue un autre jeu. Celui du « America First » poussé à l’extrême. Celui qui dit : « Si les Russes trichent, pourquoi on se gênerait ? » Celui qui croit que la meilleure façon de négocier, c’est de montrer les muscles. Sauf que les muscles, ici, ce sont des ogives. Et les ogives, ça ne négocie pas. Ça explose.
En septembre 2025, Poutine lui tendait une perche : « Prolongeons New Start d’un an. » Trump avait trouvé l’idée « bonne ». Puis plus rien. Silence. Comme si le sort du monde se décidait entre deux tweets, entre deux meetings, entre deux égocentriques qui croient que l’Histoire leur appartient. Comme si on pouvait jouer à saute-mouton avec l’apocalypse.
Section 3 : Les conséquences : un monde sans filet
La prolifération, version turbo
Sans New Start, plus rien ne limite la course aux armements. La Russie peut déployer autant d’ogives qu’elle veut. Les États-Unis aussi. La Chine, qui n’était même pas signataire, en profite pour accélérer son programme. Le monde entre dans une nouvelle course aux armements. Une course où les règles n’existent plus. Où chaque pays se dit : « Si les autres le font, pourquoi pas nous ? »
Déjà, les signes sont là. La Corée du Nord multiplie les essais. L’Iran, sous pression, pourrait décider de franchir le pas. Le Pakistan et l’Inde, deux puissances nucléaires en tension permanente, regardent ce qui se passe et se disent : « Pourquoi se limiter ? » La prolifération n’est plus une menace lointaine. Elle est là. Elle est en marche.
Stephen Herzog, toujours lui, résume la situation : « Cela permet une concurrence effrénée de la part de dirigeants qui semblent vouloir s’appuyer sur les armes nucléaires. » Autrement dit : on est en train de revenir à la Guerre froide, mais en pire. Parce qu’à l’époque, au moins, il y avait des traités. Aujourd’hui, il n’y a plus que le vide. Et dans le vide, les monstres prospèrent.
Je me souviens d’un reportage que j’avais fait il y a dix ans, sur les survivants d’Hiroshima. Une vieille dame m’avait dit : « On nous avait promis que plus jamais ça n’arriverait. Mais regardez autour de vous. Les hommes n’apprennent jamais. » Aujourd’hui, je regarde autour de moi. Je vois Poutine et Trump, comme deux gamins qui se disputent dans un magasin de porcelaine. Je vois la Chine qui en profite pour s’armer. Je vois les autres qui suivent, comme des moutons. Et je me dis : elle avait raison. On n’a rien appris. Pire : on a oublié. On a oublié la peur. On a oublié l’horreur. On a oublié qu’une seule bombe peut tout détruire. Et qu’il n’y a pas de gagnant dans une guerre nucléaire. Juste des perdants. Des milliards de perdants.
Le risque d’un accident, multiplié par dix
Plus de traité, ça veut dire moins de transparence. Moins de vérifications. Moins de contrôles. Plus de risques d’accident. Parce que les armes nucléaires, ce n’est pas comme des chars ou des avions. Une erreur, un bug informatique, un général un peu trop zélé, et c’est la catastrophe. Un missile qui part tout seul. Une ogive qui explose par accident. Un sous-marin qui coule avec son arsenal à bord.
En 1961, un bombardier américain a largué par accident deux bombes H sur la Caroline du Nord. Par miracle, elles n’ont pas explosé. En 1983, un officier soviétique a refusé d’obéir à un ordre de frappe nucléaire, parce qu’il pensait (à raison) que c’était une fausse alerte. En 1995, la Russie a failli lancer une frappe contre les États-Unis à cause d’une fusée norvégienne prise pour un missile. Trois fois, on a frôlé la catastrophe. Trois fois, on a eu de la chance. Aujourd’hui, avec moins de contrôles, moins de vérifications, moins de dialogue, les risques d’accident augmentent. Et la prochaine fois, on n’aura peut-être pas cette chance.
Section 4 : Et maintenant ? L'urgence d'agir
Ce qui peut encore être fait
Est-il trop tard ? Non. Pas encore. Mais chaque jour qui passe rapproche l’heure zéro. Il faut relancer les négociations. Il faut impliquer la Chine, qui refuse depuis des années de rejoindre les discussions. Il faut réinstaller des mécanismes de vérification, même informels. Il faut parler. Parce que le silence, en matière nucléaire, est la pire des options.
Les experts le disent : même un traité imparfait vaut mieux que pas de traité du tout. Même un dialogue tendu vaut mieux que pas de dialogue. Même un filet troué vaut mieux que pas de filet du tout.
Et puis il y a nous. Les citoyens. Les électeurs. Ceux qui peuvent exiger de nos dirigeants qu’ils agissent. Qu’ils parlent. Qu’ils négocient. Qu’ils arrêtent de jouer avec le feu. Parce que dans cette histoire, les vrais perdants, ce ne seront pas Poutine ou Trump. Ce seront nos enfants. Ceux qui hériteront d’un monde où la menace nucléaire ne sera plus une abstraction, mais une réalité quotidienne. Un monde où chaque crise, chaque tension, chaque malentendu pourra déclencher l’impensable.
Je me souviens d’une phrase de Einstein : « Je ne sais pas avec quelles armes on se battra pendant la Troisième Guerre mondiale, mais pour la Quatrième, ce sera avec des bâtons et des pierres. » Aujourd’hui, je regarde les titres, j’écoute les déclarations, je vois les ogives s’accumuler, et je me dis : on est en train de jouer avec le feu. Pas avec des allumettes. Avec des torches. Avec des bombes. Avec l’avenir de nos enfants. Et le pire, c’est qu’on le sait. On le sait tous. Mais on regarde ailleurs. Parce que c’est plus facile. Parce que ça nous arrange. Parce qu’on préfère croire que ça n’arrivera pas. Sauf que si. Ça peut arriver. Et si ça arrive, il n’y aura pas de Quatrième Guerre mondiale. Il n’y aura plus rien.
Le rôle de l’opinion publique
Wilfred Wan, du Stockholm International Peace Research Institute, le dit : « L’opinion publique, mieux informée sur le nucléaire, agira comme une force motrice auprès des décideurs politiques. » Autrement dit : notre voix compte. Notre colère compte. Notre peur compte. Parce que les dirigeants n’agissent que quand on les y force. Quand on leur rappelle que leur pouvoir, ils ne le tiennent pas d’eux-mêmes, mais de nous.
Alors parlons. Écrivez à vos députés. Manifestons. Exigeons des comptes. Faisons en sorte que Poutine et Trump sachent qu’on les regarde. Qu’on sait ce qu’ils font. Qu’on ne les laissera pas jouer avec nos vies.
Parce que dans cette histoire, il n’y a pas de gagnants. Juste des survivants. Et encore : survivre à quoi ? À un monde où chaque matin, on se réveillera en se demandant si aujourd’hui est le jour où tout bascule ? À un monde où nos enfants grandiront en apprenant à se cacher sous leurs bureaux, comme dans les années 1950 ? À un monde où la peur sera notre compagne quotidienne ?
Non. Non.
Conclusion : L'heure est venue de choisir
Le monde à la croisée des chemins
Nous sommes à un carrefour. D’un côté, la voie de la raison. Celle où on se parle, où on négocie, où on limite les arsenaux, où on se souvient qu’une guerre nucléaire n’a pas de gagnants. De l’autre, la voie de la folie. Celle où on s’arme, où on se menace, où on joue au plus malin, où on croit que la dissuasion suffira à nous protéger. Sauf que la dissuasion, ça ne marche que si tout le monde est rationnel. Et aujourd’hui, les fous sont aux commandes.
Le traité New Start expire dans quelques heures. Après, ce sera le vide. Le Far West nucléaire. Un monde où chaque pays fera ce qu’il veut, où chaque dirigeant pourra brandir la menace atomique comme un jouet, où chaque crise pourra dégénérer en catastrophe. Un monde plus dangereux qu’il ne l’a jamais été.
Je me souviens d’une conversation avec un ancien diplomate, il y a quelques années. Il m’avait dit : « Tu sais, le pire avec les armes nucléaires, c’est qu’on s’y habitue. On finit par croire que c’est normal. Qu’on peut vivre avec. Qu’on peut jouer avec. Jusqu’au jour où on ne peut plus. » Aujourd’hui, je regarde les titres. Je vois Poutine et Trump, face à face, comme deux gamins avec des allumettes près d’un baril de poudre. Je vois les ogives s’accumuler. Je vois les traités mourir. Et je me dis : on s’y est habitués. On a cru qu’on pouvait vivre avec. Qu’on pouvait jouer avec. Sauf que non. Parce que les armes nucléaires, ça ne se domestique pas. Ça ne s’apprivoise pas. Ça se désamorce. Ou ça explose. Et aujourd’hui, on est en train de choisir. Pas eux. Nous. Parce que si on ne dit rien, si on ne fait rien, si on laisse les fous danser, alors on aura choisi. On aura choisi l’explosion. On aura choisi la fin.
Le choix qui nous reste
Alors aujourd’hui, on a le choix. Soit on se tait. On détourne les yeux. On se dit que ça n’arrivera pas. On laisse Poutine et Trump jouer avec nos vies. On accepte de vivre dans un monde où, chaque matin, on se réveille en se demandant si aujourd’hui est le jour où tout bascule. Soit on agit. On crie. On exige. On force nos dirigeants à négocier. On leur rappelle qu’ils ne sont pas propriétaires de la planète. Qu’ils n’ont pas le droit de jouer avec notre avenir. Qu’une guerre nucléaire, ça ne se gagne pas. Ça se survit. Ou ça s’efface.
Le traité New Start expire ce soir. Après, ce sera le vide. Mais le vide, on peut le remplir. Avec des mots. Avec des actes. Avec notre voix. Parce que dans cette histoire, les vrais héros, ce ne seront pas les généraux, ni les présidents. Ce seront ceux qui auront refusé de se taire. Ceux qui auront dit : « Assez. » Ceux qui auront forcé le monde à reculer du précipice.
Alors aujourd’hui, choisissons. Choisissons la vie.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements russe et américain, déclarations publiques de Dmitri Peskov (porte-parole du Kremlin), rapports du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), articles de 20 Minutes, Journal de Québec, Slate, Radio-Canada.
Sources secondaires : analyses d’experts (Stephen Herzog, Middlebury Institute of International Studies), rapports d’organisations internationales (ONU, SIPRI), articles de presse spécialisée.
Les données statistiques, géopolitiques et stratégiques citées proviennent d’institutions officielles et d’experts reconnus dans le domaine du désarmement nucléaire.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
« Dans quelques jours à peine, le monde se retrouvera dans une situation plus dangereuse qu’auparavant » – 20 Minutes, 3 février 2026
La fin de l’ultime traité New Start menace l’équilibre nucléaire mondial – Journal de Québec, 2 février 2026
Menace nucléaire : quand le compteur s’accélère – Radio-Canada, 2026
Sources secondaires
L’accord nucléaire russo-américain est sur le point de prendre fin et nous n’en verrons pas d’autre – Issues, 16 janvier 2026
Le traité limitant les arsenaux nucléaires américains et russes prend fin en février et ne sera pas renouvelé – Slate, 7 janvier 2026
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