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ÉDITORIAL : L’Ukraine ne peut pas attendre — il est temps d’agir, maintenant et sans compromis
Crédit: Adobe Stock

La trêve qui n’en est pas une

On nous parle de cessez-le-feu. De pauses humanitaires. De « fenêtres de négociation ». Mais à quoi bon ? La Russie a déjà prouvé, à maintes reprises, qu’elle ne respectait aucun accord. Les accords de Minsk ? Violés. Les trêves locales ? Bafouées. Les corridors humanitaires ? Bombardés. Alors pourquoi cette fois serait différente ? Parce que l’Occident a enfin menacé de frapper ? Parce que, pour la première fois, on parle ouvertement d’une intervention militaire directe ?

Le problème, c’est que Poutine ne craint pas les menaces. Il craint les actes. Et jusqu’à présent, nos actes ont été trop lents, trop timides, trop calculés. Pendant que nous tergiversons, la Russie avance. Pendant que nous discutons des modalités d’une réponse, les chars russes écrasent les dernières poches de résistance à Pokrovsk. Pendant que nous espérons encore une solution diplomatique, des villes entières disparaissent sous les bombes.

Je me souviens d’une phrase de Churchill : « Un homme d’État qui hésite est un homme d’État perdu. » Aujourd’hui, nous sommes perdus. Parce que nous hésitons. Parce que nous avons peur d’agir. Parce que nous préférons les demi-mesures aux décisions claires. Et pendant ce temps, Poutine, lui, n’hésite pas. Il avance. Il détruit. Il gagne. Parce qu’il sait que, tant que nous ne serons pas prêts à payer le prix de la liberté, il peut continuer. Et ça, c’est une honte.

Le jeu dangereux de Trump et Poutine

Et puis il y a Trump. Qui annonce, avec une fierté déconcertante, que Poutine a accepté de ne pas bombarder Kyiv pendant une semaine, le temps que les températures chutent à -30°C (AP News, 29 janvier 2026). Une trêve humanitaire ? Non. Une manœuvre. Une façon pour Poutine de montrer qu’il peut décider, d’un claquement de doigts, qui vivra et qui mourra. Une façon de rappeler au monde que c’est lui qui contrôle le thermostat de cette guerre.

Et le monde applaudit. Ou plutôt, le monde soupire de soulagement. Parce qu’une semaine sans bombes sur Kyiv, c’est toujours ça de pris. Sauf que cette semaine, c’est une semaine de plus pour que la Russie se prépare. Une semaine de plus pour qu’elle avance ailleurs, là où les caméras ne filment pas. Une semaine de plus pour que le monde s’habitue à l’idée que Poutine peut dicter les termes de la guerre — et de la paix.

Je me demande parfois à quel moment nous avons accepté ça. À quel moment nous avons décidé que la vie de millions de gens dépendait des caprices d’un homme. À quel moment nous avons normalisé l’idée qu’un dirigeant pouvait jouer avec des vies comme avec des pions sur un échiquier. Et surtout, je me demande pourquoi nous ne crions pas plus fort. Pourquoi nous ne nous révoltons pas. Pourquoi nous acceptons, encore et toujours, que ce soit comme ça.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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