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ÉDITORIAL : Quand la guerre se joue dans le froid et l’ombre, l’OTAN doit choisir : agir ou disparaître
Crédit: Adobe Stock

75% des missiles, 90% des défenses aériennes… et après ?

Rutte a rappelé les chiffres : depuis l’été dernier, les membres de l’OTAN ont fourni 75% des missiles utilisés sur le front ukrainien et 90% des systèmes de défense aérienne. Des chiffres impressionnants. Sur le papier. Dans la réalité, ces missiles ne suffisent pas. Les défenses aériennes ukrainiennes sont à bout de souffle. Les stocks s’épuisent. Et la Russie, elle, ne manque de rien. Grâce à la Corée du Nord, à l’Iran, à la Chine, elle a des drones, des missiles, des obus à revendre. Pendant ce temps, l’Europe tergiverse. Les États-Unis hésitent. Et l’Ukraine saigne.

Le problème, ce n’est pas le manque de volonté. C’est le manque de vitesse. L’OTAN agit comme une bureaucratie, pas comme une alliance militaire. Chaque décision prend des semaines. Chaque livraison d’armes est négociée, retardée, réduite. Pendant ce temps, Poutine avance. Métre par mètre. Ville par ville. Et l’hiver, lui, ne attend personne.

Je me souviens d’une conversation avec un soldat ukrainien, l’été dernier. Il me disait : « On nous donne assez d’armes pour ne pas perdre, mais pas assez pour gagner. » C’est ça, la stratégie de l’OTAN. Ne pas perdre. Mais jamais gagner. Comme si on pouvait gagner une guerre sans écraser l’ennemi. Comme si on pouvait sauver des vies sans en prendre. L’OTAN joue à la guerre. Poutine, lui, la fait. Et pendant que les généraux discutent, les soldats meurent. Et les enfants grelottent.

La paix ? Une illusion

Rutte a aussi parlé de paix. De négociations. De garanties de sécurité pour l’Ukraine. Comme si la paix était une option réaliste alors que les obus pleuvent. Les pourparlers d’Abu Dhabi, reportés à mercredi, sont une mascarade. Personne ne croit à une solution diplomatique. Pas quand la Russie exige la reddition de l’Ukraine. Pas quand Poutine rêve d’un empire reconstitué. Pas quand les missiles continuent de s’abattre sur des civils.

La paix, ce n’est pas un papier signé dans un palace. C’est une armée russe vaincue. C’est un Poutine humilié. C’est une Ukraine libre et souveraine. Tout le reste, ce sont des mots. Des mots qui ne réchaufferont pas les Ukrainiens cet hiver. Des mots qui ne ramèneront pas leurs morts.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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