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ÉDITORIAL : Quand la Russie et l’Iran jouent avec le feu nucléaire, le monde ferme les yeux
Crédit: Adobe Stock

Le bluff nucléaire russe

La Russie n’a pas officiellement quitté le traité New Start. Elle l’a juste suspendu. Une suspension qui dure depuis 2023. Une suspension qui, en réalité, signifie une chose : Moscou n’a plus l’intention de se plier aux règles. Pourtant, le Kremlin ose encore parler de « diplomatie ». Dmitri Peskov, porte-parole de Poutine, a déclaré que le monde serait « plus dangereux » sans ce traité. Comme si la Russie n’avait pas tout fait pour en arriver là.

En 2025, Poutine avait proposé de prolonger le traité d’un an. Trump avait trouvé l’idée « bonne ». Puis, plus rien. Pas de réponse. Pas de suite. Juste le vide. Comme si les deux hommes s’étaient entendus pour laisser mourir le traité sans faire de vagues. Pendant ce temps, la Russie continue de moderniser son arsenal. Elle teste des missiles hypersoniques. Elle menace l’Europe. Elle joue avec le feu, littéralement.

Je me souviens d’une interview de Poutine, il y a quelques années. Il parlait de la Russie comme d’une « grande nation assaillie ». Aujourd’hui, c’est lui qui assiège le monde. Et le pire, c’est que personne ne semble capable de l’arrêter. On dirait que le monde a peur. Peur de réagir. Peur de dire non. Peur de regarder la réalité en face : la Russie n’a plus aucune intention de respecter les règles. Et les États-Unis, eux, semblent prêts à tout pour éviter un conflit. Même à laisser tomber le dernier traité qui nous protégeait.

L’Ukraine, otage d’un jeu plus grand qu’elle

Pendant que la Russie et les États-Unis jouent à se faire peur avec leurs ogives, l’Ukraine paie le prix fort. Les frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes se multiplient. Des centaines de milliers de personnes sont privées de chauffage en plein hiver. Volodymyr Zelensky supplie l’Occident d’agir. En vain. Parce que, au fond, l’Ukraine n’est qu’un pion dans un jeu bien plus grand. Un jeu où la Russie menace, les États-Unis tergiversent, et l’Europe regarde, impuissante.

Le 3 février 2026, la Russie a lancé sa « plus puissante » attaque de drones et de missiles sur l’Ukraine depuis le début de l’année. Résultat : des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales. Le même jour, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, était à Kiev. Son verdict ? Ces attaques « ne témoignent pas d’un engagement sérieux en faveur de la paix ». Comme si la Russie avait jamais eu l’intention de faire la paix.

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