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ÉDITORIAL : Quand un drone inconnu s’écrase en Pologne, l’Europe tremble et se réveille
Crédit: Adobe Stock

Un corridor aérien pour les drones russes

Les drones qui violent l’espace aérien polonais ne viennent pas de Russie. Ils viennent de Biélorussie. Ce pays, dirigé d’une main de fer par Alexandre Loukachenko, est devenu le relais logique de Moscou pour tester les défenses européennes. Depuis 2022, la Biélorussie sert de base arrière pour les troupes russes, de plateforme de lancement pour les missiles, et maintenant, de corridor pour les drones. Les autorités polonaises le savent. L’OTAN le sait. Mais personne ne bouge. Pourquoi ? Parce que la Biélorussie n’est pas officiellement en guerre. Parce qu’elle se cache derrière une façade de neutralité. Parce que, une fois de plus, l’Europe préfère les demi-mesures aux décisions fortes.

En août 2025, un drone Shahed a survolé la Pologne pendant plus de deux heures avant de s’écraser. Deux heures. Assez pour cartographier des infrastructures sensibles, repérer des faiblesses, préparer une attaque future. Et pourtant, aucune riposte. Aucune sanction contre Minsk. Juste des « discussions » et des « appels au calme ». Comme si on pouvait raisonner un régime qui n’a que faire de la diplomatie. Comme si on pouvait négocier avec des hommes qui ne comprennent que la force.

Il y a des moments où le silence est une trahison. Quand un drone russe s’écrase à quelques kilomètres d’une base militaire polonaise, ce n’est pas un accident. C’est un message. Un message adressé à l’OTAN, à l’UE, à tous ceux qui croient encore que la guerre en Ukraine ne les concerne pas. Ce message, c’est : « Nous pouvons frapper où nous voulons, quand nous voulons. Et vous ne ferez rien. » Alors oui, la Pologne s’arme. Oui, elle se prépare. Mais à quoi bon, si le reste de l’Europe reste sourd et aveugle ?

L’inaction européenne : une invitation à l’escalade

L’Europe a un problème. Elle parle beaucoup, mais elle agit peu. Elle condamne les violations de son espace aérien, mais elle ne sanctionne pas. Elle promet de protéger ses frontières, mais elle laisse des drones ennemis les survoler en toute impunité. Et pendant ce temps, la Russie avance. Elle teste. Elle sonde. Elle prépare le terrain pour des attaques plus ambitieuses. Parce qu’elle sait une chose : l’Europe a peur. Peur de la confrontation. Peur des représailles. Peur de devoir choisir entre la paix et la dignité.

En septembre 2025, après l’intrusion massive de drones russes, la Pologne a évoqué l’activation de l’article 4 du traité de l’OTAN, qui prévoit des consultations en cas de menace pour la sécurité d’un membre. Mais rien n’a été fait. Aucune réunion d’urgence. Aucune décision concrète. Juste des mots. Toujours des mots. Comme si l’Europe avait oublié que les mots, sans actes, ne sont que du vent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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