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ÉDITORIAL : Trump contre l’Europe – Quand l’orgueil américain écrase l’alliance historique
Crédit: Adobe Stock

Le Groenland, symbole d’une ambition démesurée

Le Groenland n’est qu’un prétexte. Trump le présente comme une question de « sécurité nationale », un « gros bloc de glace » stratégique. En réalité, c’est une provocation calculée. Il sait pertinemment que le Danemark ne cédera jamais ce territoire autonome, riche en ressources naturelles et symbole de souveraineté arctique. Son but ? Créer un conflit permanent, un levier de pression pour diviser l’Europe et affaiblir l’OTAN.

Il a beau répéter qu’il n’utilisera « pas la force », ses menaces sont claires : « Si vous refusez, je m’en souviendrai ». Une phrase qui résonne comme un avertissement mafieux. Et pendant que l’Europe s’épuise à négocier, Trump en profite pour serrer la vis ailleurs : en Ukraine, où il exige que les Européens assument seuls le coût de la guerre ; au Venezuela, où il vient de s’emparer des ressources pétrolières ; et même en Inde, où il vient d’annoncer un accord commercial qui isole un peu plus l’Europe.

Je me demande parfois si Trump mesure l’ironie de ses actes. Il accuse l’Europe de faiblesse, mais c’est lui qui utilise la force brute pour imposer sa volonté. Il se présente en sauveur de l’Occident, mais ses méthodes rappellent celles des empires autoritaires qu’il prétend combattre. Et le plus terrifiant, c’est que ça fonctionne. Les Européens, divisés, peinent à riposter. Macron tente de mobiliser l’UE, mais les intérêts nationaux priment. Pendant ce temps, Trump avance, sûr de son impunité. Jusqu’à quand ?

L’OTAN, otage d’un chantage permanent

Trump ne cache plus son mépris pour l’OTAN. Il répète que les États-Unis ont « tout donné » à l’Alliance atlantique sans rien recevoir en retour. Il exige que les Européens augmentent massivement leurs budgets de défense, tout en sabordant lui-même la confiance mutuelle. Son calcul est cynique : affaiblir l’Europe pour mieux la dominer, puis lui faire porter le fardeau de la sécurité mondiale tandis que les États-Unis en tirent les bénéfices économiques et stratégiques.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a beau tenter de minimiser les tensions, la réalité est cruelle : l’Alliance est en crise. Les Européens ne font plus confiance à Washington. Les Américains, eux, voient dans l’Europe un frein à leur hégémonie. Et Trump, lui, joue les pyromanes en chef, attisant les braises pour mieux régner sur les cendres.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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