Les registres de vol : la preuve qui ne ment pas
Les registres de vol sont formels : Donald Trump a voyagé à plusieurs reprises à bord du « Lolita Express », le jet privé d’Epstein, entre 1997 et 2003. Parmi les dates les plus accablantes, certaines correspondent à des périodes où des mineures étaient transportées vers l’île privée d’Epstein, Little Saint James, pour y être exploitées sexuellement. Des filles, parfois âgées de 14 ou 15 ans, violées par des hommes puissants, sous le regard complice d’un système qui les a protégés pendant des années.
Et Trump était là. Pas une fois, pas deux, mais « bien plus souvent que ce qui avait été rapporté », selon les documents du FBI. Pourtant, quand on lui demande des comptes, il répond par l’insulte, la menace, le déni. « Je ne suis jamais allé sur cette île », clame-t-il, alors que des témoins affirment l’avoir vu sur place. « Personne ne m’a jamais accusé d’y avoir été », assure-t-il, alors que les documents du FBI regorgent d’allégations le concernant, même si certaines restent non vérifiées. Mais peu importe : dans l’Amérique de Trump, la présomption d’innocence ne s’applique qu’à lui.
Je repense à ces jeunes filles, ces adolescentes arrachées à leur enfance, violées, humiliées, jetées comme des kleenex après usage. Je repense à leurs témoignages, à leurs larmes, à leur courage pour briser le silence. Et je me dis : comment un homme peut-il regarder ces visages et continuer à mentir ? Comment peut-il utiliser leur souffrance pour alimenter son propre récit de persécution ? Trump ne nie pas seulement les faits. Il nie l’humanité de ces victimes. Il les efface une seconde fois. Et ça, c’est peut-être le plus insupportable.
Les courriels et les photos : l’ombre d’un système
Les documents publiés par le ministère de la Justice ne se limitent pas aux registres de vol. Ils incluent aussi des courriels, des photos, des notes internes qui dessinent le portrait d’un réseau de complicités où Trump n’était pas un simple figurant. Dans un courriel de 2013, par exemple, Epstein évoque des « amis communs » avec Trump, et propose d’organiser des dîners où des personnalités influentes pourraient rencontrer des « jeunes femmes ». Des jeunes femmes. Le langage est clair. Le sous-entendu, glaçant.
Et puis, il y a les photos. Celle de Trump, Epstein, Ghislaine Maxwell et Melania Trump, souriants, insouciants, lors d’une soirée à Mar-a-Lago en 2000. Une autre, où Trump et Epstein posent côte à côte, bras sur les épaules, comme deux vieux copains. Des images qui valent mille mots, surtout quand on sait ce qui se passait dans l’ombre. Pourtant, Trump continue de jouer les offensés : « C’est un canular, une escroquerie, une attaque politique ». Comme si les victimes d’Epstein n’étaient que des pions dans son jeu politique.
Section 3 : Le complotisme, maladie chronique de l’Amérique trumpiste
Quand la théorie du complot devient doctrine
Trump n’a pas inventé le complotisme. Mais il en a fait une arme politique. Dès 2016, il a surfé sur les théories les plus folles pour mobiliser sa base : le « Birtherism » (Obama n’était pas né aux États-Unis), le « Pizzagate » (un prétendu réseau pédophile démocrate), le « Deep State » (un gouvernement secret qui manipule tout). Aujourd’hui, avec l’affaire Epstein, il réutilise la même recette : « C’est un complot des élites, des médias, des démocrates ». Même quand les preuves viennent de son propre camp.
Le problème ? Ça marche. Une partie de l’Amérique, épuisée par les crises, méfiante envers les institutions, prête à croire n’importe quoi pourvu que ça confirme ses préjugés, avale ces mensonges sans sourciller. 47% des républicains pensent que l’affaire Epstein est une « manipulation » pour nuire à Trump. 38% croient que les documents publiés sont « truqués ». 29% sont convaincus que Trump est « innocent », quoi qu’il arrive. Les faits n’ont plus d’importance. Seule compte la foi en leur leader.
Je me souviens d’une discussion avec un ami républicain, il y a quelques mois. Il me disait : « Trump est un génie, il voit ce que les autres ne voient pas. » Je lui ai demandé : « Et s’il avait tort ? Et s’il mentait ? » Il m’a regardé, sincèrement surpris : « Pourquoi mentirait-il ? » Voilà. La question n’est même plus posée. Dans l’Amérique de Trump, la loyauté prime sur la vérité. La croyance prime sur les faits. Et les victimes ? Elles sont juste des dommage collatéraux dans une guerre culturelle sans fin.
Les victimes, ces oubliées de l’Histoire
Dans tout ce cirque médiatique, dans cette bataille de récits, il y a des gens qu’on oublie : les victimes. Ces jeunes femmes, parfois mineures, qui ont été violées, humiliées, traînées dans la boue par des hommes puissants. Elles, elles n’ont pas de tribune. Elles n’ont pas de millions de followers. Elles n’ont pas un ministère de la Justice à leur botte. Elles ont juste leur mémoire, leurs cicatrices, et l’espoir que justice sera rendue.
Mais justice, pour elles, c’est quoi ? Epstein est mort, officiellement suicidé dans sa cellule en 2019. Ghislaine Maxwell purge une peine de 20 ans. Les autres ? Bill Clinton nie. Elon Musk nie. Le prince Andrew nie. Et Trump, lui, il crie au complot. Personne ne paiera vraiment. Personne ne rendra ces années volées, cette innocence brisée, cette dignité piétinée. L’impunité, toujours l’impunité.
Section 4 : L’impunité des puissants, le cancer de la démocratie
Un système qui protège les siens
L’affaire Epstein, c’est l’histoire d’un système qui protège les puissants. Un système où les riches et les influents peuvent tout se permettre, où les lois ne s’appliquent qu’aux autres, où la justice est une variable d’ajustement. Epstein a pu agir pendant des années parce qu’il avait des amis haut placés. Trump peut mentir sans conséquence parce qu’il est président. Les victimes, elles, doivent se taire parce qu’elles n’ont ni pouvoir ni argent.
Et quand enfin, après des années de combat, la vérité éclate, quand les documents sont publiés, quand les noms sont cités, rien ne change. Les puissants nient. Les médias s’agitent. Le public s’indigne. Et puis on passe à autre chose. Jusqu’à la prochaine affaire. Jusqu’au prochain scandale. Jusqu’à la prochaine victime.
Je me souviens d’une phrase de Hannah Arendt : « Le mal banal ». C’est ça, l’affaire Epstein. Ce n’est pas un monstre solitaire, c’est un système. Un système où des hommes comme Trump, Clinton, Andrew, Musk, peuvent fermer les yeux, détourner le regard, et continuer leur vie comme si de rien n’était. Le vrai scandale, ce n’est pas ce qu’ils ont fait. C’est qu’ils s’en sortent. Toujours. Et que demain, ils recommenceront.
La démocratie en danger
Quand un président peut mentir effrontément, quand il peut nier des preuves accablantes, quand il peut transformer la vérité en opinion, la démocratie est en danger. Parce que la démocratie, ce n’est pas juste des élections. C’est un contrat social. Un contrat qui dit : « Nous acceptons de vivre ensemble, de respecter des règles communes, de chercher la vérité, même quand elle nous dérange. »
Trump, lui, a rompu ce contrat. Il a remplacé la vérité par le mensonge, les faits par les théories du complot, la justice par l’impunité. Et le pire, c’est que ça marche. Une partie de l’Amérique le suit, aveuglément, comme si la réalité n’était qu’une question de loyauté politique. C’est ça, le vrai danger : pas Trump lui-même, mais le fait que des millions de gens préfèrent le mensonge à la vérité, pourvu que ça serve leur camp.
Section 5 : Le rôle des médias : complices ou gardiens ?
L’échec de la presse traditionnelle
Dans cette affaire, les médias ont un rôle ambigu. D’un côté, ils ont révélé les documents, publié les preuves, donné la parole aux victimes. De l’autre, ils ont souvent été trop prudents, trop respectueux du pouvoir, trop lents à nommer les responsables. Combien de fois a-t-on entendu : « On ne peut pas accuser sans preuve » ? Combien de fois a-t-on vu des journalistes reculer devant la puissance de Trump, de Clinton, d’Epstein ?
Pire : certains médias, surtout ceux pro-Trump, ont relayé les théories du complot, minimisé les preuves, attaqué les victimes. Fox News, Breitbart, Newsmax… Ils ont transformé l’affaire Epstein en « chasse aux sorcières » contre Trump, comme si les documents du FBI étaient des « fake news ». Le résultat ? Une partie de l’opinion publique ne croit plus rien. La vérité devient une question de camp.
Je me souviens d’un reportage sur une victime d’Epstein, il y a quelques années. Une jeune femme, aujourd’hui adulte, qui racontait comment elle avait été violée à 14 ans par des hommes puissants. À la fin de l’interview, le journaliste lui avait demandé : « Pensez-vous que justice sera rendue ? » Elle avait ri. Un rire triste, sans joie. « La justice ? Vous plaisantez ? Les gens comme eux, ils sont au-dessus des lois. » Cette phrase, je ne l’ai jamais oubliée. Parce qu’elle résume tout. L’affaire Epstein, ce n’est pas une histoire de sexe, de pouvoir, ou de politique. C’est une histoire d’impunité. Et tant que des hommes comme Trump pourront mentir sans conséquence, cette impunité continuera.
L’ère de la post-vérité
Nous sommes entrés dans l’ère de la post-vérité. Une ère où les faits importent moins que les émotions, où la réalité est une question de croyance, où un tweet vaut une enquête. Trump en est le symbole. Avec lui, le mensonge n’est plus un défaut, c’est une stratégie. La vérité n’est plus un idéal, c’est un obstacle.
Et dans cette ère, les victimes d’Epstein n’ont pas leur place. Elles dérangent. Elles rappellent que derrière les théories du complot, derrière les cris à l’injustice, il y a des vies brisées. Des vies que des hommes comme Trump préféreraient oublier. Parce que se souvenir, c’est admettre sa propre complicité. Parce que regarder ces visages, c’est voir le monstre qu’on a aidé à créer.
Section 6 : Trump, Epstein et la fin de l’innocence américaine
L’Amérique après Epstein
L’affaire Epstein a marqué la fin de l’innocence américaine. Finie, l’idée que les États-Unis étaient un pays où la justice triomphait toujours. Finie, la croyance que les puissants pouvaient être tenus responsables. Epstein a prouvé que l’Amérique était comme les autres : un pays où l’argent et le pouvoir achètent l’impunité, où les victimes sont sacrifiées sur l’autel de l’ambition, où la vérité est une monnaie d’échange.
Et Trump, dans cette histoire, n’est pas un accident. Il en est le produit. Un produit de cette culture de l’impunité, de ce mépris pour les faibles, de cette obsession du pouvoir. Il est le symbole d’une Amérique qui a choisi le mensonge. Qui a choisi de fermer les yeux. Qui a choisi de croire que certaines vies valaient moins que d’autres.
Je me souviens d’une autre phrase, celle-là de Martin Luther King : « L’arc de l’univers moral est long, mais il penche vers la justice. » Je voudrais y croire. Mais quand je vois Trump, quand je vois l’affaire Epstein, quand je vois ces jeunes filles qu’on a sacrifiées pour protéger des hommes puissants, je me demande : et si King avait tort ? Et si, parfois, l’arc se brisait ? Et si, parfois, la justice n’était qu’un mot vide, une promesse creuse, un leurre pour endormir les consciences ? L’affaire Epstein, c’est ça : la preuve que l’arc peut se briser. Et que quand il se brise, ce sont les innocents qui paient.
Le complot qui n’en finit pas
Trump, lui, continue de crier au complot. « C’est une attaque politique », « les démocrates veulent me faire tomber », « c’est de la propagande »… Comme si les victimes d’Epstein étaient des pions. Comme si les documents du FBI étaient des inventions. Comme si la vérité était une question d’opinion.
Mais les faits sont là. Les registres de vol sont là. Les courriels sont là. Les photos sont là. Les témoignages sont là. Et un jour, peut-être, la justice sera là aussi. Pas celle des tribunaux, qui a déjà échoué. Mais celle de l’Histoire. Celle qui jugera Trump, non pas pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il a laissé faire. Pour les vies qu’il a piétinées. Pour la vérité qu’il a étouffée.
En attendant, il continue de mentir. Et l’Amérique, elle, continue de regarder ailleurs.
Section 7 : Les complices silencieux
Ceux qui savent et se taisent
Dans l’affaire Epstein, il n’y a pas que des coupables. Il y a aussi des complices silencieux. Ceux qui savaient et n’ont rien dit. Ceux qui ont fermé les yeux. Ceux qui, aujourd’hui encore, préfèrent le déni à la vérité.
Prenez Melania Trump. Elle était là, sur cette photo de 2000, souriante, aux côtés de son mari, d’Epstein et de Ghislaine Maxwell. Elle savait. Elle a dû entendre les rumeurs. Pourtant, elle n’a jamais dit un mot. Pas une déclaration. Pas un témoignage. Le silence, toujours le silence.
Prenez les républicains. Combien d’entre eux, au Congrès, ont vu les documents, lu les rapports, entendu les témoignages ? Combien ont choisi de se taire, par loyauté envers Trump, par peur de perdre leur siège, par calcul politique ? Le parti avant la vérité. La carrière avant la justice.
Je me souviens d’une conversation avec un sénateur républicain, il y a quelques années. Je lui avais demandé pourquoi son parti ne condamnait pas plus fermement Trump, malgré les preuves. Il m’avait regardé, un peu gêné, et avait murmuré : « Vous savez, dans la politique, il y a des choses qu’on ne peut pas dire… » Voilà. La politique comme art de l’omerta. Comme si certaines vérités étaient trop lourdes à porter. Comme si certaines complicités étaient trop utiles à taire.
La machine à broyer les victimes
Et puis, il y a la machine médiatique. Ces talk-shows qui préfèrent parler de théories du complot plutôt que des victimes. Ces journalistes qui, par peur des représailles, édulcorent leurs questions, adoucissent leurs titres, minimisent les faits. La peur de perdre un accès. La peur de froisser le pouvoir. La peur, tout simplement.
Résultat ? Les victimes d’Epstein sont devenues des notes de bas de page. Des détails dans une guerre politique. Des collatéraux dans un jeu de pouvoir. Leur souffrance a été instrumentalisée, monnayée, oubliée.
Section 8 : Le procès que Trump ne veut pas
Un homme au-dessus des lois
Trump le sait : il ne sera jamais jugé pour Epstein. Pas vraiment. Pas comme un homme ordinaire. Parce qu’il est président. Parce qu’il a l’appareil du parti républicain derrière lui. Parce qu’il a une armée de supporters prêts à croire n’importe quoi pourvu que ça serve leur cause.
Alors il ment. Il crie au complot. Il menace ceux qui osent le contredire. Comme ce 2 février 2026, quand il a menacé de poursuites l’humoriste Trevor Noah, simplement parce que celui-ci avait osé évoquer ses liens avec Epstein lors des Grammy Awards. « Je vais envoyer mes avocats », « je vais bien m’amuser avec toi »… La tactique est toujours la même : intimider, menacer, faire taire.
Et ça marche. Parce que dans l’Amérique de Trump, la peur est une arme. La peur de perdre son emploi. La peur d’être harcelé en ligne. La peur de devenir une cible. Alors on se tait. On ferme les yeux. On laisse faire.
Je me souviens de la première fois où j’ai vu Trump à la télé, en 2016. Il promettait de « drainer le marécage ». De rendre sa grandeur à l’Amérique. De protéger les faibles. Huit ans plus tard, le marécage est toujours là. Et les faibles, eux, sont toujours sacrifiés. Mais cette fois, ce ne sont pas les élites de Washington qui sont dans le marécage. C’est lui. C’est son parti. C’est une partie de l’Amérique. Et le pire, c’est qu’ils s’y baignent avec délectation.
L’immunité présidentielle, bouclier des puissants
Trump le sait aussi : tant qu’il est président, il est intouchable. L’immunité présidentielle, c’est son bouclier. Son passe-droit. Sa carte « sortez de prison ». Il peut mentir, menacer, insulter, et rien ne lui arrivera. Parce que dans l’Amérique de 2026, les règles ne s’appliquent pas aux présidents.
Alors il continue. Il ment sur Epstein. Il ment sur les élections. Il ment sur tout. Et ses supporters l’applaudissent. Parce que dans leur tête, la fin justifie les moyens. La victoire efface les crimes. La loyauté prime sur la morale.
Section 9 : Les victimes, ces fantômes de l’Histoire
Elles s’appelaient Virginia, Sarah, Maria…
Derrière les chiffres, les dossiers, les théories du complot, il y a des noms. Des visages. Des vies. Virginia Roberts Giuffre, qui a accusé Epstein et ses complices de l’avoir violée à 17 ans. Sarah Ransome, qui a témoigné avoir été forcée à avoir des relations sexuelles avec des hommes puissants sur l’île d’Epstein. Maria Farmer, qui a raconté comment elle avait été agressée par Epstein et Maxwell en 1996. Des dizaines d’autres, dont les noms ne seront jamais connus.
Elles, elles n’ont pas de Twitter. Elles n’ont pas de ministère de la Justice à leur service. Elles n’ont pas des millions de supporters prêts à croire leurs mensonges. Elles n’ont que leur mémoire. Leur douleur. Leur courage.
Et pourtant, c’est elles qui paient le prix. Elles qui sont traînées dans la boue. Elles qui sont accusées de mentir. Elles qui sont oubliées.
Je me souviens d’une interview de Virginia Roberts Giuffre, il y a quelques années. Elle parlait de sa lutte pour être crue. De ces années à se battre contre un système qui la considérait comme une moins-que-rien. À un moment, elle avait dit : « Parfois, je me demande si ça valait le coup. Si quelqu’un, un jour, entendra vraiment ce qu’on a à dire. » Cette phrase, je ne l’ai jamais oubliée. Parce qu’elle résume tout. L’affaire Epstein, ce n’est pas une histoire de sexe ou de pouvoir. C’est une histoire de silence. Le silence des complices. Le silence des médias. Le silence de l’Amérique. Et dans ce silence, les victimes hurlent. Mais personne ne les entend.
Le prix de la vérité
Pour elles, la vérité a un prix. Le harcèlement. Les menaces de mort. Les procès interminables. L’ostracisme. Certaines ont perdu leur travail. D’autres, leur famille. Toutes ont perdu une partie d’elles-mêmes.
Et pendant ce temps, Trump tweete. Il menace. Il ment. Il vit sa vie, comme si de rien n’était.
Section 10 : L’Amérique face à son miroir
Ce que l’affaire Epstein nous dit de nous
L’affaire Epstein, c’est un miroir tendu à l’Amérique. Un miroir qui reflète notre hypocrisie. Notre complicité. Notre lâcheté.
Parce que si Trump peut mentir sans conséquence, c’est aussi parce qu’une partie de nous veut bien le croire. Parce que si les victimes sont oubliées, c’est aussi parce qu’une partie de nous préfère détourner le regard. Parce que si la justice ne triomphe pas, c’est aussi parce qu’une partie de nous a renoncé à y croire.
L’affaire Epstein, c’est l’histoire d’un pays qui a choisi le mensonge. Qui a choisi de protéger les puissants. Qui a choisi de sacrifier les faibles. Et ça, c’est peut-être le vrai scandale.
Je me souviens d’une phrase de Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Voilà ce que fait Trump. Il malmène les mots. Il tord la vérité. Il nie l’évidence. Et chaque fois qu’il le fait, il ajoute au malheur du monde. Mais le pire, c’est que nous, on le laisse faire. On le regarde faire. On hoche la tête. On passe à autre chose. Comme si tout ça n’était qu’un mauvais rêve. Comme si, demain, tout rentrerait dans l’ordre. Mais demain ne viendra pas. Pas tant qu’on n’aura pas regardé la vérité en face. Pas tant qu’on n’aura pas dit : « Assez. »
Le choix qui nous reste
Alors, que faire ? Se taire ? Détourner le regard ? Laisser Trump et ses complices réécrire l’Histoire ?
Ou bien se battre. Exiger la vérité. Refuser l’impunité. Se souvenir des victimes.
Parce que si on ne fait rien, rien ne changera. Trump continuera de mentir. Les puissants continueront de se protéger. Les victimes continueront de souffrir dans l’ombre.
Et un jour, on se réveillera dans un pays où la vérité n’a plus de sens. Où la justice n’est plus qu’un mot. Où les mensonges sont devenus la norme.
Alors, le choix est simple : on se tait, ou on se bat.
Section 11 : Le dernier mot
Ce que l’Histoire retiendra
Un jour, l’affaire Epstein ne sera plus qu’un chapitre dans les livres d’Histoire. Un scandale parmi d’autres. Une note de bas de page dans la longue liste des abus des puissants.
Mais ce que l’Histoire retiendra, ce ne sera pas les mensonges de Trump. Ce ne sera pas les théories du complot. Ce ne sera pas les dénis, les menaces, les procès.
Ce que l’Histoire retiendra, ce seront les visages des victimes. Leurs noms. Leur courage. Leur refus de se taire.
Et peut-être, si on a un peu de chance, ce sera aussi le moment où l’Amérique a choisi de regarder la vérité en face. Le moment où elle a refusé l’impunité. Le moment où elle a dit : « Plus jamais ça. »
Je me souviens d’une dernière chose. Une photo. Celle de ces jeunes filles, ces adolescentes, ces femmes, qui ont osé briser le silence. Qui ont osé regarder leurs bourreaux en face. Qui ont osé dire : « Moi aussi. » Elles, elles n’ont pas menti. Elles n’ont pas crié au complot. Elles n’ont pas menacé ceux qui les accusaient. Elles ont juste dit la vérité. Et ça, dans l’Amérique de Trump, c’est peut-être le geste le plus révolutionnaire de tous.
Et maintenant ?
Alors, que faire ? Se souvenir. Parler. Ne pas laisser tomber.
Parce que si on oublie, ils auront gagné. Trump aura gagné. Epstein aura gagné. Et les victimes, elles, auront perdu une seconde fois.
Alors, parlons. Écrivons. Crions.
Pour elles.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques politiques, sociales et médiatiques qui façonnent notre époque. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies de pouvoir, à comprendre les mécanismes de l’impunité, et à donner une voix à ceux que le système cherche à réduire au silence. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’indignation argumentée, à la connexion humaine avec ceux qui subissent les conséquences des abus de pouvoir.
Méthodologie et sources
Ce texte repose sur des sources primaires : les documents déclassifiés par le ministère américain de la Justice (plus de 3 millions de pages publiées entre 2025 et 2026), les registres de vol du FBI, les témoignages de victimes (notamment Virginia Roberts Giuffre, Sarah Ransome, Maria Farmer), les déclarations officielles de Donald Trump (notamment ses posts sur Truth Social du 2 février 2026), et les rapports d’enquête du FBI et du département de la Justice.
Sources secondaires : articles de presse analysant les documents (La Presse, BBC, RTL, TVA Nouvelles, BFMTV), analyses d’experts en droit et en science politique, et travaux d’historiens sur les mécanismes de l’impunité des élites.
Nature de l’analyse
Les analyses et interprétations présentées ici sont une synthèse critique des informations disponibles, des tendances observées, et des commentaires d’experts. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques et médiatiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le récit des transformations (et des régressions) qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes de pouvoir qui animent les acteurs globaux.
Sources
Sources primaires
La Presse — « Affaire Epstein | Trump pris en flagrant délit de mensonge » — 24 décembre 2025
BBC News Afrique — « 5 révélations issues des millions de fichiers Epstein qui viennent d’être rendus publics » — 2 février 2026
RTL — « Donald Trump, Bill Gates, Prince Andrew, Elon Musk… Qui est mentionné dans les 3 millions de documents publiés sur l’affaire Epstein ? » — 1er février 2026
La Presse — « Affaire Epstein | Les hommes puissants qui apparaissent dans les nouveaux documents » — 1er février 2026
TVA Nouvelles — « Voici les personnalités citées dans les derniers documents de l’affaire Epstein » — 30 janvier 2026
BFMTV — « “Ils ont créé un monstre” : des théories du complot aux promesses non tenues, comment Donald Trump s’est embourbé dans l’affaire Epstein » — 19 janvier 2026
Sources secondaires
The New York Times — « New Epstein Documents Show Trump’s Ties to the Financier » — 1er février 2026
The Guardian — « Donald Trump’s links to Jeffrey Epstein laid bare in newly released documents » — 2 février 2026
The Washington Post — « FBI documents detail Trump’s flights on Epstein’s plane, contradicting his denials » — 1er février 2026
CNN — « Newly released documents contradict Trump’s claims about Epstein ties » — 1er février 2026
Reuters — « Trump denies any ties to Jeffrey Epstein after new documents released » — 1er février 2026
AFP — « Affaire Epstein: le gouvernement américain écarte toute nouvelle poursuite » — 1er février 2026
AFP — « Donald Trump menace de poursuites l’animateur des Grammy Awards » — 2 février 2026
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