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ÉDITORIAL : Trump et le Groenland — Quand la diplomatie devient un jeu de poker menteur
Crédit: Adobe Stock

Un peuple qui refuse d’être une monnaie d’échange

À Nuuk, la colère gronde. « Le Groenland est le pays des Groenlandais. On ne peut pas en disposer comme ça », a déclaré Anak, une aide-soignante de 64 ans. Ses mots résonnent comme un coup de poing. Parce qu’ils rappellent une vérité simple : le Groenland n’est pas une marchandise. Ce n’est pas un « deal » à conclure entre deux hommes puissants dans un salon feutré de Davos. C’est une terre, des gens, une culture. Et ces gens-là refusent d’être des pions.

Pourtant, Trump continue de parler d’eux comme s’ils n’existaient pas. « Je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position », a-t-il déclaré, comme si le Groenland était un problème à régler, une case à cocher. Mais pour les Groenlandais, c’est leur vie qui est en jeu. Leur avenir. Leur identité. Et ils ne laisseront pas un président américain en décider à leur place.

Je me demande parfois ce que ça fait, d’être traité comme un objet. Comme un territoire à conquérir, un minerais à exploiter, une carte à jouer. Les Groenlandais le savent. Ils le vivent depuis des semaines. Et leur résistance, leur dignité, leur refus de plier, devraient nous inspirer. Parce que dans un monde où les puissants décident pour les autres, où les accords se signent sans ceux qu’ils concernent, il y a quelque chose de profondément pourri. Et ça ne concerne pas que le Groenland. Ça nous concerne tous.

L’OTAN, complice silencieuse ?

Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a beau jeu de parler de « discussion productive ». Mais où est la voix des Groenlandais dans ces discussions ? « Rien sur nous, sans nous », a rappelé Aaja Chenmitz. Pourtant, l’OTAN semble prête à ignorer ce principe. Parce que dans l’équation trumpienne, le Groenland n’est qu’un moyen d’assurer la « sécurité » face à la Russie et à la Chine. Une pièce sur l’échiquier géopolitique. Mais pour les Groenlandais, c’est leur maison. Leur terre. Leur droit à l’autodétermination.

Et pendant ce temps, Trump joue les grands négociateurs. « Je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a-t-il annoncé, comme s’il faisait une concession. Comme s’il offrait un cadeau. Mais en réalité, il ne fait que reculer pour mieux sauter. Parce que Trump ne lâche jamais rien. Il attend. Il manoeuvre. Et les Groenlandais le savent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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