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ÉDITORIAL : Trump et les dossiers Epstein – Quand la transparence devient un leurre
Crédit: Adobe Stock

Quand la rumeur remplace la vérité

Dans le vide laissé par l’absence de transparence, les théories du complot prospèrent. Certains affirment que Trump cache des liens personnels avec Epstein. D’autres, que les dossiers contiennent des noms si puissants qu’aucun gouvernement n’oserait les révéler. Et puis, il y a ceux qui voient dans ce silence une preuve que le système est verrouillé, que les élites se protègent entre elles, quelles que soient leurs couleurs politiques.

Ces théories, aussi farfelues soient-elles, trouvent un terreau fertile dans le climat de défiance actuel. Quand les institutions mentent, quand les promesses ne sont pas tenues, le public se tourne vers les récits alternatifs, fussent-ils les plus invraisemblables. Et c’est là que réside le vrai danger : l’érosion de la confiance dans les démocraties. Quand plus personne ne croit en la parole officielle, quand chacun se forge sa propre vérité, la démocratie vacille.

Je me souviens d’une discussion avec un ami, il y a quelques semaines. Il me disait, convaincu : « Tu crois vraiment qu’ils vont publier ces dossiers ? Bien sûr que non. Parce que si ils le font, c’est toute l’establishment qui s’effondre. » Je lui ai répondu que la vérité finissait toujours par éclater. Aujourd’hui, je n’en suis plus si sûr. Et ça, ça me terrifie. Parce que si on ne peut plus croire en la capacité de nos institutions à dire la vérité, même la plus douloureuse, alors on ne croit plus en rien. Et un peuple qui ne croit plus en rien est un peuple prêt à tout accepter.

Le rôle des médias et des réseaux sociaux

Dans ce contexte, les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle ambigu. D’un côté, ils maintiennent la pression sur le pouvoir, révélant les contradictions, les mensonges, les demi-vérités. De l’autre, ils amplifient les rumeurs, les théories les plus folles, les accusations infondées. Chaque jour, des milliers de posts, d’articles, de vidéos alimentent la machine à spéculations. Certains pour dénoncer l’hypocrisie de Trump, d’autres pour accuser ses adversaires de manipuler l’opinion.

Le résultat ? Un brouillard informationnel où il devient impossible de distinguer le vrai du faux. Les faits se noient dans un océan de commentaires, d’opinions, de cris. Et pendant ce temps, les victimes d’Epstein, elles, attendent toujours. Leur souffrance, leur quête de justice, se perdent dans le bruit et la fureur des débats politiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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