Skip to content
ÉDITORIAL : Trump, le parti républicain et la descente aux enfers
Crédit: Adobe Stock

L’obsession du passé

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump n’a eu de cesse de regarder vers le passé. Obsédé par l’élection de 2020, qu’il continue de clamer avoir gagnée, il passe son temps à ressasser les vieilles querelles, à alimenter les théories du complot, à attiser les divisions. Au lieu de se concentrer sur l’avenir, sur les défis qui attendent le pays – la crise économique, les tensions sociales, les enjeux environnementaux –, il préfère vivre dans un monde de fantasmes, où il est toujours la victime, toujours le sauveur, toujours le seul à détenir la vérité.

Prenez l’exemple de ses déclarations récentes sur les élections. Au lieu de proposer une vision pour l’avenir, il passe son temps à parler de fraude, de manipulation, de vol. Comme si, pour lui, la seule chose qui comptait était de réécrire l’histoire, de nier la réalité, de perpétuer le mensonge. Et le pire, c’est que ça marche. Une partie non négligeable de l’électorat républicain le suit dans cette folie. Comme si, pour eux aussi, la vérité n’avait plus d’importance. Comme si, pour eux aussi, le seul critère était la loyauté aveugle envers un homme, envers un symbole, envers une idée.

Je me souviens d’une phrase de George Orwell : « Dans un temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » Aujourd’hui, en regardant ce qui se passe dans le parti républicain, je me demande si nous ne sommes pas en train de vivre cette prophétie. Parce que, aujourd’hui, dans le GOP, la vérité n’a plus cours. La réalité n’a plus d’importance. Seule compte la loyauté. La loyauté envers un homme qui, chaque jour, ment, manipule, divise. Un homme qui, chaque jour, préfère le mensonge à la vérité, la division à l’unité, la peur à l’espoir. Et ça, c’est une tragédie. Pas seulement pour le parti républicain, mais pour toute la démocratie américaine.

L’incapacité à gouverner

Mais le problème de Trump ne se limite pas à son obsession du passé. Il s’étend aussi à son incapacité à gouverner. Depuis son retour à la Maison-Blanche, il a multiplié les gaffes, les erreurs, les décisions impulsives. Il a nommé des fidèles à des postes clés, sans se soucier de leur compétence. Il a multiplié les déclarations controversées, les attaques contre ses adversaires, les provocations inutiles. Il a préféré les gesticulations aux politiques concrètes, les tweets aux débats de fond, les insultes aux arguments.

Prenez l’exemple de sa gestion de la crise migratoire. Au lieu de proposer une réforme globale, équilibrée, humaine, il a choisi la répression, la violence, la peur. Résultat : des raids meurtriers, comme celui de Minneapolis, où deux Américains ont été tués par des agents fédéraux. Des familles déchirées, des enfants traumatisés, des communautés entières vivant dans la terreur. Et pour quel résultat ? Une crise qui s’aggrave, une polarisation qui s’accentue, un pays qui se fracture un peu plus chaque jour.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu