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ANALYSE : La nouvelle vague de frappes américaines en Syrie — Une réponse mesurée ou une escalade risquée ?
Crédit: Adobe Stock

Une coordination internationale sous tension

Les frappes américaines n’ont pas été menées en solo. La Jordanie, membre clé de la coalition internationale contre l’État islamique, a confirmé sa participation active aux opérations. Selon un communiqué de l’armée jordanienne, ses forces aériennes ont ciblé plusieurs positions de l’État islamique dans le sud de la Syrie, dans le but d’empêcher ces groupes de menacer la sécurité régionale. Cette coordination, bien que stratégique, soulève des questions sur la durabilité de l’alliance entre les États-Unis et leurs partenaires au Moyen-Orient, surtout dans un contexte où les priorités géopolitiques divergent.

La Syrie, désormais dirigée par le président Ahmad al-Sharaa, a également exprimé son soutien aux frappes américaines, bien que son gouvernement soit encore fragile après la chute d’Assad. Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères a souligné « l’urgence de renforcer la coopération internationale pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes ». Pourtant, cette alliance de circonstance entre Damas et Washington reste précaire, et chaque frappe risque de raviver les tensions internes en Syrie, où l’État islamique n’est pas le seul acteur armé.

Je ne peux m’empêcher de penser aux familles des soldats américains tués à Palmyre. Leur deuil est encore frais, et ces frappes sont censées leur apporter une forme de justice. Mais à quel prix ? Chaque bombe larguée en Syrie est une nouvelle cicatrice sur une région déjà déchirée. Et si ces frappes, bien que justifiées, ne faisaient qu’alimenter un cycle de violence sans fin ?

L’État islamique : une menace toujours présente

Bien que l’État islamique ait perdu son califat en 2019, le groupe reste une menace persistante en Syrie et en Irak. Selon les rapports du Pentagone, les cellules dormantes de l’État islamique ont intensifié leurs attaques ces dernières années, profitant du chaos post-Assad pour se réorganiser. Les frappes américaines visent précisément à empêcher cette résurgence, mais leur efficacité à long terme reste incertaine. Comme l’a souligné le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, « l’État islamique tentera de profiter de cette période pour rétablir ses capacités et créer des sanctuaires ». La question est de savoir si les frappes suffiront à briser cette dynamique.

Les analystes s’interrogent également sur la capacité des États-Unis à maintenir une présence militaire durable en Syrie, alors que l’administration Trump a clairement indiqué vouloir recentrer ses efforts sur l’hémisphère occidental, notamment en Amérique latine. Avec des ressources limitées et des priorités changeantes, chaque frappe en Syrie représente un engagement coûteux, tant sur le plan humain que financier.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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