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ANALYSE : Oman, le dernier rempart avant l’abîme – Quand l’Iran et les États-Unis jouent avec le nucléaire
Crédit: Adobe Stock

L’ombre de l’accord de Vienne

En 2015, après des années de négociations, l’Iran et les grandes puissances avaient signé un accord historique : le Plan d’action global commun (PAGC). En échange de la levée des sanctions, Téhéran acceptait de limiter son programme nucléaire. Mais en 2018, Donald Trump avait unilatéralement retiré les États-Unis de l’accord, rétabli les sanctions, et déclenché une escalade qui dure encore aujourd’hui. Résultat ? L’Iran a repris son enrichissement d’uranium, atteint des niveaux jamais vus auparavant, et se rapproche dangereusement du seuil de la bombe atomique.

Aujourd’hui, personne ne croit vraiment à un nouvel accord. Les Iraniens ne font plus confiance aux Américains. Les Américains ne font plus confiance aux Iraniens. Et les deux camps savent que, même si un texte est signé, il pourrait être déchiré en mille morceaux au premier incident. Pourtant, ils négocient. Pourquoi ? Parce que ne pas négocier, c’est accepter la guerre. Et personne, ni à Téhéran ni à Washington, ne veut en porter la responsabilité.

Je me souviens de 2015. L’espoir, à l’époque, était palpable. On parlait de paix, de coopération, d’un nouveau chapitre pour le Moyen-Orient. Aujourd’hui, on parle de dernière chance. De dernier rempart. De dernière issue avant l’abîme. C’est ça, la différence entre 2015 et 2026 : en 2015, on construisait un avenir. En 2026, on essaie désespérément d’éviter un désastre. Et le pire, c’est que tout le monde le sait. Les diplomates le savent. Les militaires le savent. Les familles, en Iran, en Israël, aux États-Unis, le savent aussi. Elles regardent les infos, elles voient ces hommes en costume, assis autour d’une table, et elles prient pour que, cette fois, ça marche. Mais au fond d’elles, elles savent que ça ne suffira probablement pas. Parce que la méfiance est trop profonde. Parce que les blessures sont trop fraîches. Parce que, quelque part, quelqu’un a déjà appuyé sur la gâchette.

Le jeu dangereux de Trump et Khamenei

Donald Trump et Ayatollah Khamenei ont un point commun : ils jouent avec le feu. Trump, parce qu’il croit que la menace et la pression maximale feront plier l’Iran. Khamenei, parce qu’il est convaincu que la résistance et la défiance forceront les États-Unis à lever les sanctions. Deux stratégies opposées, mais tout aussi dangereuses. Parce que, dans ce jeu, ce ne sont pas eux qui paieront le prix. Ce sont les civils iraniens, déjà écrasés par l’inflation et le chômage. Ce sont les soldats américains, déployés dans le Golfe, sous la menace constante des drones et des missiles. Ce sont les Israéliens, qui savent qu’une seule erreur de calcul pourrait déclencher une pluie de missiles sur Tel-Aviv.

Et puis, il y a les autres. Les Saoudiens, les Émiratis, les Qataris, tous pris en étau entre Washington et Téhéran. Eux aussi regardent ces négociations avec angoisse. Parce qu’ils savent que, si tout explose, leurs pays seront en première ligne. Leurs économies, leurs villes, leurs familles. Alors ils prient. Ils envoient des émissaires. Ils proposent leur médiation. Mais au fond, ils savent une chose : si l’Iran et les États-Unis décident de se faire la guerre, personne ne pourra les arrêter.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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