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ANALYSE : Quand les Zircon hypersoniques de Poutine défient l’Occident: l’Ukraine en première ligne d’une guerre technologique sans précédent
Crédit: Adobe Stock

Une technologie conçue pour l’affrontement des superpuissances

Les missiles Zircon (3M22) sont le fleuron de l’arsenal russe. Dévelopés pour équiper les frégates de la classe Admiral Gorshkov, ils peuvent atteindre des cibles à plus de 1 000 km, avec une précision chirurgicale. Leur vitesse hypersonique (plus de Mach 9) les rend quasi invulnérables aux systèmes de défense aérienne existants, y compris les Patriot américains. Leur utilisation en Ukraine marque une escalade sans précédent : pour la première fois, une arme conçue pour des conflits entre États dotés d’armes nucléaires est utilisée contre un pays souverain, sans provocation directe.

Selon les experts du Kyiv Scientific Research Institute of Forensic Expertise, les débris retrouvés à Kyiv confirment l’utilisation de ces missiles. Les composants électroniques, bien que endommagés, portent des marques distinctives des Zircon, fabriqués entre fin 2023 et début 2024. Cela prouve que la Russie produit et déploie ces armes à un rythme alarmant, malgré les sanctions internationales.

Je me souviens d’une conversation avec un ingénieur en aérospatiale, il y a quelques années. Il m’avait expliqué, avec un sourire presque nostalgique, que les armes hypersoniques étaient « la frontière ultime de la dissuasion ». Aujourd’hui, cette frontière a été franchie. Et ce n’est pas une ligne tracée dans le sable d’un désert lointain. C’est le sang d’enfants ukrainiens sur les trottoirs de Kyiv. La technologie, censée nous protéger, nous détruit. Et le monde regarde, impuissant.

L’impact psychologique : une arme de terreur

Au-delà de leur puissance destructive, les Zircon sont une arme psychologique. Leur vitesse ne laisse aucune chance à la population de se mettre à l’abri. Le bruit assourdissant de leur arrivée, suivi de l’explosion, sème la panique. Les Ukrainiens décrivent un son « comme un train passant à toute vitesse dans le ciel », avant que tout ne soit réduit en cendres. Les hôpitaux psychiatriques ukrainiens rapportent une augmentation des cas de stress post-traumatique, notamment chez les enfants, qui vivent dans la peur constante d’une frappe imminente.

Les attaques du 3 février ont visé des infrastructures énergétiques, plongeant des milliers de foyers dans le noir et le froid, alors que les températures avoisinaient les -20°C. « Ils veulent nous geler, nous affamer, nous briser », confie Olena, une mère de deux enfants à Kyiv, les yeux cernés par les nuits blanches passées dans des abris de fortune. « Mais nous résistons. Parce que nous n’avons pas le choix. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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