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BILLET : Biden, la nostalgie qui fait peur — et pourquoi les Républicains devraient s’inquiéter
Crédit: Adobe Stock

Ce qu’on oublie (volontairement) de Biden

La nostalgie, c’est une drogue. Elle nous fait oublier les échecs, les mensonges, les promesses brisées. Alors, rappelons les faits. Sous Biden, l’inflation a explosé, atteignant des niveaux inédits depuis les années 80. Le coût de la vie a étouffé les classes moyennes. La frontière sud est devenue un chaos, avec des records d’arrestations et des villes démocrates submergées par l’afflux de migrants. Et puis, il y a eu cette sortie de scène pathétique : un président qui, jusqu’au bout, a nié ses faiblesses, qui a refusé de passer la main, qui a laissé son parti dans un état de crise permanente. Un président dont les derniers discours étaient si confuses qu’on se demandait s’il savait encore où il était. Alors oui, comparé à ça, Trump peut sembler chaotique. Mais au moins, avec lui, on savait à quoi s’attendre. Avec Biden, on a eu droit à quatre ans de déni, de communication brouillonne, et d’une administration qui, malgré ses bonnes intentions, a souvent semblé dépassée par les événements.

Et pourtant, aujourd’hui, on nous vend l’idée que Biden était un « grand président ». Pourquoi ? Parce que face à Trump, tout semble préférable. Même l’échec. Même la médiocrité. Les Démocrates l’ont bien compris : dans une élection, ce qui compte, ce n’est pas la réalité, c’est la perception. Et ils sont en train de gagner la bataille de la perception. Pendant ce temps, les Républicains, eux, sont coincés dans un débat sur le passé. Faut-il revenir à Reagan ? À Bush ? À Trump ? Personne ne parle de l’avenir. Personne ne propose un projet qui donne envie. Juste des combats d’egos, des règlements de comptes, et cette obsession malsaine pour un homme qui, qu’on le veuille ou non, ne sera plus candidat en 2028. Alors, on fait quoi ? On laisse les Démocrates écrire l’histoire ? On les laisse décider de ce dont les Américains doivent se souvenir ?

Je me souviens d’une discussion avec un ami républicain, il y a quelques semaines. Il me disait : « Biden a été un désastre, mais au moins, avec lui, on avait la paix. » La paix ? Vraiment ? La paix, c’est des rayons de supermarché vides à cause de l’inflation ? La paix, c’est des villes où les sans-abris dorment dans la rue pendant que les loyers explosent ? La paix, c’est un président qui, jusqu’à la fin, a refusé de reconnaître ses limites ? Non. La paix, c’est une illusion. Une illusion que les Démocrates vendent très cher. Et nous, on achète. Parce qu’on a peur. Parce qu’on a peur de l’inconnu, peur du chaos, peur de Trump. Alors on se raccroche à un passé qui n’a jamais existé. Et pendant ce temps, le parti républicain se meurt, faute de vision, faute de courage. Faute d’oser parler aux Américains comme des adultes, et pas comme des enfants qu’il faut protéger d’eux-mêmes.

Le danger d’une opposition sans projet

Le vrai problème des Républicains, ce n’est pas Biden. C’est eux. Leur incapacité à proposer autre chose qu’une opposition stérile. Leur obsession pour les culture wars, les combats d’arrière-garde, les débats qui n’intéressent personne en dehors de leur base. Pendant ce temps, les Démocrates, eux, parlent d’avenir. Même si c’est un avenir fantasmé, même si c’est un récit truqué, au moins, ils en parlent. Ils donnent l’impression d’avoir un plan. Les Républicains, eux, donnent l’impression de ne savoir que dire non. Non à Biden. Non à l’avortement. Non aux énergies vertes. Non, non, non. Mais le « oui », où est-il ? Où est le projet qui donne envie ? Où est la vision qui fait rêver ?

Prenez l’exemple de la Virginie, en 2021. Glenn Youngkin a gagné parce qu’il a parlé d’éducation, d’économie, de solutions concrètes. Pas parce qu’il a passé son temps à attaquer Biden. Il a proposé quelque chose. Aujourd’hui, où sont les Youngkin du parti républicain ? Où sont ceux qui osent parler d’avenir, qui osent proposer des idées nouvelles, qui osent dire aux Américains : « Voilà ce qu’on peut construire ensemble » ? Ils sont silencieux. Ou pire : ils sont en train de se faire écraser par Trump, qui, une fois de plus, domine le parti par la peur, par la division, par le culte de la personnalité. Alors, les Républicains, vous allez continuer comme ça ? Vous allez laisser Trump vous entraîner dans sa guerre personnelle contre le monde, ou vous allez enfin comprendre que pour gagner, il faut inspirer, pas juste diviser ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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