Skip to content
CHRONIQUE : Entre deux appels, Xi Jinping écrit l’histoire du monde
Crédit: Adobe Stock

Un partenariat « stabilisateur » ?

L’appel entre Xi Jinping et Vladimir Poutine n’était pas une simple formalité diplomatique. C’était une démonstration de force. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer leurs liens économiques, militaires et politiques, dans un contexte où la Russie est de plus en plus isolée sur la scène internationale. Poutine, sous le poids des sanctions occidentales et engagé dans une guerre sans fin en Ukraine, a trouvé en Xi un allié de poids. La Chine, de son côté, y voit une opportunité : celle de s’affirmer comme la puissance dominante en Eurasie, capable de contrecarrer l’influence américaine.

Mais derrière les déclarations lénifiantes sur la « stabilité » et la « coopération », se cache une réalité bien plus sombre. Ce partenariat n’est pas seulement économique ou politique. Il est idéologique. Poutine et Xi partagent une vision du monde où les droits de l’homme, la démocratie et la souveraineté des peuples passent après les intérêts de l’État. Où la répression est un outil de gouvernance, et où la dissidence se paie au prix fort. En 2026, cette alliance n’est plus seulement un mariage de raison. C’est un pacte de fer, scellé par la certitude que, ensemble, ils peuvent défier l’Occident.

Je me souviens d’une conversation avec un dissident russe, il y a quelques années. Il m’avait dit : « Poutine et Xi se ressemblent. Ils croient tous les deux que le peuple est un enfant qu’il faut guider. Qu’il ne sait pas ce qui est bon pour lui. Qu’il faut le protéger, même contre sa volonté. » Ces mots me reviennent en écoutant les déclarations de Xi et Poutine. Quand ils parlent de « stabilité », ils parlent d’un monde où les peuples n’ont pas leur mot à dire. Où les libertés sont sacrifiées sur l’autel de l’ordre. Où la peur est un outil de gouvernement. Et ça, c’est une pensée qui me glace.

L’Ukraine, le grand absent

Ironie de l’histoire : alors que Poutine et Xi célébraient leur partenariat, les négociations sur la guerre en Ukraine se poursuivaient à Abu Dhabi. Un détail qui n’a pas échappé aux observateurs. La Chine, qui se présente comme un médiateur neutre dans ce conflit, continue de soutenir économiquement la Russie, lui permettant de contourner les sanctions occidentales. Poutine, lui, a tout intérêt à maintenir ce soutien, alors que son armée s’enlise en Ukraine et que son économie suffoque.

Mais le plus troublant, c’est le silence de Xi sur l’Ukraine lors de son appel avec Trump. Alors qu’il a évoqué avec Poutine la nécessité de « stabiliser » la situation mondiale, il n’a pas mentionné le conflit ukrainien avec son homologue américain. Un silence qui en dit long. La Chine n’a pas intérêt à voir la Russie s’effondrer. Mais elle n’a pas non plus intérêt à ce que la guerre s’éternise indéfiniment. Alors, elle joue sur les deux tableaux : elle soutient Poutine assez pour qu’il tienne, mais pas assez pour qu’il gagne. Une stratégie cynique, qui se fait au détriment des Ukrainiens, mais aussi de la stabilité mondiale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu