Skip to content
CHRONIQUE : L’ombre prédatrice d’Epstein sur l’Afrique
Crédit: Adobe Stock

L’architecture du déni

Pour comprendre l’ampleur des dégâts, il faut décrypter la structure même de l’opération Epstein en Afrique. Ce n’était pas simplement un homme isolé agissant par pulsion, mais une véritable entreprise de prédation organisée. Les fondations caritatives et les œuvres humanitaires ont souvent servi de paravent idéal. En se présentant comme un bienfaiteur, soucieux du développement éducatif et scientifique du continent, Epstein a réussi à se frayer un chemin dans les cercles politiques et économiques les plus influents.

Cette stratégie d’infiltration lui a permis de bâtir un réseau de protection puissant. Des hommes politiques locaux, des chefs d’entreprise avides de capitaux, et même des représentants d’institutions internationales ont, consciemment ou non, servi de caution à ses activités. L’opulence était son arme de dissuasion massive. Comment soupçonner un homme qui investit des millions dans des écoles ou des programmes de santé d’être en réalité un monstre pédocriminel ? Cette dissimulation a permis à l’engrenage de tourner sans encombre pendant des années.

Les îles comme sanctuaires du crime

Si le continent africain a été touché, ce sont ses confins insulaires qui ont souvent constitué l’épicentre des horreurs. L’exemple le plus frappant est sans doute l’utilisation de terres isolées pour perpétrer les abus loin de tout témoin. La géographie elle-même est devenue complice des agissements d’Epstein. Ces lieux, coupés du monde, offraient une impunité géographique quasi absolue.

Dans ces havres de paix artificiels, les règles de la société civile étaient suspendues. Les victimes y étaient prisonnières, psychologiquement et physiquement. La beauté des paysages contrastait violemment avec la brutalité des actes qui s’y déroulaient. C’est cette dualité qui rend le traumatisme encore plus difficile à surmonter pour les survivants : comment apprécier la beauté du monde quand elle a été le cadre de sa propre destruction ?

C’est cette violence de la dichotomie qui me frappe le plus. L’homme sait utiliser ce qui est le plus pur et le plus beau sur Terre pour y cacher ce qu’il a de plus laid. C’est un viol de la nature autant que des personnes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu