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CHRONIQUE : Nuit de feu et de glace — Quand la Russie frappe l’Ukraine avec 521 missiles et drones en pleine vague de froid polaire
Crédit: Adobe Stock

Les victimes invisibles

Derrière les chiffres, il y a des visages. Des noms. Des histoires. Six morts. Dix blessés. Des chiffres qui, demain, seront oubliés. Remplacés par d’autres. Par d’autres attaques, d’autres victimes, d’autres drames. Mais ce soir, ces chiffres, ce sont des vies. Des vies brisées. Des familles détruites. Des rêves anéantis.

Prenez Oleksandr, 42 ans, père de deux enfants. Il habitait à Kyiv, dans un immeuble qui a été touché par un missile. Quand les secours sont arrivés, il était déjà trop tard. Sa femme, Olena, a survécu, mais elle a perdu une jambe. Leurs enfants, Maksym, 8 ans, et Sofiya, 5 ans, sont maintenant orphelins de père. Et demain, ils devront grandir sans lui. Sans son rire. Sans ses bras pour les réconforter. Sans sa voix pour leur raconter des histoires.

Ou Iryna, 78 ans, qui vivait seule dans un petit appartement de Kharkiv. Elle n’a pas survécu à la nuit. Pas à cause des explosions. Pas à cause des missiles. Mais à cause du froid. Parce que quand les bombes ont coupé l’électricité, son chauffage s’est éteint. Et à -23°C, sans chaleur, sans aide, elle n’a pas eu la force de tenir. Elle est morte seule, dans le noir, en serrant contre elle une photo de son mari, disparu il y a dix ans.

Ou encore Mykola, 35 ans, pompier à Dnipro. Il est mort en tentant de sauver des vies. Un drone a frappé le bâtiment qu’il tentait d’évacuer. Il laisse derrière lui une femme enceinte et un fils de 3 ans qui ne comprendra jamais pourquoi son père n’est pas rentré à la maison.

Je regarde ces noms. Ces âges. Ces histoires. Et je me dis : comment peut-on encore parler de « guerre » comme d’un conflit entre États ? Comment peut-on encore utiliser des mots comme « stratégie », « tactique », « objectif militaire », quand on voit ces visages ? Quand on lit ces noms ? Quand on imagine ces familles brisées ?Parce que la guerre, ce n’est pas une abstraction. Ce n’est pas une ligne sur une carte. Ce n’est pas un communiqué de presse. La guerre, c’est ça. Des vies arrachées. Des familles détruites. Des enfants qui grandiront sans leurs parents. Des parents qui enterreront leurs enfants. Des grands-mères qui mourront seules, dans le froid, parce que quelqu’un, quelque part, a décidé que leur vie ne valait pas grand-chose.Et ça, c’est insupportable.

Les héros invisibles

Mais il y a aussi les autres. Ceux qui, malgré tout, résistent. Ceux qui, malgré le froid, malgré les bombes, continuent de se battre. Les pompiers qui risquent leur vie pour sauver des inconnus. Les médecins qui opèrent dans le noir, à la lueur des lampes frontales. Les bénévoles qui distribuent des couvertures, des repas chauds, un peu de réconfort. Les voisins qui s’entraident, qui partagent ce qu’ils ont, qui refusent de se laisser abattre.

Comme Tetyana, 28 ans, infirmière à Kyiv. Elle a passé la nuit à soigner les blessés, dans un hôpital où les générateurs de secours peinaient à tenir. « On n’a pas le choix, dit-elle. On doit continuer. Parce que si on s’arrête, qui le fera à notre place ? »

Ou Viktor, 50 ans, électricien. Il passe ses journées à réparer les lignes électriques, sous les bombes, sous la neige, avec pour seul outil une lampe torche et une clé à molette. « On ne peut pas laisser les gens geler, dit-il. Pas ici. Pas chez nous. »

Ou encore Lesya, 65 ans, qui a transformé son appartement en « point d’invincibilité ». Un endroit où les voisins peuvent venir se réchauffer, boire un thé, trouver un peu de réconfort. « On est une famille, dit-elle. Et une famille, ça se serre les coudes. »

Ces gens-là, ce sont les vrais héros de cette guerre. Pas les généraux. Pas les politiques. Pas les stratèges. Mais eux. Ceux qui, chaque jour, choisissent de résister. De se battre. De ne pas baisser les bras. Ceux qui, malgré tout, gardent leur humanité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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