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CHRONIQUE : Pokrovsk, le jour où l’Ukraine a écrit l’avenir de la guerre
Crédit: Adobe Stock

Les premières frappes

6h12. Les premiers obus russes tombent. Les explosions secouent le sol. La terre tremble. Les soldats ukrainiens se mettent à couvert. Mais ils ne paniquent pas. Parce qu’ils savent que le vrai combat ne va pas se jouer sur le terrain. Il va se jouer dans les airs. Sur les écrans. Dans les doigts des opérateurs de drones.

À 6h17, le premier drone FPV décolle. Piloté par Oleksandr, 24 ans, un ancien étudiant en informatique devenu soldat par nécessité. Son objectif : un char russe qui avance vers les positions ukrainiennes. Il ajuste sa trajectoire. Il respire. Il appuie sur le bouton. Le drone plonge. L’explosion est sourde, étouffée par le bruit des obus. Mais sur l’écran, Oleksandr voit le char s’embraser. Il voit les soldats russes courir en tous sens. Il voit la panique.

À 6h23, un autre drone frappe. Puis un autre. Puis dix. Les Russes ne comprennent pas ce qui leur arrive. Leurs chars explosent. Leurs blindés brûlent. Leurs soldats tombent. Ils cherchent l’ennemi. Ils ne le voient pas. Parce que l’ennemi, aujourd’hui, ce n’est pas un soldat avec un fusil. C’est un écran. Une manette. Un drone.

Je me souviens d’avoir vu une vidéo de ces frappes. Des images floues, tremblantes, prises depuis les drones. On voit les chars exploser. On voit les soldats courir. On voit la panique. Et on entend les opérateurs ukrainiens, calmes, précis, presque cliniques. « Cible acquise. Frappé. » Comme s’ils parlaient d’un jeu vidéo. Sauf que là, les morts sont réels. Les destructions sont réelles. La guerre est réelle. Et c’est ça qui est terrifiant. Parce que ça montre à quel point la technologie a changé la guerre. À quel point elle l’a rendue plus froide, plus distante, plus impersonnelle. Et en même temps, plus meurtrière que jamais.

Le char qui a tout changé

7h05. Un char russe T-72 avance vers les positions ukrainiennes. Il est massif, blindé, apparemment invincible. Les soldats ukrainiens le voient arriver. Ils savent qu’il va percer leurs lignes. Qu’il va écraser leurs défenses. Qu’il va ouvrir la voie à l’infanterie russe. Mais ils ont un plan.

Le premier coup part d’un missile Javelin. Il frappe la tourelle. Le char vacille. Mais il continue d’avancer. Alors, un drone Vampire entre en action. Il plonge. Il frappe. Le char explose. Les soldats russes autour hurlent. Certains courent. D’autres tombent. En quelques secondes, le char n’est plus qu’un tas de métal tordu. Et les Ukrainiens savent qu’ils viennent de gagner plus qu’une bataille. Ils viennent de prouver quelque chose : même les chars les plus puissants peuvent être détruits. Même les armées les plus nombreuses peuvent être repoussées. Même les ennemis les plus redoutables peuvent être vaincus.

Je me souviens de cette image du char en feu. Je me souviens des soldats ukrainiens qui lèvent les poings, qui crient, qui se congratulent. Je me souviens de leurs visages, marqués par la fatigue, par la peur, mais aussi par une sorte de fierté. Parce qu’ils viennent de faire quelque chose d’incroyable. Ils viennent de montrer au monde entier que David peut encore vaincre Goliath. Qu’avec un peu d’intelligence, un peu de courage, et beaucoup de détermination, on peut repousser l’invincible. On peut faire reculer l’impossible. On peut gagner, même quand tout semble perdu.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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