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COMMENTAIRE : « Poutine a tenu parole » — Trump réagit aux dernières frappes russes sur l’Ukraine, un jeu dangereux avec les vies humaines
Crédit: Adobe Stock

L’hiver comme arme de guerre

L’Ukraine traverse l’un des hivers les plus rudes de son histoire. Les températures sont glaciales, et les infrastructures énergétiques, déjà fragilisées par deux ans de guerre, sont systématiquement ciblées par les frappes russes. Priver des millions de personnes de chauffage en plein hiver, c’est une tactique de guerre qui vise à briser le moral de la population, à la forcer à la reddition par l’épuisement et la souffrance. Pourtant, Trump semble considérer que quelques jours de répit suffisent à justifier ses louanges envers Poutine.

Les conséquences sont dramatiques : des personnes âgées meurent d’hypothermie, des nouveau-nés sont placés dans des couveuses sans électricité, des familles entières survivent dans des abris de fortune. Et pendant ce temps, Trump parle de « tenir parole ». Comme si une semaine sans bombardement pouvait effacer des années de destruction, comme si quelques jours de calme pouvaient justifier l’horreur qui suit.

Je me souviens d’une conversation avec un médecin ukrainien, il y a quelques mois. Il m’avait décrit les conséquences des coupures de courant sur ses patients : des dialyses interrompues, des respirateurs qui s’arrêtent, des opérations annulées faute d’éclairage. « On fait ce qu’on peut », m’avait-il dit, la voix tremblante. « Mais parfois, ce qu’on peut, ce n’est pas assez. » Quand j’entends Trump parler de la « parole tenue » de Poutine, je repense à ce médecin. Je repense à ses patients. Et je me demande : quelle valeur a une parole qui se paie en vies humaines ?

Les négociations de paix, un leurre ?

Les négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie, sous l’égide des États-Unis, semblent de plus en plus être un leurre. Chaque fois qu’un espoir de dialogue émerge, Poutine lance une nouvelle offensive, comme pour rappeler qui détient le vrai pouvoir. Les frappes du 3 février, parmi les plus violentes depuis le début de l’année, sont intervenues à la veille de nouvelles discussions à Abou Dhabi. Un message clair : la Russie ne négocie pas, elle dicte.

Trump, en minimisant ces attaques, en les présentant comme un simple « retour à la normale » après une trêve, joue un jeu dangereux. Il donne à Poutine une légitimité qu’il ne mérite pas. Il transforme une violation flagrante des droits humains en un simple désaccord diplomatique. Et pendant ce temps, des Ukrainiens meurent. Des familles sont détruites. Des villes sont réduites en cendres.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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