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ÉDITORIAL : AGOA, le grand mensonge américain – Quand Washington sacrifie l’Afrique sur l’autel de ses intérêts
Crédit: Adobe Stock

L’Afrique du Sud : le géant aux pieds d’argile

Prenez l’Afrique du Sud. Premier bénéficiaire de l’AGOA. 86 000 emplois directement liés au programme. Des milliards de dollars d’exportations chaque année. Des usines entières qui tournent grâce à ces échanges. Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, ces usines ferment. Ces emplois disparaissent. Ces familles souffrent. Parce que Washington a décidé que l’Afrique du Sud devait payer le prix de ses positions politiques. Parce que Pretoria a osé critiquer Israël. Parce que l’Afrique du Sud a osé dénoncer les exactions dans la bande de Gaza. Alors Washington a menacé. Washington a fait chanter. Washington a dit : « Si vous voulez garder l’AGOA, taisez-vous. »

Et aujourd’hui, l’Afrique du Sud a une extension d’un an. Une miette. Une aumône. Une insulte.

Je pense à ces ouvriers sud-africains. À ces hommes, à ces femmes, qui se lèvent chaque matin pour aller travailler dans une usine qui, peut-être, fermera dans quelques mois. Qui regardent leurs enfants en se demandant comment ils vont payer l’école, la nourriture, les soins. Et je me dis : est-ce qu’ils savent, à Washington, ce qu’ils sont en train de faire ? Est-ce qu’ils réalisent que, pour eux, l’AGOA n’est pas un dossier ? Que c’est une question de survie ? Que c’est une question de dignité ? Parce que, aujourd’hui, ce n’est pas seulement un programme commercial qui est en jeu. C’est la vie de millions de gens. C’est l’avenir d’un continent. C’est l’espoir d’une génération. Et tout ça, Washington est en train de le sacrifier. Pour quoi ? Pour une extension d’un an ? Pour un sursis ? Pour une miette jetée à des gens qui méritent bien mieux ?

Le Lesotho : quand un pays entier tremble

Et puis, il y a le Lesotho. Un petit pays, perdu dans les montagnes d’Afrique australe. Un pays que Donald Trump a un jour décrit comme un endroit « dont personne n’a jamais entendu parler ». Un pays où le secteur textile emploie des dizaines de milliers de personnes. Un pays où l’AGOA représente 150 millions de dollars d’exportations par an. Un pays où, aujourd’hui, les usines ferment, les ouvriers sont licenciés, et les familles souffrent.

En octobre 2025, des centaines de travailleurs sont descendus dans les rues de Maseru, la capitale, pour protester contre la fin de l’AGOA. Ils scandaient : « Nous voulons travailler ! » « Nous voulons vivre ! » Mais à Washington, personne ne les a entendus. Personne ne les a écoutés. Personne ne s’est soucié d’eux. Parce que, pour l’administration Trump, le Lesotho n’est qu’un détail. Un pion sur un échiquier. Un sacrifice nécessaire sur l’autel de la puissance américaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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