L’accélération des procès sommaires
Dans les tribunaux révolutionnaires de Téhéran et des grandes villes provinciales, la justice a rendu son costume pour revêtir l’uniforme d’un escadron de la mort. Les procès, s’ils peuvent encore porter ce nom, se déroulent à huis clos, sans avocat, sans défense, dans la précipitation la plus totale. Des peines de prison sont transformées en peines capitales par de simples décrets administratifs. C’est la mécanique de la terreur qui s’emballe, une bureaucratie de la mort qui tourne à plein régime pour éliminer toute opposition.
Les transferts vers les quartiers de haute sécurité
Les témoignages recueillis auprès des familles de détenus font état d’un transfert massif de prisonniers politiques vers des sections de haute sécurité, connues pour être les antichambres de l’exécution. On y isole les leaders, les voix fortes, ceux qui ont incarné le soulèvement populaire. Ce tri méthodique des condamnés à mort n’est pas le fait du hasard, c’est la planification chirurgicale d’un anéantissement programmé de la classe politique dissidente.
SECTION 3 : Le visage humain des victimes oubliées
Des jeunes gens pleins de vie face à la mort
Il ne faut jamais oublier que derrière les termes de « prisonniers politiques » se cachent des êtres humains. Des jeunes filles qui voulaient juste retirer leur voile, des étudiants qui criaient « Femme, Vie, Liberté », des ouvriers qui faisaient grève pour leur salaire. Ils ont des noms, des visages, des mères qui attendent à la porte des prisons, des enfants qui demandent quand papa rentrera. Les arracher à la vie par une corde ou une balle est un crime contre l’humanité qui dépasse le simple cadre politique, c’est une tragédie humaine absolue.
Les femmes en première ligne du tir
Les femmes iraniennes sont particulièrement ciblées par cette vague répressive. Elles sont le symbole de cette révolte, le moteur de ce désir de changement. Le régime, pour briser l’échine du mouvement, a décidé de s’en prendre à elles avec une férocité accrue. Les peines capitales prononcées à l’encontre de femmes manifestantes se multiplient, cherchant à instaurer un climat de peur paroxystique. Mais la peur ne saurait étouffer la soif de justice qui les anime.
SECTION 4 : Une machine étatique rodée pour la terreur
Le rôle des Gardiens de la Révolution
Ce sont les Gardiens de la Révolution Islamique (Pasdaran) qui tirent les ficelles de cette terreur d’État. Ils ne sont pas seulement l’armée, ils sont le juge et le bourreau. Leur influence a suffoqué progressivement toutes les instances institutionnelles du pays pour laisser place à un système purement militaro-judiciaire. Ils utilisent la peine de mort non pas comme un ultime recours, mais comme un outil de gouvernement, un moyen de terroriser la population avant même qu’elle ne pense à se soulever à nouveau.
La légalisation de l’arbitraire
Le régime iranien est passé maître dans l’art de maquiller ses crimes sous des apparences de légalité. Des lois vagues sur la « corruption sur terre » ou « l’inimitié envers Dieu » sont invoquées pour justifier l’exécution de n’importe quel opposant. Ce fondamentalisme juridique permet d’écrouler des vies sur la base de simples accusations, sans la moindre preuve matérielle, transformant la justice en instrument de guerre civile.
Quand la loi devient une arme dans les mains des tyrans, le dernier rempart de la civilisation s’effondre. C’est ce que nous observons en Iran aujourd’hui, une perversion totale du sens de la justice.
SECTION 5 : La réponse timide de la communauté internationale
Les condamnations verbales sans effet
Les États-Unis, l’Union Européenne et l’ONU ont tous, à un moment ou un autre, condamné les exécutions en Iran. Mais ces mots, aussi bien intentionnés soient-ils, s’évaporent dès qu’ils touchent les murs de Téhéran. Sans sanctions lourdes, sans mesures concrètes qui touchent au portefeuille des dirigeants du régime, ces condamnations ne sont que des coups d’épée dans l’eau. Le régime des mollahs sait pertinemment qu’il peut continuer à tuer tant que l’Occident continue à négocier par ailleurs.
L’impasse des négociations nucléaires
Le dossier nucléaire iranien a souvent servi de paravent aux violations des droits de l’homme. Au nom d’un hypothétique retour à l’accord de Vienne, les grandes puissances ont trop souvent minimisé la répression interne. C’est une erreur morale et politique grave. On ne peut pas traiter de l’atome avec un gouvernement qui massacre ses propres enfants. La priorité absolue doit être la sauvegarde des vies humaines, avant toute considération géopolitique.
SECTION 6 : Le courage des familles face à l'abîme
Des mères qui brisent le silence
Dans cet océan de terreur, il y a des îlots de courage inouï. Ce sont les mères, les épouses, les sœurs des victimes. Malgré les menaces, les arrestations et les violences, elles continuent de se rassembler devant les prisons, de publier des vidéos, de témoigner sur les réseaux sociaux. Elles sont la mémoire du peuple iranien, elles empêchent le régime d’effacer les noms de leurs martyrs. Leur résilience est un défi lancé à la face des bourreaux, une preuve que la flamme de la liberté ne peut être éteinte.
Le coût du témoignage
Téigner en Iran est devenu un acte de bravoure extrême. Pour chaque information qui sort du pays, il y a un journaliste, un citoyen, qui risque sa vie. Nous avons le devoir de relayer ces voix, de les amplifier pour qu’elles traversent les frontières et réveillent nos consciences endormies. Ignorer leur sacrifice serait une trahison de nos propres valeurs démocratiques.
SECTION 7 : L'histoire sanglante des répressions en Iran
Le fantôme de 1988
L’histoire malheureusement se répète. En 1988, des milliers de prisonniers politiques avaient été exécutés sommairement dans les prisons iraniennes, enterrés dans des charniers secrets. Ce crime, resté impuni, hante toujours l’Iran. Aujourd’hui, les mêmes mécanismes sont à l’œuvre, les mêmes discours déshumanisants sont tenus. Les exécuteurs de 1988 sont aujourd’hui aux plus hauts postes de l’État, prêts à commettre un nouveau génocide politique.
Les leçons non apprises
La communauté internationale a échoué en 1988. Elle a laissé le massacre se faire dans l’indifférence quasi générale. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une épreuve de vérité. Avons-nous changé ? Avons-nous le courage d’agir pour empêcher la répétition de l’horreur, ou allons-nous encore une fois détourner le regard en attendant que le chaos passe ? L’Iran est le miroir de notre propre défaillance collective.
L’oubli est le plus grand allié des tyrans. En Iran, la mémoire est devenue un acte de résistance. Nous avons le devoir de porter cette mémoire, de la graver dans le marbre de l’histoire pour que demain, justice soit faite.
SECTION 8 : La distinction fictice entre manifestant et criminel
L’inversion morale du régime
Le discours officiel iranien tente de diaboliser les manifestants, les qualifiant de terroristes, d’agents de l’étranger, de voyous. Cette inversion morale vise à justifier l’injustifiable. Il n’y a pas de différence de nature entre un manifestant pacifique et un prisonnier politique dans l’esprit du régime : tous sont des ennemis à abattre. C’est une vision manichéenne du monde qui ne tolère aucune nuance, aucune opposition, aucune liberté de pensée.
La criminalisation de la liberté d’expression
Exprimer une opinion, chanter une chanson, poster une photo sur Instagram, tous ces gestes anodins sont devenus des crimes passibles de la peine de mort en Iran. Cette dérive totalitaire transforme chaque citoyen en coupable potentiel. C’est une méthode de gouvernement par la terreur, visant à paralysé la société par la peur de l’arbitraire le plus total.
SECTION 9 : Le rôle crucial des réseaux sociaux pour témoigner
Les vidéos qui brisent le black-out
Malgré la coupure d’internet et la censure draconienne, des vidéos et des photos continuent de fuir hors d’Iran. Elles montrent la réalité des rues, la brutalité des forces de l’ordre, la douleur des familles. Ces images brutales sont les seules vérités qui circulent, les seules armes des opprimés contre la propagande d’État. Elles nous obligent à regarder en face ce que nous préférerions ignorer.
La responsabilité des plateformes numériques
Les grandes plateformes sociales ont une responsabilité immense dans cette crise. Elles doivent tout faire pour maintenir l’accès, protéger les identités des activistes iraniens et empêcher le régime d’utiliser ces mêmes outils pour traquer les dissidents. La bataille de l’information est aussi cruciale que la bataille politique.
SECTION 10 : Les pressions diplomatiques restent vaines
L’échec des résolutions de l’ONU
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté des résolutions, créé des commissions d’enquête. Mais sur le terrain, cela n’a rien changé. Le régime iranien jouit de protections au sein de l’organisation, grâce au soutien de pays alliés. Cette impunité diplomatique permet aux exécutions de se poursuivre sans entraves réelles. Il est urgent de repenser notre approche institutionnelle face aux régimes qui violent systématiquement les droits de l’homme.
La nécessité de sanctions ciblées
Il faut frapper le régime là où ça fait mal : au niveau financier et personnel. Des sanctions ciblées contre les juges qui signent les condamnations à mort, contre les chefs des forces de sécurité et les Pasdaran impliqués dans la répression. Geler leurs avoirs, leur interdire de voyager, couper leurs circuits financiers. C’est le minimum que la communauté civile puisse attendre de ses dirigeants.
Les mots n’arrêtent pas les balles, mais les sanctions peuvent arrêter ceux qui les tirent. Il est temps de passer de la condamnation éthique à l’action politique radicale.
SECTION 11 : L'urgence d'un sursaut mondial avant l'irréparable
Mobiliser la société civile mondiale
Gouvernants et institutions peuvent être lents, mais la société civile ne doit pas l’être. Artistes, intellectuels, syndicats, simples citoyens, nous devons nous lever pour l’Iran. Des manifestations, des pétitions, des campagnes de boycott, tout est bon pour faire peser une pression énorme sur le régime. La solidarité internationale n’est pas un vain mot, elle est un bouclier pour ceux qui sont dans le collimateur.
Préparer le procès de demain
Il faut commencer dès maintenant à compiler les preuves. Chaque exécution, chaque torture, chaque arrestation arbitraire doit être documentée. Un jour, les responsables de ces crimes devront répondre de leurs actes devant la justice internationale. Nous préparons le dossier historique qui servira à juger la barbarie. C’est une œuvre de longue haleine, nécessaire pour la mémoire et la justice futures.
CONCLUSION : Ne pas détourner le regard de l'inacceptable
L’heure est grave pour l’humanité
Ce qui se passe en Iran n’est pas une affaire intérieure iranienne, c’est une affaire universelle. C’est l’humanité tout entière qui est blessée chaque fois qu’un être humain est tué pour ses idées. Nous sommes tous des Iraniens en cet instant crucial. Si nous permettons cette vague d’exécutions, nous acceptons un peu plus que le droit à la vie devienne une option négociable. Nous ne pouvons pas accepter cela.
Un appel solennel à l’action
Je lance un appel solennel à tous les lecteurs, à tous les démocrates : ne fermez pas les yeux. Parlez de l’Iran autour de vous, partagez les nouvelles, exercez une pression sur vos élus. Faites que le coût politique de l’inaction soit plus lourd que le coût de l’action. Il y a des vies qui se jouent aujourd’hui, et elles dépendent peut-être, même un tout petit peu, de notre capacité à nous indigner. La liberté ne se demande pas, elle se prend, et elle se défend ensemble.
J’écris ces lignes avec le cœur serré, mais la rage au ventre. C’est le devoir de tout journaliste qui se respecte d’être le témoin de son temps, surtout quand le temps est à l’obscurantisme. Nous serons jugés sur notre capacité à avoir alerté le monde.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Cet éditorial est rédigé sur la base de rapports d’ONG internationales, de témoignages recueillis auprès de la diaspora iranienne et d’analyses d’experts en géopolitique. L’auteur ne reçoit aucun financement d’organisations politiques ou d’États étrangers. L’objectif de ce texte est exclusivement informatif et militant pour la défense des droits de l’homme, sans aucune intention de nuire à la sécurité nationale d’un quelconque État. Les termes employés reflètent la gravité de la situation sur le terrain et l’urgence d’une intervention humanitaire.
SOURCES
Sources primaires
Reportage sur la vague d’exécutions en Iran – RFI, 4 février 2026
Sources secondaires
Rapports d’Amnesty International sur les exécutions en Iran
Rapport annuel Human Rights Watch – Chapitre Iran
Rapports du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.