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ÉDITORIAL : Le piège se referme sur les Clinton — Quand la justice politique devient spectacle
Crédit: Adobe Stock

Un précédent qui fait peur

Jamais, dans l’histoire des États-Unis, un ancien président n’a été contraint de témoigner devant le Congrès. Jamais. Les présidents, même après leur mandat, bénéficiaient d’une forme d’immunité, d’un respect presque sacré. Mais les temps changent. Et l’affaire Epstein, avec son cortège de scandales, de documents censurés et de noms illustres, a tout bouleversé. Les Clinton le savent : s’ils refusent de témoigner, ils ouvrent la porte à un précédent dangereux. Demain, n’importe quel ancien président pourrait être traîné devant une commission. Même Trump, leur ennemi juré, pourrait en faire les frais. Ironie de l’histoire : en cédant, les Clinton protègent peut-être… Donald Trump.

Mais il y a plus grave. Cette audition, c’est aussi la preuve que l’enquête sur Epstein n’a jamais été qu’une affaire de justice. C’est une bataille politique, une guerre de tranchées où chaque camp cherche à discréditer l’autre. Les républicains veulent montrer que les Clinton ont quelque chose à cacher. Les démocrates, eux, accusent Comer de détourner l’attention des vrais responsables. Qui a vraiment intérêt à ce que la vérité éclate ? Personne. Parce que dans cette affaire, tout le monde a quelque chose à perdre. Les Clinton, bien sûr. Mais aussi tous ceux qui, comme Trump, ont croisé la route d’Epstein. Personne n’est blanc comme neige. Et c’est ça, le vrai scandale.

Je me demande parfois ce que pensent les survivantes d’Epstein en voyant ce cirque. Elles, qui ont subi l’indicible, qui ont été traînées dans la boue, qui ont dû se battre pour être entendues. Elles, dont les noms ont été balancés en pâture sur des documents censés être anonymes. Elles, qui attendent toujours que justice soit rendue. Pendant ce temps, à Washington, on joue une partie d’échecs politique. Les Clinton contre Comer. Les républicains contre les démocrates. Personne ne parle des victimes. Personne ne demande ce qu’elles attendent de ces auditions. Est-ce qu’elles croient encore que la vérité va sortir ? Ou est-ce qu’elles ont compris, comme nous, que dans cette histoire, elles ne sont que des pions ?

L’ombre d’Epstein plane toujours

Epstein est mort. Suicide, officiellement. Mais son ombre, elle, ne disparaît pas. Elle plane sur Washington, sur New York, sur toutes les capitales où il a tissé son réseau. Elle plane sur les Clinton, sur Trump, sur tous ceux qui ont croisé sa route. Parce qu’Epstein, c’était plus qu’un homme. C’était un système. Un système de pouvoir, de silence, d’impunité. Et ce système, lui, est toujours là. Les documents continuent de fuir. Les noms continuent de tomber. Les photos continuent de circuler. Et chaque révélation est une nouvelle blessure pour les survivantes, une nouvelle preuve que personne n’est vraiment innocent.

Les Clinton le savent. Ils savent que chaque mot qu’ils prononceront devant le comité sera disséqué, retourné contre eux. Ils savent que Comer ne cherche pas la vérité, mais un scandale. Et pourtant, ils n’ont plus le choix. Ils doivent parler. Parce que le piège s’est refermé. Parce que, pour la première fois, la machine judiciaire américaine est prête à broyer même ses anciens maîtres.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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