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ÉDITORIAL : Le Washington Post, un meurtre en pleine lumière
Crédit: Adobe Stock

Les promesses brisées

En 2013, Bezos promet de « réinventer le journalisme ». Il parle d’« innovation », de « qualité », de « mission sacrée ». Treize ans plus tard, il licencie un tiers des employés. Il réduit la couverture internationale et sportive à peau de chagrin. Il transforme un géant du journalisme en une coquille vide. Les promesses ? Des mots. La réalité ? Un massacre.

Les journalistes du Post ont supplié. Ils ont écrit des lettres ouvertes. Ils ont manifesté. Ils ont imploré Bezos de sauver leur travail, leur mission, leur raison d’être. Rien. Le milliardaire est resté sourd. Il a choisi l’argent. Toujours l’argent.

J’ai relu les lettres des journalistes du Post. Des pages et des pages de désespoir, de colère, d’incompréhension. « Nous sommes le Washington Post. Nous avons changé l’histoire. Nous méritons mieux. » Mais Bezos, lui, ne mérite rien. Il a acheté un mythe. Il l’a tué. Et il ose encore parler d' »innovation ». L’innovation, c’est de licencier des centaines de personnes pour engraisser ses marges ? L’innovation, c’est de transformer un temple du journalisme en usine à clics ? Non. Ça, c’est de la lâcheté.

Le syndrome Amazon

Le Washington Post sous Bezos, c’est Amazon appliqué au journalisme. Productivité. Rentabilité. Réduction des coûts. Peu importe la qualité. Peu importe l’éthique. Peu importe l’impact. Seuls les chiffres comptent. Et les chiffres, pour Bezos, ne mentent pas : 100 millions de pertes, c’est trop. Même si ça représente 0,001% de sa fortune. Même si ça signifie détruire un siècle et demi de journalisme d’exception.

Le Post n’est plus un journal. C’est une usine. Une usine où l’on fabrique du contenu, où l’on compte les clics, où l’on licencie quand les résultats ne sont pas au rendez-vous. Bezos a transformé le journalisme en business. Et le business, ça ne pardonne pas.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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