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ÉDITORIAL : Pokrovsk, Huliaipole — Quand la guerre s’écrit en chiffres et en sang
Crédit: Adobe Stock

La bataille pour chaque rue

Pokrovsk n’est plus une ville. C’est un champ de ruines, un labyrinthe de tranchées, un enfer où chaque rue est un piège. Les forces russes avancent, centimètre par centimètre, maison par maison. Les Ukrainiens résistent, mais la pression est immense. Les renforts manquent. Les munitions s’épuisent. Et pendant ce temps, les civils — ceux qui n’ont pas pu fuir — vivent dans des caves, sans eau, sans électricité, sans espoir.

Les milbloggers russes célèbrent chaque avancée comme une victoire. Mais à quel prix ? 40 000 soldats russes massés autour de Pokrovsk, face à 12 000 Ukrainiens. Une disproportion qui dit tout de cette guerre : une guerre d’usure, où les vies humaines ne sont que des pions sur un échiquier géopolitique.

Je pense à ces soldats ukrainiens, ces jeunes hommes et femmes qui tiennent la ligne à Pokrovsk. Ils savent qu’ils sont en infériorité numérique. Ils savent que chaque jour pourrait être le dernier. Pourtant, ils restent. Pourquoi ? Parce qu’ils croient en quelque chose. Parce qu’ils refusent de laisser leur terre, leur histoire, leur dignité être piétinées. Et moi, assis devant mon écran, je me sens honteux. Honteux de vivre dans un monde où leur courage est une exception, et où l’indifférence est la règle.

Les civils, otages d’une guerre sans fin

Les civils de Pokrovsk n’ont plus de vie. Ils survivent. Ils attendent. Ils prient. Certains tentent de fuir, mais les routes sont minées, les ponts détruits, les chemins surveillés. Ceux qui restent vivent dans l’angoisse permanente des frappes, des obus, des drones. Le froid — jusqu’à -20°C — ajoute une couche de souffrance. Pas de chauffage. Pas d’eau chaude. Pas de lumière. Juste l’obscurité, le silence, et la peur.

Et puis, il y a les enfants. Ceux qui ne comprennent pas pourquoi ils doivent vivre dans des caves, pourquoi ils ne peuvent plus aller à l’école, pourquoi leurs parents pleurent en silence. Des milliers d’enfants dont l’enfance a été volée. Des milliers de vies brisées avant même d’avoir commencé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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