Les demandes des Démocrates : plus que des réformes, une refonte
Les Démocrates ne veulent plus de demi-mesures. Hakeem Jeffries a été clair : « Nous avons besoin de changements dramatiques pour nous assurer que l’ICE et les autres agences du DHS se conduisent comme toute autre organisation chargée de l’application de la loi dans ce pays. » Parmi les revendications phares :
Caméras corporelles obligatoiresInterdiction des masquesMandats judiciairespatrouilles aléatoires
Ces demandes ne sont pas nouvelles. Elles s’inscrivent dans une longue liste de critiques envers l’ICE, une agence souvent accusée d’agir en dehors de tout cadre légal, avec une impunité qui frise l’arbitraire. Pourtant, malgré les promesses de réformes, les abus continuent. Et les morts s’accumulent.
Je me souviens d’une discussion avec un ami, il y a quelques années, sur la nécessité de réformes policières. Il m’avait dit : « Attends qu’un drame arrive. Attends que le sang coule. C’est seulement à ce moment-là que les gens bougeront. » À l’époque, j’avais trouvé ça cynique. Aujourd’hui, je me demande si ce n’est pas simplement réaliste. Parce que regardons les faits : deux morts à Minneapolis. Deux noms de plus sur une liste qui ne cesse de s’allonger. Et pourtant, on en est encore à débattre de caméras corporelles et de mandats judiciaires. Comme si ces vies n’avaient pas déjà payé le prix fort. Comme si le sang versé n’était pas assez rouge pour éveiller les consciences.
La réponse des Républicains : le statu quo à tout prix
Du côté républicain, on campe sur ses positions. Mike Johnson, président de la Chambre des représentants, a déclaré espérer un accord d’ici le 13 février. Mais ses propos sonnent creux face à l’urgence de la situation. Les Républicains, soutenus par Donald Trump, veulent un financement complet du DHS — sans conditions. Pour eux, les demandes des Démocrates ne sont que des obstacles politiques, destinés à affaiblir l’administration en place.
Pire encore, certains membres du House Freedom Caucus poussent pour inclure dans le projet de loi le SAVE Act, une proposition de loi qui exigerait une preuve de citoyenneté pour voter — une mesure que les critiques qualifient de désenfranchissement massif des électeurs minoritaires.
Entre temps, les agents de l’ICE continuent leurs opérations. Les 700 agents déployés à Minneapolis ont reçu l’ordre de quitter la ville, mais l’agence reste active ailleurs. Et les communautés vivent dans la peur. Parce que quand la politique prime sur l’humanité, les conséquences sont toujours les mêmes : des vies brisées, des familles détruites, et un pays un peu plus divisé chaque jour.
Section 3 : Minneapolis, symbole d’un système à bout de souffle
Le contexte : une ville en état de choc
Minneapolis n’en est pas à son premier drame. Depuis les meurtres de George Floyd en 2020, la ville est devenue un symbole de la lutte contre les violences policières. Mais cette fois, ce ne sont pas des policiers locaux qui ont tiré. Ce sont des agents fédéraux — des représentants d’une agence qui, théoriquement, devrait protéger les Américains, pas les abattre.
Les tirs qui ont coûté la vie à Alex Pretti et Renee Good ont eu lieu lors d’une opération de l’ICE. Les circonstances exactes restent floues, mais une chose est sûre : ces morts ont déclenché une colère nationale. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes. Des mémoriaux improvisés ont fleuri à Minneapolis. Et au Congrès, les Démocrates ont enfin trouvé un levier pour exiger des comptes.
Je me souviens d’une photo qui avait circulé après les tirs. Un mémorial improvisé, avec des bougies, des fleurs, et une photo d’Alex Pretti, souriante, la vie devant elle. À côté, un panneau avec ces mots : « Ils étaient nos voisins. Nos amis. Nos enfants. » Ces mots m’ont hanté. Parce qu’ils résument tout. Derrière chaque nom, derrière chaque statistic, il y a une vie. Une histoire. Un rêve. Et quand ces vies sont fauchées, ce n’est pas juste une tragédie individuelle. C’est une blessure collective. Une faille dans le tissu même de notre société. Et pourtant, à Washington, on continue de jouer aux échecs avec des vies humaines comme pions.
La réaction des communautés : entre peur et révolte
À Minneapolis, la colère est palpable. Les communautés touchées par ces violences ne veulent plus de promesses creuses. Elles veulent des actions. Elles veulent que les responsables soient tenus pour compte. Elles veulent que leurs voix soient enfin entendues.
Pourtant, malgré les manifestations, malgré les appels à la justice, le sentiment d’impunité persiste. Parce que quand une agence comme l’ICE agit sans transparence, sans responsabilité, elle envoie un message clair : certaines vies comptent moins que d’autres. Et c’est ce message que les Démocrates tentent désormais de combattre, en utilisant le seul levier qui leur reste : l’argent.
Section 4 : Le financement du DHS, arme politique ou levier de changement ?
Pourquoi le financement du DHS est-il si crucial ?
Le Department of Homeland Security est l’une des plus grosses agences fédérales, avec un budget annuel de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Elle supervise non seulement l’ICE, mais aussi la TSA, les Coast Guards, et d’autres entités clés de la sécurité intérieure. Couper son financement, même temporairement, aurait des répercussions majeures.
Mais c’est précisément cette importance qui donne aux Démocrates un pouvoir de négociation. En refusant de financer le DHS sans réformes, ils forcent les Républicains à la table des négociations. Et pour une fois, ce ne sont pas des enjeux abstraits qui sont en jeu. Ce sont des vies humaines.
Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette bataille. Le DHS, censé nous protéger, est devenu une menace pour ceux qu’il est supposé servir. Et le Congrès, censé représenter le peuple, semble plus préoccupé par des jeux de pouvoir que par la justice. Je me demande parfois si ceux qui prennent ces décisions réalisent vraiment ce que ça fait, de perdre quelqu’un. De recevoir un appel à 3h du matin. De devoir identifier un corps. De vivre avec un vide qui ne se remplira jamais. Parce que quand on réduit ces drames à des débats budgétaires, on oublie l’essentiel : derrière chaque dollar, il y a une vie. Et derrière chaque vie, il y a des gens qui aiment, qui espèrent, qui pleurent.
Les risques d’un nouveau shutdown
Si aucun accord n’est trouvé d’ici le 13 février, le DHS pourrait de nouveau se retrouver sans financement. Les conséquences seraient immédiates : des milliers d’agents en chômage technique, des opérations de sécurité compromises, et une crise humanitaire aggravée.
Pourtant, pour les Démocrates, le risque en vaut la chandelle. Parce que si le Congrès cède une fois de plus, si l’ICE continue d’agir sans contrôle, alors le message sera clair : dans cette Amérique, certaines vies ne méritent pas d’être protégées. Et ça, c’est une légitimité qu’aucun budget ne peut acheter.
Section 5 : Les visages derrière les chiffres
Alex Pretti et Renee Good : plus que des noms
Alex Pretti avait 28 ans. Il travaillait dans un restaurant local, rêvait de monter son propre food truck. Il était connu pour son sourire, pour sa générosité. Renee Good, 34 ans, était mère de deux enfants. Elle militait pour les droits des migrants, croyant fermement en une Amérique plus juste.
Leur mort a laissé un vide immense. Mais elle a aussi réveillé une colère qui ne demande qu’à grandir. Parce que quand on tue l’espoir, on tue aussi le silence. Et aujourd’hui, ce silence est brisé. Par les manifestations. Par les appels à la justice. Par les Démocrates qui, pour une fois, semblent prêts à se battre pour ce qui compte vraiment : la dignité humaine.
Je me souviens d’une conversation avec une amie, il y a quelques semaines. Elle me disait : « Parfois, je me demande si on vit dans le même pays. Parce que moi, quand je vois des gens manifester pour la justice, je vois de l’espoir. Mais quand je vois les réactions des politiques, je vois juste du mépris. » Je n’ai pas su quoi lui répondre. Parce qu’elle avait raison. Parce que dans ce pays, on a deux réalités qui s’affrontent. Celle des gens ordinaires, qui veulent juste vivre en paix. Et celle des puissants, qui jouent avec des vies comme avec des pions sur un échiquier. Et aujourd’hui, à Minneapolis, ces deux réalités se sont heurtées de plein fouet. Avec, en résultat, deux morts de plus. Deux vies de plus sacrifiées sur l’autel de l’indifférence.
Les mémoriaux de Minneapolis : symboles d’une résistance pacifique
À Minneapolis, les mémoriaux improvisés pour Alex et Renee sont devenus des lieux de pèlerinage. Des centaines de personnes viennent chaque jour déposer des fleurs, des bougies, des messages. Ces mémoriaux ne sont pas que des hommages. Ce sont des rappels. Des rappels que derrière chaque nom, il y a une histoire. Une vie. Un rêve.
Et c’est peut-être ça, la vraie force de ces mémoriaux : ils humanisent ce que la politique a déshumanisé. Ils rappellent que, malgré les débats, malgré les jeux de pouvoir, ce qui compte vraiment, ce sont les gens. Leurs espoirs. Leurs peurs. Leurs vies.
Section 6 : Les Démocrates face à un choix historique
Céder ou résister : le dilemme des leaders démocrates
Hakeem Jeffries et Chuck Schumer savent qu’ils jouent gros. En refusant de financer le DHS sans réformes, ils risquent de provoquer une nouvelle crise gouvernementale. Mais ils savent aussi qu’ils ont, pour la première fois depuis longtemps, un vrai levier.
Leur stratégie est claire : utiliser le financement comme moyen de pression pour obtenir des changements concrets. Mais le temps presse. Et chaque jour qui passe sans accord est un jour de plus où l’ICE peut continuer à agir sans contrôle.
Je me souviens d’une phrase de Martin Luther King : « L’arc de l’univers moral est long, mais il penche vers la justice. » Aujourd’hui, je me demande si cet arc ne s’est pas brisé quelque part. Parce que quand on voit la lenteur des réformes, quand on voit les vies sacrifiées, quand on voit les jeux politiques qui priment sur l’humanité, on a du mal à croire en cette justice. Pourtant, il y a des moments où l’espoir renaît. Des moments où des gens, comme Jeffries ou Schumer, décident de se battre. Même si c’est tard. Même si c’est insuffisant. Parce que parfois, c’est tout ce qu’il reste : la volonté de ne pas laisser les ténèbres gagner.
Les Républicains et l’art de l’obstruction
Du côté républicain, la stratégie est tout autre. Mike Johnson et ses alliés misent sur l’usure. Ils espèrent que, face à la pression du temps, les Démocrates finiront par céder. Et ils ont un atout majeur : Donald Trump, qui a déjà montré qu’il était prêt à tout pour imposer sa vision.
Pourtant, cette fois, les Républicains pourraient avoir sous-estimé la détermination de leurs adversaires. Parce que quand des vies sont en jeu, les calculs politiques perdent une partie de leur poids. Et c’est peut-être ça, la vraie bataille qui se joue aujourd’hui : celle entre l’humanité et le cynisme.
Section 7 : L’ICE, un symbole de l’Amérique divisée
Une agence controversée depuis sa création
L’ICE a toujours été une agence controversée. Créée en 2003, dans le sillage du 11 septembre, elle était censée protéger les États-Unis des menaces extérieures. Pourtant, au fil des années, elle est devenue synonyme de répression, de violence, et de manque de transparence.
Les abus se sont multipliés. Les morts aussi. Et aujourd’hui, avec les meurtres d’Alex Pretti et Renee Good, l’ICE est devenue le symbole d’un système à bout de souffle. Un système où la sécurité se paie en vies humaines. Où la protection se transforme en oppression. Où la justice devient une marchandise.
Je me souviens d’un reportage que j’avais lu, il y a quelques années, sur les centres de détention de l’ICE. Des témoignages de familles séparées. Des enfants en cage. Des conditions de vie indignes. À l’époque, j’avais pensé : « Ça ne peut pas durer. À un moment, les gens vont se réveiller. » Mais les années ont passé. Les abus ont continué. Et aujourd’hui, on en est là : deux morts de plus. Deux noms de plus sur une liste qui ne cesse de s’allonger. Et toujours cette question : combien de vies faudra-t-il encore pour que les choses changent ? Combien de fois faudra-t-il que le sang coule pour que les consciences s’éveillent ?
Les réformes possibles : entre espoirs et réalités
Les demandes des Démocrates — caméras corporelles, mandats judiciaires, fin des patrouilles aléatoires — ne sont pas révolutionnaires. Elles sont minimales. Des garanties de base pour éviter que des vies ne soient prises sans raison.
Pourtant, même ces réformes semblent hors de portée. Parce que dans cette Amérique, la politique prime sur l’humanité. Parce que pour certains, le contrôle des frontières vaut plus que la vie de deux personnes. Parce que, au fond, tant que les victimes sont des « autres », leur sort importe peu.
Section 8 : Le rôle des médias : informer ou alerter ?
Quand les mots ne suffisent plus
Les médias ont un rôle crucial à jouer dans cette crise. Parce que c’est à travers eux que le public prend conscience de ce qui se passe. C’est à travers eux que les visages d’Alex et Renee deviennent plus que des noms. Que leurs histoires deviennent plus que des faits divers.
Pourtant, trop souvent, les médias se contentent de rapporter les faits. Ils parlent de « débats », de « négociations », de « stratégies politiques ». Comme si deux vies n’étaient qu’un détail dans une partie d’échecs. Comme si le sang versé n’était qu’un élément de plus dans le paysage politique.
Je me souviens d’une discussion avec un collègue, il y a quelques mois. Il me disait : « Notre rôle, c’est d’informer. Pas de prendre parti. » Je lui avais répondu : « Mais quand l’information elle-même est un parti pris ? Quand le simple fait de rapporter les faits sans émotion, sans indignation, revient à normaliser l’inacceptable ? » Parce que parfois, la neutralité est une complicité. Parce que parfois, le silence est une trahison. Et aujourd’hui, face à ce qui se passe à Minneapolis, face à ce qui se joue au Congrès, je me dis que notre rôle n’est pas juste d’informer. C’est d’alerter. De crier. De refuser que ces vies deviennent des statistiques. De refuser que ces drames deviennent la norme.
Le pouvoir des images
Les images des mémoriaux à Minneapolis. Les visages d’Alex et Renee. Les manifestations dans les rues. Tout ça, ce sont des rappels. Des rappels que derrière les débats politiques, il y a des gens. Des vies. Des espoirs.
Et c’est peut-être ça, la vraie force des médias : leur capacité à humaniser l’information. À transformer des chiffres en visages. Des débats en drames humains. Des politiques en conséquences réelles.
Section 9 : Les leçons de Minneapolis
Quand la politique tue
Ce qui s’est passé à Minneapolis n’est pas un accident. Ce n’est pas une erreur. C’est le résultat logique d’un système où la politique prime sur l’humanité. Où les jeux de pouvoir comptent plus que les vies. Où les débats budgétaires valent plus que la justice.
Et si on ne tire pas les leçons de ces drames, ils se répéteront. Parce que tant que l’ICE agira sans contrôle, tant que le Congrès refusera de tenir les responsables pour compte, tant que les médias se contenteront de rapporter les faits sans indignation, rien ne changera.
Je me souviens d’une phrase que j’avais lue, quelque part : « La première victime de la guerre, c’est la vérité. » Aujourd’hui, je me dis que la première victime de la politique, c’est l’humanité. Parce que quand on réduit des vies à des débats, quand on transforme des drames en opportunités politiques, on a déjà perdu ce qui fait de nous des êtres humains. On a déjà renoncé à ce qui nous unit. À ce qui nous rend dignes. Et c’est ça, la vraie tragédie de Minneapolis. Ce n’est pas juste deux morts de plus. C’est un pays qui, peu à peu, oublie ce que ça veut dire, être humain.
Le prix de l’indifférence
L’indifférence, c’est ce qui permet à ces drames de se répéter. C’est ce qui permet à l’ICE de continuer à agir sans contrôle. C’est ce qui permet au Congrès de jouer avec des vies comme avec des pions.
Mais aujourd’hui, à Minneapolis, quelque chose a changé. Parce que quand le sang coule, il laisse des traces. Et ces traces, ce sont des rappels. Des rappels que certaines choses ne peuvent pas être tolérées. Que certaines vies méritent d’être protégées. Que certaines injustices doivent être combattues.
Section 10 : Que faire maintenant ?
Les prochaines étapes : entre espoir et désillusion
Les deux prochaines semaines seront décisives. Si les Démocrates et les Républicains ne trouvent pas un accord d’ici le 13 février, le DHS se retrouvera de nouveau sans financement. Et les conséquences seront immédiates.
Pourtant, même si un accord est trouvé, la bataille ne sera pas terminée. Parce que les réformes demandées par les Démocrates ne sont qu’un premier pas. Il faudra bien plus pour réparer les dégâts causés par des années d’abus. Il faudra bien plus pour redonner confiance à des communautés qui, aujourd’hui, vivent dans la peur.
Je me souviens d’une conversation avec un ami, il y a quelques jours. Il me disait : « Parfois, j’ai l’impression qu’on est condamnés à répéter les mêmes erreurs. Comme si on était piégés dans une boucle sans fin. » Je lui avais répondu que l’espoir, c’est justement ce qui brise les boucles. Que c’est quand on refuse de se résigner, quand on refuse de baisser les bras, que les choses commencent à changer. Aujourd’hui, je me dis que c’est peut-être ça, le vrai combat. Pas juste celui des Démocrates au Congrès. Mais celui de tous ceux qui refusent de laisser ces drames devenir la norme. Celui de tous ceux qui, à Minneapolis et ailleurs, continuent de se battre pour la justice. Parce que tant qu’il y aura des gens pour dire « assez », tant qu’il y aura des gens pour exiger des comptes, l’espoir restera vivant.
Le rôle de chacun
Cette bataille ne concerne pas que les politiques. Elle concerne tous. Parce que c’est en restant informés, en exigeant des comptes, en refusant l’indifférence, qu’on peut faire la différence.
Alors oui, les prochaines semaines seront cruciales. Mais ce qui se passera après l’échéance du 13 février dépendra de nous. De notre capacité à ne pas oublier. À ne pas laisser ces vies devenir des statistiques. À ne pas laisser ces drames devenir la norme.
Section 11 : Minneapolis, symbole d’une Amérique en crise
Un pays à la croisée des chemins
Ce qui se passe aujourd’hui à Minneapolis, c’est bien plus qu’un débat sur le financement du DHS. C’est un symbole. Le symbole d’un pays divisé. D’un pays où la politique a pris le pas sur l’humanité. Où les jeux de pouvoir comptent plus que les vies.
Mais c’est aussi le symbole d’une résistance. D’une communauté qui refuse de se taire. D’un Congrès qui, pour une fois, semble prêt à se battre pour ce qui compte vraiment. D’un pays qui, malgré tout, n’a pas encore renoncé à ses idéaux.
Je me souviens d’une phrase de Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » Aujourd’hui, je me demande si l’heure n’est pas venue, justement. L’heure de dire « assez ». L’heure de refuser que des vies soient sacrifiées sur l’autel de la politique. L’heure de se souvenir que, derrière chaque débat, derrière chaque loi, derrière chaque dollar, il y a des gens. Des vies. Des espoirs. Et que ces espoirs méritent d’être protégés. Parce que si on oublie ça, alors on a déjà tout perdu.
L’héritage d’Alex et Renee
Alex Pretti et Renee Good ne sont plus là. Mais leur héritage, lui, reste. Parce que leurs morts ont réveillé une colère. Une détermination. Une volonté de changement.
Et c’est peut-être ça, la vraie leçon de Minneapolis. Que même dans les moments les plus sombres, même face à l’injustice la plus criante, il reste toujours une lueur d’espoir. Une possibilité de changement. Une raison de se battre.
Conclusion : Le sang et l’encre
Ce que Minneapolis nous dit de nous-mêmes
Minneapolis nous renvoie une image cruelle de nous-mêmes. Un pays où la politique peut coûter des vies. Où les débats budgétaires valent plus que la justice. Où les jeux de pouvoir priment sur l’humanité.
Mais Minneapolis nous renvoie aussi une autre image. Celle d’une communauté qui refuse de se taire. D’un Congrès qui, pour une fois, semble prêt à se battre pour ce qui compte vraiment. D’un pays qui, malgré tout, n’a pas encore renoncé à ses idéaux.
Je me souviens d’une photo que j’avais vue, il y a quelques jours. Un mémorial à Minneapolis, avec des bougies, des fleurs, et une pancarte sur laquelle était écrit : « Ils étaient nos voisins. Nos amis. Nos enfants. » Ces mots m’ont hanté. Parce qu’ils résument tout. Derrière chaque nom, derrière chaque statistic, il y a une vie. Une histoire. Un rêve. Et quand ces vies sont fauchées, ce n’est pas juste une tragédie individuelle. C’est une blessure collective. Une faille dans le tissu même de notre société. Et pourtant, à Washington, on continue de jouer aux échecs avec des vies humaines comme pions. Alors aujourd’hui, je me dis que notre rôle, c’est de refuser cette normalisation. De refuser que ces drames deviennent la norme. De refuser que ces vies deviennent des statistiques. Parce que si on oublie ça, alors on a déjà tout perdu. Parce que si on accepte ça, alors on n’est plus dignes de s’appeler humains.
Et maintenant ?
Les prochaines semaines seront décisives. Le Congrès a jusqu’au 13 février pour trouver un accord. Mais au-delà des débats politiques, au-delà des jeux de pouvoir, il y a une question qui reste : quel pays voulons-nous être ? Un pays où la politique prime sur l’humanité ? Ou un pays où chaque vie compte ?
La réponse dépend de nous. De notre capacité à ne pas oublier. À ne pas laisser ces vies devenir des statistiques. À ne pas laisser ces drames devenir la norme.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques politiques, sociales et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les enjeux complexes, à comprendre les mouvements qui redéfinissent nos sociétés, et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui nous concernent tous.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et politiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques et sociales contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
AP News – Trump signs bill to end partial government shutdown, setting stage for next fight – 3 février 2026
AP News – Live updates: 700 immigration officers will immediately leave Minnesota – 4 février 2026
AP News – What Democrats are demanding in the fight over Immigration and Customs Enforcement funding – 4 février 2026
Sources secondaires
AP News – Senate passes Trump-backed government funding deal, sending to House – 31 janvier 2026
AP News – Democrats vow to oppose homeland security funds after Minnesota shooting as shutdown risk grows – 4 février 2026
AP News – Congress faces challenges with Homeland Security funding – 16 janvier 2026
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