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ÉDITORIAL : Quand la Russie piétine l’idéal olympique, même les pixels deviennent des armes
Crédit: Adobe Stock

Quand le code remplace les bombes

Les cyberattaques russes contre l’Italie ne sont pas une surprise. Elles s’inscrivent dans une escalade numérique qui dure depuis des années. Depuis 2022 et le début de la guerre en Ukraine, la Russie a fait des attaques informatiques une arme de guerre à part entière. Banques, hôpitaux, centrales électriques, médias : rien n’est épargné. Mais s’en prendre aux Jeux Olympiques, c’est franchir un seuil symbolique. C’est déclarer que rien n’est sacré, pas même l’espoir d’une trêve, pas même le rêve d’une humanité réunie.

Les méthodes ? Classiques, mais redoutables. Phishing, malware, attaques par déni de service (DDoS)… Les hackers russes, souvent liés à des groupes comme Fancy Bear ou Sandworm, sont des experts en la matière. Leur objectif, cette fois : perturber les systèmes italiens, semer le chaos dans l’organisation des Jeux, peut-être même voler des données sensibles. Leur arme ? Des claviers et des écrans. Leur champ de bataille ? Le cyberespace, ce no man’s land où les règles de la guerre traditionnelle ne s’appliquent plus.

Je repense à ces images des Jeux de Sotchi, en 2014, quand Poutine jouait les hôtes triomphants, entourés de sourires et de drapeaux. Douze ans plus tard, la Russie est bannie, ses athlètes réduits à une poignée de neutres, et ses hackers attaquent dans l’ombre. Quel gâchis. Quel gaspillage d’énergie, de talent, de ressources… Tout ça pour quoi ? Pour prouver qu’on peut encore faire mal, même quand on est exclu ? Pour rappeler au monde qu’on existe, même si c’est en destructeur ? La Russie de Poutine est devenue un géant aux pieds d’argile, incapable de briller autrement qu’en écrasant les autres.

L’Italie en première ligne : un pays sous tension

L’Italie, pays hôte des Jeux, se retrouve en première ligne. Pas seulement parce qu’elle organise l’événement, mais parce qu’elle incarne, ces jours-ci, l’espoir d’une trêve mondiale. Antonio Tajani, depuis Washington, a rappelé que Rome préparait une résolution à l’ONU pour une « trêve olympique », un cessez-le-feu dans tous les conflits du monde pendant la durée des Jeux. Une initiative noble, presque utopique. Mais la Russie, une fois de plus, a répondu par la provocation.

Les cibles des cyberattaques ? Stratégiques. Le ministère des Affaires étrangères, d’abord, symbole de la diplomatie italienne. Puis les sites olympiques, cœur battant des Jeux. Enfin, les hôtels de Cortina, où logent athlètes et officiels. L’objectif était clair : semer la panique, montrer que personne n’est en sécurité, pas même sous la bannière olympique.

Heureusement, l’Italie a réagi. Les attaques ont été « déjouées », selon Tajani. Mais le mal est fait. Le message est passé : la Russie ne respecte aucune règle, aucune trêve, aucun symbole. Même pas celui de la paix olympique, ce rêve vieux de plus d’un siècle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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