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ÉDITORIAL : Quand Trump applaudit la diplomatie, Poutine frappe les Ukrainiens dans le froid polaire
Crédit: Adobe Stock

Le jeu de dupe de Lavrov

Quelques jours avant l’attaque, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait joué la carte de la diplomatie. À Abu Dhabi, il avait présenté la Russie comme une « grande puissance », égale aux États-Unis, prête à discuter d’un règlement pacifique. Un leurre. L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) a immédiatement souligné que cette posture n’avait qu’un seul but : séduire Trump avec des promesses économiques et écarter l’Europe des négociations. Pendant que Lavrov parlait de paix, les généraux russes préparaient leur prochaine vague de frappes.

Et Trump, une fois de plus, est tombé dans le piège. Il a cru aux promesses de Poutine. Il a cru que la Russie était prête à négocier. Il a cru que la guerre pouvait se régler avec des poignées de main et des sourires. Pendant ce temps, les Ukrainiens, eux, savaient. Ils savaient que chaque trêve était une pause tactique, chaque promesse une manœuvre de diversion. Ils savaient que la Russie ne reculerait devant rien pour les briser.

Je repense à cette phrase de Zelensky : « Si les États-Unis et l’Europe ne peuvent pas arrêter les frappes russes, comment pouvons-nous croire qu’ils garantiront la paix ? » Elle résonne comme un coup de massue. Parce qu’elle dit tout. Elle dit la solitude de l’Ukraine. Elle dit l’hypocrisie occidentale. Elle dit l’échec de la diplomatie quand elle est menée par des hommes qui préfèrent les apparences à la réalité. Et elle dit, surtout, que des milliers de vies sont en train de se jouer, non pas sur le champ de bataille, mais dans les salons feutrés où l’on négocie avec des tyrans.

L’Europe, grande absente des négociations

L’un des objectifs de Lavrov à Abu Dhabi était clair : écarter l’Europe. Pourquoi ? Parce que l’Europe, contrairement à Trump, ne se laisse pas berner par les promesses russes. Parce que l’Europe sait que chaque concession à Poutine est une invitation à en demander plus. Parce que l’Europe, enfin, comprend que la paix ne se construit pas en fermant les yeux sur les crimes de guerre.

Mais Trump, lui, semble croire que la paix peut se négocier sans les Européens, sans les Ukrainiens, sans ceux qui subissent réellement la guerre. Il semble croire que Poutine est un partenaire fiable, un homme de parole. Il se trompe. Et chaque missile qui s’abat sur Kyiv, chaque famille qui gèle dans son appartement, chaque enfant qui meurt de froid est la preuve vivante de son erreur.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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