Le dîner sur l’île maudite
23 décembre 2012. Howard Lutnick, alors simple magnat de Wall Street, écrit à Epstein : « Nous serons dans les Caraïbes avec les enfants et une autre famille. Serait-il possible de se voir pour dîner ? » (The National, 31 janvier 2026). Epstein répond, donne les coordonnées de son île privée, Little Saint James. Lutnick transmet l’info au capitaine de son yacht. Sa femme, Allison, écrit à l’assistante d’Epstein pour confirmer : « Notre yacht s’appelle l’Excellence. Où doit-il accoster ? »
Le dîner a lieu. Les Lutnick passent « un bon moment », comme en témoigne un email ultérieur d’Epstein : « Ravi de vous avoir vus. » Pourtant, en 2025, Lutnick affirme avoir rompu tout contact avec Epstein en 2005, après avoir visité son appartement new-yorkais et trouvé « dégoûtant » un tableau de massage installé en plein milieu du salon. « J’ai coupé les ponts immédiatement », déclare-t-il dans un podcast. Les emails prouvent le contraire. Pire : ils montrent qu’en 2012, Lutnick emmène sa famille — ses quatre enfants — sur l’île d’un homme condamné pour avoir abusé de mineures.
Je ne peux pas m’empêcher de penser à ces enfants. Quatre enfants, embarqués par leurs parents sur le yacht familial, direction une île où des adolescentes ont été violées, droguées, humiliées. Quatre enfants, dont les souvenirs de Noël 2012 sont peut-être teintés d’une ombre qu’ils ne comprennent pas encore. Et leur père, aujourd’hui secrétaire au Commerce des États-Unis, qui ment effrontément sur ses liens avec Epstein. Comment peut-on regarder ses enfants dans les yeux après ça ? Comment peut-on se regarder soi-même dans un miroir ?
Le mensonge d’État
En 2026, Lutnick est un homme puissant. Il siège au cabinet de Donald Trump. Il a le pouvoir, l’influence, l’oreille du président. Pourtant, quand les emails ressortent, son service de presse se contente d’une déclaration lapidaire : « M. Lutnick a eu des interactions limitées avec M. Epstein, en présence de sa femme, et n’a jamais été accusé de quoi que ce soit. » (Al Jazeera, 1er février 2026). Comme si l’absence d’accusation effaçait la réalité des faits : un homme, responsable de la sécurité économique du pays, a menti sur ses liens avec un criminel sexuel notoire.
Et Trump ? Il le soutient. Ou plutôt, il fait semblant de ne pas savoir. « Je n’ai pas lu les fichiers. J’ai beaucoup de choses à faire. » Comme si la vérité était une option, un détail administratif parmi d’autres. Comme si le fait que son propre secrétaire au Commerce ait dîné avec un pédophile condamné n’était qu’une anecdote de plus dans le bruit de fond de la politique américaine.
Section 3 : Musk, le milliardaire qui jouait avec le feu
Les emails qui accusent
Décembre 2012. Elon Musk écrit à Epstein : « Quel jour/quelle nuit sera la fête la plus sauvage sur notre île ? » (CBS News, 3 février 2026). Epstein répond, propose des dates. Musk semble enthousiaste. Pourtant, en 2025, il tweete : « Epstein a essayé de me faire venir sur son île et j’ai REFUSÉ. » Les emails montrent le contraire. Pire : ils montrent que Musk a continué à correspondre avec Epstein cinq ans après sa condamnation pour prostitution de mineures.
En 2013, Musk et Epstein échangent à nouveau. Cette fois, c’est pour organiser une rencontre sur Little Saint James pendant les fêtes de fin d’année. Musk, aujourd’hui, minimise : « J’ai eu très peu de correspondance avec Epstein et j’ai décliné ses invitations répétées. » Pourtant, les preuves sont là. Et elles posent une question simple : comment un homme qui se présente comme un génie visionnaire, un sauveur de l’humanité, a-t-il pu fraterniser avec un monstre ?
Il y a quelque chose de profondément troublant dans le fait que Musk, l’homme qui veut coloniser Mars et sauver la planète, ait pu écrire des emails aussi légers à un homme comme Epstein. Comme si la gravité des actes d’Epstein n’avait aucune importance. Comme si, pour Musk, Epstein n’était qu’un autre milliardaire excentrique, un autre contact utile dans le carnet d’adresses des puissants. Et aujourd’hui, il ose tweeter qu’il a « poussé plus fort que quiconque » pour que les fichiers soient publiés. Comme si le fait d’exiger la transparence effaçait ses propres compromissions. La transparence, c’est bien. Mais la vérité, c’est mieux.
Le cynisme du pouvoir
Musk n’est pas un cas isolé. Il est le symbole d’une élite qui croit pouvoir tout se permettre. En 2026, il est l’homme le plus riche du monde. Il possède Tesla, SpaceX, X (ex-Twitter). Il a le pouvoir de façonner l’avenir. Pourtant, quand on lui demande de rendre des comptes sur ses liens avec Epstein, il répond par des demi-vérités et des mensonges. « J’ai décliné ses invitations », dit-il. Les emails disent autre chose.
Et Trump ? Il le défend, indirectement. En refusant de lire les fichiers, en balayant les questions d’un revers de main, il envoie un message clair : dans son Amérique, les puissants ne rendent pas de comptes. Pas vraiment. Pas comme les autres. Pas comme les victimes d’Epstein, dont les noms sont soigneusement redactés dans les documents, tandis que ceux des milliardaires et des politiques s’étalent en pleine lumière.
Section 4 : Trump, l’artiste de la diversion
« C’est une conspiration contre moi »
Quand on lui demande de réagir aux révélations sur Lutnick et Musk, Trump répond : « Maintenant que rien n’est sorti sur moi, à part une conspiration contre moi, littéralement de la part d’Epstein et d’autres personnes, je pense qu’il est temps que le pays passe à autre chose. » (Newsweek, 3 février 2026). Pas de remords. Pas de colère contre ceux de son entourage qui ont menti. Juste une victimisation éhontée.
Pourtant, les documents montrent que Trump a fréquenté Epstein pendant des années. Qu’il a été vu en sa compagnie à de multiples reprises. Qu’il a même, en 2002, déclaré à New York Magazine : « Je connais Jeffrey depuis 15 ans. C’est un gars formidable. Il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup d’entre elles sont sur le jeune côté. » Des propos qu’il a depuis niés, bien sûr. Comme il nie tout ce qui pourrait l’embarrasser.
Trump est un maître dans l’art de détourner l’attention. Quand on lui parle d’Epstein, il parle de lui. Quand on lui parle de Lutnick, il parle de lui. Quand on lui parle de Musk, il parle de lui. Comme si le monde ne tournait qu’autour de sa personne. Comme si les victimes d’Epstein, les familles brisées, les enfants traumatisés n’étaient que des figurants dans le grand spectacle de sa propre victimisation. Et le pire, c’est que ça marche. Parce que dans l’Amérique de 2026, le spectacle prime sur la vérité. L’indignation prime sur la justice. Et les puissants savent qu’ils peuvent se permettre de mentir, parce que personne ne les forcera vraiment à rendre des comptes.
Le président qui ne veut pas savoir
Trump a promis, pendant sa campagne de 2024, de publier les fichiers Epstein. Une fois élu, il a reculé. Puis, sous la pression, il a finalement signé la loi exigeant leur publication. Mais aujourd’hui, il fait semblant de ne pas savoir. « Je n’ai pas lu les fichiers. J’ai beaucoup de choses à faire. » Comme si la vérité était un luxe, une option, un détail parmi d’autres.
Pendant ce temps, les victimes d’Epstein attendent toujours justice. Leurs noms sont cachés dans les documents, leurs visages floutés, leurs voix étouffées. Pendant ce temps, Lutnick dîné avec un criminel. Musk a ri avec lui. Trump a fermé les yeux. Et l’Amérique regarde ailleurs.
Section 5 : Les victimes, ces absentes de l’histoire
Les noms qu’on ne prononce pas
Dans les 3 millions de pages publiées par le Département de la Justice, les noms des victimes sont soigneusement redactés. On parle d’elles par euphémismes : « la plaignante n°1 », « la mineure X », « la jeune femme Y ». Comme si leur identité était un détail gênant, une vérité trop crue pour être exposée en pleine lumière. Pourtant, ce sont elles, les vraies héroïnes de cette histoire. Ce sont elles qui ont survécu. Ce sont elles qui ont parlé. Ce sont elles qui, aujourd’hui encore, vivent avec les cicatrices de ce qu’Epstein et ses complices leur ont fait subir.
Pendant ce temps, les noms de Lutnick, Musk, Trump s’étalent en gros titres. Leurs déclarations sont relayées, leurs mensonges disséqués, leurs carrières analysées. Eux, au moins, ont le droit à la parole. Eux, au moins, peuvent se défendre. Les victimes, elles, restent dans l’ombre. Leurs voix sont étouffées sous des couches de redactions, de procédures judiciaires, de honte imposée.
Je pense souvent à ces femmes. À ces jeunes filles qu’on a arrachées à leur enfance, qu’on a droguées, violées, humiliées. Je pense à leur courage, à leur force, à leur refus de se taire. Et je me demande : où est leur justice ? Où est leur réparation ? Pendant que Lutnick dîné sur une île maudite, pendant que Musk échangeait des blagues avec un criminel, pendant que Trump fermait les yeux, elles, elles se battaient pour survivre. Elles se battaient pour que le monde entende leur vérité. Et aujourd’hui, alors que les noms des puissants s’affichent en une de tous les journaux, les leurs restent cachés, comme une honte qu’on ne pourrait pas supporter.
L’Amérique qui oublie
Le 3 février 2026, l’Amérique a eu accès à 3 millions de pages de vérité. Pourtant, trois jours plus tard, les gros titres ont déjà changé. On parle d’autre chose. On passe à autre chose. Comme si la vérité était une mode, un sujet du moment, quelque chose qu’on peut ranger dans un tiroir une fois qu’on en a assez.
Pourtant, les questions restent. Combien de fois faudra-t-il que des documents ressortent avant qu’on comprenne que le problème n’est pas Epstein, mais le système qui l’a protégé ? Combien de fois faudra-t-il qu’on découvre que les gardiens de la morale publique ont serré la main d’un monstre avant qu’on cesse de leur faire confiance ?
Section 6 : Le système Epstein, ou comment l’impunité devient la norme
L’île, le yacht, le réseau
Little Saint James. Un nom qui résonne comme une malédiction. Une île privée, un paradis artificiel où Epstein organisait ses « fêtes ». Où il recevait ses invités. Où il abusait de ses victimes. Pourtant, en 2012, alors qu’Epstein est déjà un criminel condamné, Howard Lutnick y emmène sa famille. Elon Musk y est invité. D’autres noms, d’autres puissants, y ont séjourné. Personne ne semble se soucier de ce qui s’y passe vraiment.
Parce que c’est ça, le système Epstein : un réseau où l’argent achète le silence, où le pouvoir efface les traces, où les complices ferment les yeux. Un système où un milliardaire peut organiser le viol de mineures et continuer à recevoir des invités de marque. Un système où un secrétaire d’État peut dîner avec un criminel et mentir sans conséquences. Un système où un président peut ignorer les preuves et passer à autre chose.
Quand je lis ces emails, ces invitations, ces dîners, je me demande : où est la ligne rouge ? À quel moment est-ce qu’on décide que certaines choses sont inacceptables, même pour les puissants ? À quel moment est-ce qu’on arrête de faire semblant de ne pas savoir ? Parce que le vrai scandale, ce n’est pas qu’Epstein ait existé. C’est que des hommes comme Lutnick, Musk, Trump aient choisi de fermer les yeux. C’est que l’Amérique, encore une fois, regarde ailleurs.
La complicité par l’inaction
Le plus terrifiant, dans cette histoire, ce n’est pas ce que les documents révèlent. C’est ce qu’ils ne révèlent pas. Parce que pour chaque email publié, combien ont été détruits ? Pour chaque nom mentionné, combien restent cachés ? Pour chaque vérité avouée, combien de mensonges persistent ?
Les fichiers Epstein ne sont qu’un aperçu. Une fenêtre entrouverte sur un monde où les règles ne s’appliquent pas à tous. Un monde où les puissants peuvent mentir, tricher, fermer les yeux, et continuer leur route comme si de rien n’était. Et tant que l’Amérique continuera à accepter ça, tant qu’elle continuera à regarder ailleurs, rien ne changera.
Section 7 : La réponse des réseaux, ou l’art de la diversion
Twitter s’embrase, l’Amérique s’endort
Sur X (ex-Twitter), les réactions fusent. Les partisans de Trump crient au complot. Les détracteurs de Musk exultent. Les théories du complot fleurissent. Pourtant, au milieu du bruit, une question reste sans réponse : et maintenant, on fait quoi ?
Parce que les réseaux sociaux, c’est le parfait exutoire. On peut y crier sa colère, y partager son indignation, y lancer des hashtags. Mais une fois l’écran éteint, une fois le fil d’actualité fermé, tout reste pareil. Les puissants restent puissants. Les victimes restent dans l’ombre. Et le système, lui, continue de tourner.
Je regarde ces débats en ligne, ces échanges enflammés, ces accusations croisées. Et je me demande : est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Est-ce que tout ce bruit va forcer Lutnick à démissionner ? Est-ce que Musk va enfin assumer ses mensonges ? Est-ce que Trump va lire ces fichiers et agir en conséquence ? Ou est-ce que, dans une semaine, on aura tous passé à autre chose, comme d’habitude ? Parce que le vrai danger, ce n’est pas l’indignation. C’est l’oubli.
Le cycle de l’indignation
L’Amérique est passée maître dans l’art de s’indigner. On s’indigne, on partage, on commente, on s’emporte. Puis on oublie. Parce que la prochaine indignation est déjà là, qui attend son tour. Parce que le monde continue de tourner, et qu’on a tous nos vies à vivre.
Pourtant, cette fois, quelque chose devrait changer. Parce que cette fois, ce ne sont pas des inconnus qui sont impliqués. Ce sont des figures que l’Amérique connaît, admire, suit. Ce sont des hommes qui façonnent le pays, qui prennent les décisions, qui détiennent le pouvoir. Et si eux peuvent mentir, tricher, fermer les yeux, alors qui peut-on encore croire ?
Section 8 : Les leçons qu’on refuse d’apprendre
L’impunité, une maladie américaine
L’affaire Epstein, c’est l’histoire d’un homme qui a abusé de centaines de jeunes filles. Mais c’est aussi l’histoire d’un système qui l’a protégé. Qui l’a laissé faire. Qui a fermé les yeux. Et aujourd’hui, en voyant les noms de Lutnick, Musk, Trump resurgir, on comprend que ce système est toujours là. Qu’il est toujours aussi puissant. Qu’il est toujours aussi intouchable.
Parce que l’impunité, ce n’est pas juste Epstein. C’est tous ceux qui ont su, qui ont vu, qui ont fermé les yeux. C’est tous ceux qui, aujourd’hui encore, refusent de rendre des comptes. C’est une maladie qui ronge l’Amérique de l’intérieur. Une maladie qui dit aux puissants : vous pouvez tout vous permettre. Une maladie qui dit aux victimes : votre vérité ne compte pas.
Je me souviens d’une phrase que j’ai lue il y a longtemps : « Le prix du silence, c’est la complicité. » En voyant ces emails, ces dîners, ces mensonges, je me demande : combien de fois allons-nous payer ce prix ? Combien de fois allons-nous fermer les yeux, détourner le regard, passer à autre chose ? Parce que tant qu’on continuera à accepter que les puissants mentent, que les victimes se taisent, que la justice soit à deux vitesses, rien ne changera. Et un jour, on se réveillera dans un monde où plus personne ne croit en rien. Où plus personne ne fait confiance à personne. Où l’impunité sera devenue la norme.
Le choix qui nous reste
Il y a deux façons de réagir à ces révélations. La première, c’est de hausser les épaules. De se dire que c’est comme ça, que les puissants ont toujours fait ce qu’ils voulaient, et que ça ne changera jamais. La deuxième, c’est de refuser. De dire : assez. Assez de mensonges. Assez de complicité. Assez d’impunité.
Parce que le vrai pouvoir, ce n’est pas entre les mains de Trump, Musk ou Lutnick. C’est entre les nôtres. C’est dans notre capacité à exiger la vérité. À refuser l’oubli. À dire que certaines choses ne sont pas négociables. Que certaines lignes ne doivent pas être franchies. Que certaines vérités ne doivent pas être étouffées.
Section 9 : Le silence des médias, complice ou impuissant ?
Pourquoi on en parle si peu ?
3 millions de pages. Des noms de milliardaires, de politiques, de célébrités. Des preuves écrites, des emails, des invitations. Pourtant, trois jours après la publication, les gros titres ont déjà changé. On parle d’autre chose. Comme si l’Amérique avait peur de regarder cette vérité en face.
Pourtant, les médias ont les preuves. Ils ont les noms. Ils ont les emails. Pourquoi ne creusent-ils pas ? Pourquoi ne posent-ils pas les questions qui fâchent ? Pourquoi se contentent-ils de relayer les déclarations de Lutnick, de Musk, de Trump, sans les challenger ? Est-ce par lâcheté ? Par complicité ? Par peur de perdre l’accès à ces puissants qui font les audiences ?
Je me souviens d’un éditorial que j’avais lu il y a des années : « Le rôle de la presse, ce n’est pas de donner la parole aux puissants. C’est de la leur arracher. » Aujourd’hui, en voyant comment les médias traitent cette affaire, je me demande : où est cette presse-là ? Où sont les journalistes qui posent les questions qui dérangent ? Qui creusent jusqu’à ce que la vérité éclate ? Qui refusent de se contenter des communiqués de presse et des déclarations préparées ? Parce que si les médias ne font pas leur travail, qui le fera ?
L’information, une marchandise comme une autre
Dans l’Amérique de 2026, l’information est devenue un produit. Un produit qu’on vend, qu’on achète, qu’on consomme. Et comme tout produit, elle doit être rentable. Alors on parle de ce qui fait l’audience. On parle de ce qui fait le buzz. On parle de ce qui ne dérange pas trop les annonceurs. On parle de ce qui ne risque pas de nous couper l’accès aux interviews exclusives.
Pendant ce temps, les vérités qui dérangent, les histoires qui font mal, les questions qui gênent, elles restent dans l’ombre. Parce que dans le monde des médias, comme dans le monde de la politique, il y a des lignes qu’on ne franchit pas. Des puissants qu’on ne contrarie pas. Des vérités qu’on préfère ne pas voir.
Section 10 : Et si on arrêtait de jouer leur jeu ?
Le pouvoir de la mémoire
Il y a une chose que les puissants comme Trump, Musk ou Lutnick ne peuvent pas contrôler : notre mémoire. Ils peuvent mentir, nier, détourner l’attention. Mais ils ne peuvent pas effacer ce qu’on a lu. Ils ne peuvent pas effacer les emails. Ils ne peuvent pas effacer les dîners sur l’île maudite. Ils ne peuvent pas effacer les victimes.
Alors peut-être que la seule façon de leur résister, c’est de refuser d’oublier. De continuer à poser les questions. De continuer à exiger des réponses. De continuer à dire leurs noms, à raconter leurs mensonges, à rappeler leurs complicités. Parce que tant qu’on se souviendra, ils ne pourront pas prétendre que rien ne s’est passé.
Je me souviens d’une phrase de Primo Levi : « La mémoire est un devoir. » Aujourd’hui, en voyant ces noms, ces emails, ces mensonges, je me dis que c’est ça, notre devoir. Se souvenir. Ne pas laisser tomber. Ne pas passer à autre chose. Parce que si on oublie, ils gagnent. Si on se tait, ils gagnent. Si on détourne le regard, ils gagnent. Et je refuse de leur donner cette victoire.
Le choix de la vérité
On peut choisir de fermer les yeux. De se dire que ça ne nous concerne pas. Que c’est trop compliqué, trop sombre, trop douloureux. Ou on peut choisir la vérité. Même quand elle fait mal. Même quand elle dérange. Même quand elle nous force à regarder en face ce qu’on préférerait ignorer.
Parce que la vérité, c’est tout ce qui nous reste. C’est le seul outil qu’on a contre l’impunité. Contre le mensonge. Contre l’oubli. Et si on la lâche, si on la trahit, si on la vend, alors on ne vaut pas mieux qu’eux.
Section 11 : Le moment de vérité
Ce qu’on fait maintenant
Les fichiers Epstein sont publics. Les noms sont là. Les preuves sont là. Maintenant, le choix nous appartient. On peut continuer à regarder ailleurs. On peut continuer à faire semblant de ne pas savoir. On peut continuer à laisser les puissants mentir, tricher, fermer les yeux.
Ou on peut dire : assez. Assez de complicité. Assez d’impunité. Assez de silence. On peut exiger des comptes. On peut refuser d’oublier. On peut choisir de se battre pour une Amérique où la vérité compte plus que le pouvoir. Où la justice s’applique à tous. Où les victimes ont une voix. Où les puissants ne sont pas au-dessus des lois.
Je ne sais pas ce qui va se passer maintenant. Je ne sais pas si Lutnick va démissionner. Je ne sais pas si Musk va enfin avouer. Je ne sais pas si Trump va lire ces fichiers et agir en conséquence. Mais je sais une chose : on ne peut plus faire semblant. On ne peut plus détourner le regard. On ne peut plus accepter que les puissants jouent avec le feu pendant que les victimes brûlent. Parce que si on le fait, alors on devient complices. Et ça, je refuse de l’être.
La dernière question
Alors, on fait quoi ?
On passe à autre chose ?
Ou on se bat ?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques politiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels du Département de la Justice américain, déclarations publiques de Donald Trump, Elon Musk, Howard Lutnick, rapports d’enquête du FBI et du DOJ, emails et documents judiciaires publiés le 3 février 2026.
Sources secondaires : articles de Newsweek, PBS News, Rolling Stone, Al Jazeera, CBS News, The National, datés du 1er au 4 février 2026.
Les données et citations citées proviennent des documents officiels publiés par le DOJ le 3 février 2026, ainsi que des réactions publiques des principaux acteurs impliqués.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Newsweek — Donald Trump Reacts to Elon Musk, Howard Lutnick Being in Epstein Files — 3 février 2026
PBS News — Epstein files reveal close ties to Trump’s influential inner circle — 3 février 2026
Rolling Stone — Trump, Musk, Lutnick Show Up in Latest Epstein Files Release — 30 janvier 2026
The National — Trump, Lutnick and Musk mentioned in newly released Epstein files — 31 janvier 2026
Al Jazeera — Bill Gates, Elon Musk, Howard Lutnick face new scrutiny over Epstein ties — 1er février 2026
Sources secondaires
CBS News — Bill Gates, Elon Musk among big names in Epstein files. Here’s what the latest documents show — 3 février 2026
PBS News — A list of powerful men named in the Epstein files, from Elon Musk to former Prince Andrew — 1er février 2026
CBS News — Massive trove of Epstein files released by DOJ, including 3 million documents and photos — 4 février 2026
Al Jazeera — US Department of Justice releases 3 million new Epstein files — 1er février 2026
NPR — What’s in the new batch of Epstein files — 3 février 2026
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