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ÉDITORIAL : Trump signe un budget de 1 200 milliards — Mais à quel prix pour l’Amérique ?
Crédit: Adobe Stock

Ceux qui sourirent

Commençons par les gagnants. Parce qu’il y en a, des gagnants. Beaucoup même. Les grands groupes d’armement, d’abord. Lockheed Martin, Raytheon, Northrop Grumman — tous ceux qui se gavant sur les contrats militaires. Avec ce budget, leurs actionnaires peuvent dormir sur leurs deux oreilles : les guerres, réelles ou potentielles, sont assurées pour les décennies à venir. 750 milliards pour la défense. Soit plus de la moitié du budget total. Soit assez pour nourrir, loger et soigner chaque Américain dans le besoin. Mais non. Parce que dans l’Amérique de Trump, on préfère les F-35 aux repas chauds.

Ensuite, il y a les milliardaires. Ceux qui, grâce aux baisses d’impôts massives incluses dans ce budget, vont pouvoir garder encore plus de leurs fortunes déjà indécentes. Pendant que les services publics sont étranglés, eux, ils respirent l’air rare des paradis fiscaux. Et puis, il y a les lobbies. Ceux de l’énergie, de la santé, de la finance — tous ceux qui ont écrit ce budget à coups de chèques et de dîners arrosés. Ils ont gagné. Encore. Toujours.

Je me souviens d’une phrase de Bernie Sanders, il y a quelques années : « Le budget est un document moral. » Un document moral. Regardez ce budget, et dites-moi ce qu’il dit de notre morale. Il dit que nous préférons les armes aux enfants. Qu’on préfère les profits aux gens. Qu’on préfère le court terme à l’avenir. Et le pire, c’est que nous avons élu ceux qui ont fait ce choix. Nous. Pas « eux ». Nous.

Ceux qu’on sacrifie

Et puis, il y a les perdants. Toujours les mêmes. Les enfants, d’abord. Ceux des écoles publiques, celles qui tombent en ruine, celles où les professeurs paient de leur poche pour acheter des crayons et des livres. Ce budget, c’est une condamnation à mort pour des milliers d’écoles. Moins de fonds, moins de professeurs, moins d’avenir. Mais qui s’en soucie ? Pas ceux qui envoient leurs enfants dans des écoles privées à 50 000 dollars par an.

Il y a les malades. Ceux qui dépendent de Medicare et Medicaid, ces programmes que Trump et les républicains rêvent d’étrangler depuis des années. Moins de soins, plus de dettes, plus de faillites personnelles. Parce que dans l’Amérique de 2026, si tu tombes malade, c’est de ta faute. Si tu ne peux pas payer, c’est que tu n’as pas assez travaillé. Si tu meurs, tant pis. Le budget est passé.

Il y a les travailleurs. Ceux dont les salaires stagnent depuis des décennies, ceux qui voient leurs retraites fondre comme neige au soleil, ceux qu’on traite de « fainéants » quand ils osent demander un salaire décent. Pour eux, pas de baisses d’impôts. Pas de bonus. Juste l’assurance que leurs enfants auront une vie encore plus précaire que la leur.

Et puis, il y a la planète. Parce que oui, ce budget, c’est aussi une déclaration de guerre contre l’environnement. Moins de fonds pour les énergies renouvelables, plus de subventions pour les énergies fossiles. Comme si le changement climatique était un canular, comme si les incendies, les ouragans, les sécheresses étaient des inventions de « gauchistes hystériques ». Pendant ce temps, les lobbies pétroliers se frottent les mains. Et la planète, elle, brûle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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