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OPINION : Clinton, Trump, nous le savions, nous le savions depuis des années, cette saleté du pouvoir que nous portons tous maintenant
Crédit: Adobe Stock

le film qui disait tout

rappelez-vous 1996. rappelez-vous l’atmosphère électrique de cette époque, alors que les états-unis étaient sous le charme de bill clinton. mais dans les ombres, on riait jaune. en 1998, le film « primary colors » est sorti, avec john travolta dans le rôle principal, mais l’histoire circulait bien avant. ce film n’était pas de la fiction. c’était une biographie non autorisée, une caricature à peine voilée de bill clinton et de son épouse hillary.

on voyait ce jack stanton, le personnage de travolta, charismatique, brillant, mais aussi libidineux, manipulateur, entouré d’une équipe prête à tout pour cerner les scandales sexuels. ce film nous montrait la machine du pouvoir à l’œuvre, prête à broyer des vies pour maintenir l’illusion. nous avons ri. nous avons dit quel bon acteur travolta faisait. mais au fond, nous savions que c’était la réalité. le film dépeignait un homme pour qui les femmes n’étaient que des objets de consommation, un thème central de la tragédie clinton.

la fiction qui devance le réel

ce qui est terrifiant aujourd’hui, c’est de revoir ce film avec le recul. ce n’était pas une simple satire. c’était un documentaire anticipé. les scènes où le candidat s’effondre sous le poids de ses mensonges résonnent aujourd’hui comme une prémonition glaçante. « primary colors » nous avait tout dit sur la vacuité morale de clinton. nous avions les clés sous les yeux. nous avons choisi de les ignorer. nous avons préféré la stabilité apparente à la vérité brutale. nous avons accepté que le chef de l’état libre monde soit un prédateur, tant que l’économie allait bien.

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