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OPINION : La Trahison de Trump et Clinton
Crédit: Adobe Stock

Clinton et la douceur du mensonge

Bill Clinton est un maître dans l’art de la communication. Il a su, pendant des décennies, endormir la vigilance du public. Son talent n’était pas de servir, mais de faire croire qu’il servait. En utilisant sa fondation, ses discours humanitaires et son aura d’ancien président bienveillant, il a bâti un bouclier réputationnel quasi impénétrable. Pourtant, derrière cette façade de bienveillance, se cachait une utilisation cynique de son statut. Ses fréquentations douteuses, ses séjours sur des îles inaccessibles au commun des mortels, ne sont pas des anecdotess. Ils sont des indices.

Ils révèlent un homme qui estime que les règles morales ne s’appliquent pas à lui car il « comprend » le monde mieux que les autres. C’est une forme d’intelligence supérieure, certes, mais au service d’une vacuité morale abyssale. Clinton n’est pas un idiot. Il sait exactement quelles conséquences ont ses actes sur les victimes, sur la crédibilité de son pays, sur la foi des citoyens. Il s’en fiche. C’est là que réside l’horreur. Ce n’est pas de la maladresse, c’est du mépris pur.

Trump et la violence de l’évidence

Avec Donald Trump, le mépris est affiché, crié, tweeté. Il n’a jamais cherché à cacher son opinion selon laquelle l’argent est le seul critère de valeur. Son implication dans le scandale qui nous occupe ne surprend personne. Pour lui, les autres sont des objets. Des concurrents à écraser ou des utilitaires à consommer. Sa présence aux côtés de figures sombres de la finance mondiale n’est pas une anomalie, c’est une cohérence absolue avec son parcours de vie.

Ce qui me révolte avec Trump, c’est cette absence totale de pudeur. Il ne s’excuse pas, il nie, il attaque. C’est la stratégie du tyran. Et le pire, c’est que cela a fonctionné pendant trop longtemps. Nous avons normalisé l’anormalité.

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