Skip to content
ANALYSE : 800 000 corps en deux ans, le prix macabre que Poutine est prêt à payer pour l’est de l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Ce que Zelenskyy décrit, c’est la résurgence d’une doctrine militaire que l’on croyait enterrée avec l’Union soviétique. Le rouleau compresseur. Accepter des pertes massives, des ratios de morts défavorables, des hécatombes tactiques, pourvu que l’objectif soit atteint. La quantité contre la qualité. Les corps contre la technologie. Le sacrifice contre la stratégie.

Les forces ukrainiennes infligent des pertes catastrophiques aux assaillants. Les estimations occidentales concordent. Pour chaque soldat ukrainien tombé au combat, la Russie en perd trois, quatre, parfois cinq. Mais Poutine a fait le calcul. Il a 140 millions de citoyens. L’Ukraine en a 37 millions, dont des millions ont fui. Dans une guerre d’attrition pure, les mathématiques jouent contre Kiev.

Sauf que cette logique ignore une variable fondamentale. La volonté de combattre. Les Ukrainiens défendent leur terre, leurs familles, leur existence même. Les soldats russes, eux, meurent pour une guerre qu’ils ne comprennent pas, dans un pays qu’ils ne haïssent pas, pour un homme qu’ils craignent mais ne vénèrent plus.

On me dira que je simplifie. Que la réalité du terrain est plus complexe. Peut-être. Mais quand un dirigeant accepte de sacrifier 400 000 hommes supplémentaires pour conquérir une région qu’il prétend déjà russe, ce n’est plus de la complexité. C’est de la folie meurtrière habillée en objectif stratégique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu