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ANALYSE : Les fichiers Epstein révèlent l’infiltration du Kremlin en Europe — quand la corruption devient une arme de guerre
Crédit: Adobe Stock

Un lobbying incessant pour la Russie

Pendant des années, Jagland a été le principal avocat de la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe. Après l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie a été suspendue de ses droits de vote. Moscou a riposté en gelant ses contributions financières. Jagland, alors secrétaire général du Conseil de l’Europe, a tout fait pour que la Russie retrouve sa place. Il a bloqué les initiatives ukrainiennes visant à compenser les contributions russes. Il a minimisé les violations des droits de l’homme en Crimée. Il a ignoré les rapports sur la répression des Tatars de Crimée, les disparitions forcées, la militarisation de la péninsule.

En 2019, sous sa pression, le Conseil de l’Europe a réintégré la Russie sans condition. Sept délégations ont quitté la salle en signe de protestation. Parmi elles, celle de l’Ukraine, dirigée par Volodymyr Ariev, qui a qualifié Jagland de « conduit de l’influence russe« . Aujourd’hui, les fichiers Epstein donnent un poids nouveau à ces accusations.


Ce qui me frappe dans l’histoire de Jagland, c’est l’audace du Kremlin. Pendant des années, Poutine et ses hommes ont manipulé les institutions européennes comme des marionnettes. Et ils l’ont fait en plein jour, sous nos yeux, sans que personne ne réagisse vraiment. Jagland n’est pas un espion classique. C’est bien pire : c’est un homme qui, pendant des décennies, a occupé des postes clés — Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, secrétaire général du Conseil de l’Europe — tout en servant, consciemment ou non, les intérêts du Kremlin. Et le plus terrifiant, c’est que ce n’est probablement que la partie émergée de l’iceberg.

Le rôle clé dans la légitimation de la guerre

En 2018, Jagland a déclaré que la guerre en Ukraine ne justifiait pas l’exclusion de la Russie du Conseil de l’Europe. Une position qui a choqué les pays baltes, la Pologne, et surtout l’Ukraine. Pourtant, il a persisté. Pourquoi ? Les fichiers Epstein pourraient bien contenir la réponse. Dans un échange de 2016, Jagland écrit à Epstein : « Si Trump gagne aux États-Unis, je m’installerai sur ton île. » L’île en question ? Le domaine privé d’Epstein dans les Caraïbes, où, selon les procureurs américains, il a traffiqué des mineurs.

Ces échanges montrent un niveau de complicité troublant. Jagland n’était pas un simple contact. Il était un relais, un facilitateur, un homme prêt à utiliser son influence pour ouvrir des portes au Kremlin. Et aujourd’hui, alors que l’Europe tente de résister à l’aggression russe, ces révélations jettent une ombre sur la crédibilité même des institutions européennes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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